Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 10

 

  Index      Manuals     Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017)

 

Search            copyright infringement  

 

   

 

   

 

Content      ..     8      9      10      11     ..

 

 

 

Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 10

 

 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC)

 

275 

9.21 

LARVICIDES BACTÉRIENS EN CONCENTRÉ FLUIDIFIABLE (SC) 

Note pour la préparation des projets de spécifications. Ne pas omettre de clauses ou 
insérer des clauses supplémentaires, ni insérer de limites qui soient plus permissives que 
celles données dans les lignes directrices, sans fournir de justification. À partir des 
« Notes »  fournies à la fin de ces lignes directrices, intégrer seulement celles qui sont 
applicables à la spécification particulière. 

 

…… [Genre, espèce, sous-espèce et souche de la bactérie]  

CONCENTRÉ FLUIDIFIABLE 

[numéro CIPAC]/SC (mois & année de publication) 

 

9.21.1  Description (Note 1) 

Le produit  se compose d’une suspension de fines particules de …… [

Genre, 

espèce, sous-espèce

 et souche de la bactérie, Note 2] technique, conforme aux 

exigences  de la spécification de  l’OMS  ……,  dans une  phase  aqueuse 
conjointement avec des agents de formulation appropriés. La formulation doit être 
…… en couleur.  Après  agitation,  Le produit  doit être homogène  (Note  3)  et 
convenir pour une dilution ultérieure dans l’eau.  

 

9.21.2  Principe actif (Note 4) 

9.21.2.1 

Identité

 

Le principe actif doit répondre à un test d'identité et, lorsqu’il demeure 
un doute sur l'identité, il doit répondre à au moins un test 
supplémentaire.  

9.21.2.2 

Teneur en principe actif (activité biologique)

 

La teneur en …… [

Genre, espèce, sous-espèce

  et souche de la 

bactérie] doit être déclarée en Unités Toxiques Internationales 
(UTI/mg produit), et une fois déterminée par la méthode décrite dans 
la Note 5, l’activité biologique moyenne ne doit pas être inférieure à 
90 pour cent de la teneur minimale déclarée.  

 

9.21.3 Impuretés pertinentes et contaminants 

9.21.3.1 

Contaminants microbiens

 

 

 

(Note 6). 

9.21.3.2 

Impuretés chimiques

 

Le produit doit être exempt de bêta-exotoxine lorsqu’il est soumis à 
l’essai de toxicité sur les larves de mouches (Notes 7 et 8) ou à une 
méthode CLHP équivalente.  

 

 

 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC)

 

 

276 

9.21.4  Propriétés physiques 

9.21.4.1 

Intervalle de pH 

(CIPAC MT 75.3), le cas échéant 

Intervalle de pH …… à …… 

9.21.4.2 

Mousse persistante

 (CIPAC MT 47.3) 

Maximum: …… ml après une minute. 

9.21.4.3 

Test du tamis humide

 (CIPAC MT 185) 

Maximum: ……% de la  formulation  doit être retenu sur un tamis 
d’essai de ...... µm. 

9.21.4.4 

Spontanéité de la dispersion 

(CIPAC MT 160) 

Un minimum de ……% du produit doit être en suspension après 5 
minutes dans de l’eau-étalon D CIPAC à 30 ± 2 

ο

C (Note 9). 

9.21.4.5 

Suspensibilité

 (CIPAC MT 184) (Note 10) 

Un minimum de ……% du produit doit être en suspension après 30 
mn dans de l’eau-étalon D CIPAC à 30 ± 2 

ο

C (Note 9). 

9.21.4.6 

Faculté d’écoulement

 (CIPAC MT 148.1) 

« Résidu » maximum: …… %. 

 

9.21.5  Stabilité au stockage 

9.21.5.1 

Stabilité à température élevée

 

(Méthode à élaborer – Note 11.) 

________________________ 

Note 1    En plus des caractéristiques décrites dans la clause, l’odeur et le goût peuvent également 

être des critères importants d’acceptabilité du produit lorsque le produit est destiné à être 
appliqué dans l’approvisionnement d’eau potable. Il n’y a pas de tests objectifs ou 
concordants pour déterminer l’acceptabilité de ces caractéristiques. Si l’odeur et le goût 
doivent être vérifiés, il est recommandé que, à cet effet, le produit soit dilué au taux le 
plus élevé d’utilisation. 

Note 2    L’organisme unique axénique (« pur ») avec toutes les composantes biologiques 

pertinentes qui lui sont associées, par ex. les toxines, les parties cellulaires et les spores. 
La description doit inclure des informations sur toute modification génétique de la souche 
utilisée. 

Note 3 

Veuillez, préalablement à l’échantillonnage, afin d’assurer la qualité de la formulation, le 
conteneur commercial doit être inspecté avec soin. Au repos, les concentrés fluidifiables 
développent généralement un gradient de concentration du haut en bas du conteneur. 
Cela peut même entraîner l’apparition d’un liquide clair sur le dessus et/ou d’un sédiment 
au fond. Par conséquent, avant l’échantillonnage, la formulation doit être homogénéisée 
conformément aux instructions données par le fabricant ou, en l’absence de ces 
instructions, en secouant le récipient commercial (par exemple en renversant plusieurs 
fois le récipient). Les grands conteneurs peuvent être ouverts et remués de manière 
adéquate. Après cette procédure, le récipient ne doit pas contenir de couche collante de 
matière non dispersée au fond. Une méthode simple  et appropriée pour vérifier la 
présence d’une couche adhésive non dispersée (« tourteau ») consiste à sonder avec 
une baguette en verre ou tout autre appareil similaire adapté à la taille et la forme du 
conteneur. Tous les essais physiques et chimiques doivent être effectués sur un 
échantillon prélevé après la procédure d’homogénéisation recommandée. 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC), suite 

277 

Note 4 

Des informations doivent être fournies sur la source et les caractéristiques d’identification 
du  matériel de référence pouvant être obtenues  auprès d’une institution reconnue au 
plan international.  

Note 5 

Détermination de l’activité biologique (toxicité) du 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

 et des produits 

B. sphaericus

 

Principes 

L’activité biologique est testée en comparant la mortalité des larves de moustiques 

produite par le produit soumis à l’essai à la mortalité produite par l’étalon de référence 
correspondante. L’activité biologique est mesurée en Unités toxiques internationales 
(UTI) par mg de produit. 

Actuellement il y a deux poudres de référence internationalement reconnues qui 

permettent de déterminer l’activité biologique à l’aide de titrages biologiques des 
préparations bactériennes sur les larves de moustiques, lorsqu’elles sont utilisées en 
conjonction avec les méthodes décrites ci-dessous. 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis 

(

Bti

) est comparée à celle d’une poudre de référence lyophilisée (IPS82, 

souche 1884) de cette espèce bactérienne, en utilisant des larves de 

Aedes aegypti

 

(souche Bora Bora) au début du quatrième stade. La toxicité de IPS82 a une toxicité 
attribuée arbitrairement de 15 000 UTI/mg de poudre contre cette souche d’insectes. 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus sphaericus

  (

Bsph

) est 

déterminée par rapport à une poudre de référence lyophilisée (SPH88, souche 2362) de 
cette espèce bactérienne en utilisant des larves de 

Culex pipiens

 

pipiens

  (souche 

Montpellier) au début du quatrième stade. La toxicité de SPH88 a une toxicité attribuée 
arbitrairement de 1 700 ITU/mg de poudre contre cette souche d’insectes.  

La toxicité de toutes les préparations bactériennes basées sur les 

Bti

 ou 

Bsph

 peut 

être déterminée par rapport aux poudres étalons ci-dessus. La toxicité (UTI/mg) des 
produits testés est déterminée selon la formule suivante: 

titre (ITU/mg) du produit testé = titre standard (ITU/mg) x CL

50

 (mg/l) standard   

 

 

CL

50

 (mg/l) inconnue "X" 

L’utilisation de poudres larvicides bactériennes de référence alternatives et/ou de 

souches alternatives de moustiques dans ce test doit être abordée avec prudence car il 
est inévitable qu’il en sera obtenu des résultats différents. Ces alternatives doivent être 
soumises à un étalonnage croisé soigné par rapport aux poudres et/ou souches de 
référence identifiées ci-dessus. Dans l’idéal, cet étalonnage croisé doit être mené par un 
groupe de laboratoires experts indépendants. Les poudres/souches, et les données de 
l’étalonnage croisé qui les appuieront, doivent être mises à la disposition de quiconque 
souhaite utiliser, ou vérifier, le test avec les poudres/souches alternatives. 

 

Méthode 

 

Appareils et réactifs 

 

homogénéisateur à entraînement supérieur ou agitateur 

 

Bain de glace (conteneur de glace pilée). 

 

Balance analytique (précise à ± 0.1 mg). 

 

Balance à plateau supérieur (précise à ± 10 mg), de préférence avec fonction de tare. 

 

Eau désionisée. 

 

Agent de mouillage (par ex. Tween 80). 

 

Verre borosilicaté ou béchers en plastiques de 200 ml. 

 

Bouteille en verre transparent de 500 ml à large ouverture et bouchon à vis.  

 

Bouteilles en verre transparent de 100 ml à bouchon à vis. 

 

Micropipette. 

 

Pipette de 10 ml. 

 

Tubes en plastique de 12 ml avec bouchons ou capuchons. 

 

Gobelets en plastique ou en papier ciré de 200 ml.

 

(i) Préparation des suspensions étalons de référence pour l’étalonnage du titrage 
biologique 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC)

 

 

278 

 

 

Avant de préparer la suspension, vérifier que l’agitation/mélange du mélange agent 

mouillant/eau, décrit dans le paragraphe suivant, n’entraîne pas la formation de mousse. 
Si c’est le cas, diluer (par ex. 1:10) l’agent mouillant avant utilisation.  

Peser avec précision environ 50 mg (à 0,1 mg près) de la poudre étalon de 

référence et la transférer dans un bécher de 200 ml avec 100 ml d’eau désionisée (elle 
peut être transférée directement dans la bouteille de 500 ml si l’ouverture est assez large 
pour accepter la tête de l’agitateur/mélangeur). Laisser le mélange reposer 30 mn et 
ajouter une petite goutte (environ 0,2 mg) d’agent mouillant. Placer le bécher dans le 
bain de glace et agiter ou mélanger le mélange  pendant deux minutes. Vérifier 
visuellement la présence éventuelle de grosses particules restantes et reprendre 
l’agitation ou le mélange s’il y en a. Peser ou tarer la bouteille de 500 ml et y transférer 
la suspension/solution, rincer soigneusement et minutieusement le bécher et 
l’agitateur/mélangeur.  Ajouter encore de l’eau désionisée pour parvenir à un poids du 
contenu de 500 g (500 ml), fermer la bouteille et secouer vigoureusement pour mélanger 
le contenu. Confirmer, par examen microscopique d’une petite aliquote, qu’il ne demeure 
aucun agrégat de spores et de cristaux. S’il y en a encore, le contenu doit de nouveau 
être agité/mélangé dans le bain de glace. Cette suspension/solution primaire contient 1 
mg/10 ml et doit être secouée vigoureusement immédiatement avant d’enlever les 
aliquotes. 

 

 

Transférer 10 ml d’aliquotes de la solution/suspension primaire dans des tubes 

propres de 12 ml qui sont bouché/fermés immédiatement. En transférant un certain 
nombre d’aliquotes, bouchonner et secouer la suspension/solution primaire à des 
intervalles n’excédant pas trois minutes car les spores et les cristaux se sédimentent 
rapidement dans l’eau. Les aliquotes peuvent être stockées pendant un mois à 4 °C et 
pendant  deux ans dans un congélateur à -18 °C. Chacune contient 1 mg de poudre 
étalon. 

Pour préparer une « solution mère », peser ou tarer une bouteille de 100 ml. 

Transférer une des aliquotes de 10 ml dans la bouteille de 100 ml, rincer soigneusement 
au moins deux fois avec de l’eau désionisée, et remplir jusqu’à un total de 100 g. Secouer 
le mélanger vigoureusement (ou utiliser le mélangeur) pour produire une suspension 
homogène. Les aliquotes congelées doivent être homogénéisées soigneusement avant 
utilisation car les particules s’agglomèrent durant la congélation. La « solution mère » 
contient 10 mg/l.

 

 

 

À partir de la « solution mère », les dilutions suivantes sont préparées directement 

dans des gobelets en plastique remplis (en pesant) avec 150 ml d’eau désionisée. Dans 
chaque gobelet, 25 larves au début du stade L4 de 

Aedes aegypti 

ou de 

Culex pipiens

 

(en fonction des espèces bactériennes à tester: 

Aedes

 pour 

Bti 

et larves de 

Culex

 pour 

B. sphaericus

) sont ajoutées d’abord au moyen d’une pipette Pasteur, avant l’ajout des 

suspensions bactériennes. Le volume d’eau ajouté avec les larves est enlevé du gobelet 
(en pesant) et jeté, pour éviter de modifier le volume dans le gobelet. À  l’aide de 
micropipettes, 600 µl, 450 µl, 300 µl, 150 µl, 120 µl et 75 µl de « solution mère » sont 
ajoutés dans des gobelets distincts et les solutions mélangées pour produire des 
concentrations finales de 0,04, 0,03, 0,02, 0,01, 0,008 et 0,005 mg/l, respectivement, de 
la poudre étalon de référence. Quatre gobelets identiques sont utilisés pour chaque 
concentration et un comme témoin, qui contient seulement 150 ml d’eau désionisée. 

 

(ii) Préparation des suspensions du produit à tester 

 

 

Pour le titrage biologique des préparations de produits secs (TK, WP, WG, WT) de 

toxicité inconnue, un homogénat initial est fait de la même manière que celle décrite pour 
la poudre étalon de référence ci-dessus sauf que les déterminations répétées doivent 
être faites sur des dilutions préparées en pesant des portions d’essai séparées du 
produit. Ce sont donc quatre suspensions/solutions primaires répétées qui doivent être 
préparées. Pour le dosage d’une formulation liquide (SC), après une bonne agitation, 
100 mg sont pesés au lieu de 50 mg (la « solution mère » correspondant alors à 20 mg/l). 
Les gobelets et les larves sont préparés comme décrit ci-dessus  et des dilutions 
comparables sont préparées en ce qui concerne la norme de référence. 

 

 

Pour les produits à la toxicité inconnue, effectuer des titrages biologiques de 

détermination de la gamme, à l’aide d’une large gamme de concentrations du produit à 
l’essai pour déterminer sa toxicité approximative. Les résultats sont ensuite utilisés pour 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC), suite 

279 

déterminer une plage plus étroite de concentrations pour  un titrage biologique plus 
précis.

 

 

(iii) Détermination de la toxicité 

 

 

Aucune nourriture n’est ajoutée pour les larve de 

Aedes

. Pour le titrage biologique 

des 

Culex

, un extrait de levure finement moulue (1,5 mg) est ajouté à l’eau et mélangé 

pour produire une concentration de 10 mg/l. Tous les tests doivent être menés à 28 ± 2 
°C, avec un cycle 12 heures de lumière/12 heures d’obscurité. Pour éviter les effets 
néfastes de l’évaporation de l’eau en cas de faible humidité, l’humidité relative doit être 
maintenue à 50 ± 15%, si possible. 

 

 

Chaque série de de titrages biologiques doit de préférence impliquer 6 

concentrations x 4 répliques x 25 larves pour l’étalon de référence et l’inconnu et 100 
larves pour le témoin. Le but est d’identifier une gamme de concentrations qui donnent 
une mortalité entre 5 et 95% (car 100 larves sont utilisées). Les données donnant 0 ou 
100%  de mortalité sont ignorées pour le calcul de la CL

50

. Pour préparer une courbe 

dose-réponse valide, seules les concentrations donnant des valeurs entre 95% et 5% de 
mortalité doivent être utilisées. Au moins deux points de dilution doivent être supérieurs 
à la  CL

50

  et deux inférieurs, pour garantir la validité de la valeur. La sensibilité de la 

colonie d’insectes peut exiger qu’une série de six dilutions légèrement différentes soit 
utilisée. 

 

 

La mortalité est déterminée à 24 et 48 h en comptant le nombre de larves vivantes 

restantes. En cas de nymphose, les pupes doivent être enlevées et leur nombre exclu 
du calcul. Si plus de cinq pour cent des larves se nymphosent, le test est invalidé car les 
larves n’ingèrent rien avant la nymphaison et trop de larves ont survécu uniquement 
parce qu’elles étaient trop âgées. Du fait de l’action destructrice très rapide du 

Bti,

 il n’y 

a généralement pas de différence entre la mortalité à 24 heures et à 48 heures. Dans ce 
cas, le compte à 48 heures confirme la lecture à 24 heures et offre une vérification de 
l’influence possible de facteurs autres que les composantes du 

Bti

. La mortalité est 

enregistrée à 48 h pour les préparations du 

Bsph

, en raison de son taux d’action plus 

lent. 

 

 

Si la mortalité du groupe témoin dépasse 5%, les mortalités des groupes traités 

doivent être traitées selon la formule d’Abbott [Abbott, W. S. (1925). Méthode pour 
calculer l’efficacité d’un insecticide. 

Journal of Economic Entomology

18

, 265-267]: 

 

 

X – Y 

pourcentage (%) témoin 

———— 

 

 

X x 100 

 

où 

X  =  % de survie dans l’échantillon témoin, 

 

Y  =  % de survie dans l’échantillon traité. 

Les tests avec une mortalité de l’échantillon témoin supérieure à 10%, ou une 

nymphaison supérieure à 5%, doivent être écartés. Des lignes de régression mortalité-
concentration peuvent être dessinées sur du papier gausso-logarithmique mais c’est 
plutôt subjectif. Il est préférable d’utiliser un programme statistique, comme SAS, qui 
intègre une analyse Log Probit. Avec un tel programme statistique, la formule d’Abbott 
n’est pas nécessaire car la correction est effectuée automatiquement par le programme. 
La toxicité d’une préparation inconnue est déterminée par l’estimation et la comparaison 
des CL

50

 du produit testé et des préparations étalons de référence, à l’aide des formules 

décrites ci-dessus. La toxicité des préparations 

Bti

 est définie par le compte à 24 h après 

le début du test, tandis que la toxicité du 

Bsph

  est définie par le compte après 48 h 

d’exposition larvaire.  

 

 

Pour une précision accrue, les titrages biologiques doivent être répétés sur au 

moins trois jours différents, en même temps que le titrage de l’étalon de référence, et 
l’écart type des moyennes être calculé. Une série de tests est valide si l’écart type relatif 
(ETR ou coefficient de variation, CV) est inférieur à 25 pour cent. 

 

(iv) Production des larves des tests 

 

 

Les larves L4 sont représentatives de la sensibilité totale de la population cible et 

pratiques à gérer. Il est très important d’utiliser une population homogène du début du 

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC)

 

 

280 

quatrième stade, qui est obtenue dans les cinq jours suivant l’éclosion en utilisant les 
méthodes d’élevage normalisées. 

 

 

Pour les 

Aedes

 

aegypti, 

les œufs sont pondus dans un gobelet recouvert d’un 

papier filtre et rempli au tiers d’eau désionisée. Le papier est séché à température 
ambiante et conservé plusieurs mois en le stockant dans un sac plastique scellé à 
température ambiante. Lorsque des larves sont nécessaires, le papier est immergé dans 
de l’eau déchlorée. Pour synchroniser l’éclosion, ajouter l’alimentation des larves dans 
l’eau 24 heures avant d’ajouter les œufs. La croissance bactériologique va désoxygéner 
l’eau et déclencher l’éclosion des œufs. Cela pousse généralement le premier stade 
larvaire à éclore dans les 12 heures. Ces larves sont ensuite transférées dans un 
conteneur (25 x 25 cm de profondeur) contenant 2 litres d’eau déchlorée pour obtenir 
une population de 500 à 700 larves  par  conteneur. L’alimentation des larves peut 
consister en des flacons de protéines comme ceux utilisés pour les poissons d’aquarium, 
ou des biscuits pour chat en poudre, et les conteneurs sont conservés à 25 ± 2° C. Il est 
important que la quantité d’aliments reste faible pour éviter une forte croissance 
bactérienne qui tue les larves. Plusieurs séances d’alimentation à un ou deux jours 
d’intervalle et une observation quotidienne est ce qu’il y a de mieux. Si l’eau devient 
trouble, remplacer toute l’eau en filtrant les larves et en les transférant dans un récipient 
propre avec de l’eau propre et de l’alimentation. Cinq à sept jours plus tard, on devrait 
obtenir une population homogène au début du quatrième stade larvaire (âgés de 5 jours 
et longs de 4 à 5 mm). 

 

 

Pour les larves de 

Culex pipiens pipiens

, il est plus difficile d’obtenir une population 

homogène du quatrième stade larvaire. Tout d’abord, un grand nombre de radeaux 
d’œufs doivent être pondus et collectés le même jour. Ils peuvent être stockés à 15-18 
°C  afin d’accumuler plus d’œufs pour l’éclosion. Les premiers stades larvaires sont 
fragiles et ne doivent donc pas être manipulés. Le développement vers le deuxième 
stade larvaire prend généralement 3 à 4 jours à 25 ±  2° C après la ponte des œufs. 
Lorsqu’ils sont prêts, les deuxièmes stades larvaires sont regroupés dans un bac avec 
trois litres d’eau déchlorée de 4 à 6 cm de profondeur –  800 à 1 000 larves par bac. 
L’alimentation (extrait de levure et biscuits pour chiens ou chats) est fournie selon les 
besoins. Les quatrièmes stades larvaires précoces convenant aux tests sont 
généralement obtenus au bout de sept jours, même si parfois il faut huit ou neuf jours.  

Note 6 

Les teneurs maximales acceptables de contaminants microbiens n’ont pas encore été 
déterminées. 

Note 7 

Essai de toxicité sur les larves de mouches: Bond R. P. M., 

et al

.  The thermostable 

exotoxin of 

Bacillus thuringiensis

. In: Burges H. D. et Hussey N. W., eds. Microbial control 

of insects and mites. Academic Press, London, 1971.  

Note 8 

Aucun test n’est requis si le fabricant a montré que la souche de 

Bacillus thuringiensis 

n’est pas capable de produire de bêta exotoxine. Aucun test n’est requis pour les 

Bacillus 

sphaericus

, car cette espèce n’est pas connue pour produire des exotoxines. 

Note 9 

À moins que d’autres températures et/ou durées soient spécifiées. 

Note 10  Le titrage biologique est la seule méthode entièrement fiable pour mesurer la masse 

d’ingrédient actif encore en suspension. Toutefois des méthodes plus simples comme la 
détermination gravimétrique et l’extraction par solvant peuvent être utilisées de façon 
régulière sous réserve que ces méthodes aient prouvé qu’elles donnaient des résultats 
égaux à ceux de la méthode du titrage biologique. En cas de litige, la méthode du titrage 
biologique sera la méthode d’arbitrage. 

Note 11  Les larvicides microbiens doivent être entreposés à des températures fraîches mais des 

tests accélérés de stabilité au stockage seraient extrêmement utiles pour des contrôles 
rapides de la stabilité au stockage des produits. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode 
normalisée. En l’absence de test accéléré de la stabilité au stockage, il est recommandé 
que les normes minimales suivantes soient respectées:  

a)  pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés à 5 ºC pendant 2 ans; et  

b)   pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés entre 20 et 25 ºC pendant 1 an.  

9.21 

Larvicides bactériens en concentré fluidifiable (SC), suite 

281 

Ces tests de la stabilité au stockage doivent être effectués à l’aide d’échantillons de 

produits représentatifs et l’activité biologique doit être évaluée à l’aide des méthodes 
d’essai décrites dans la Note 4. 

Les résultats du test de l’activité biologique peuvent varier jusqu’à ± 25% de la moyenne 
et cela doit être pris en compte en déterminant la perte d’activité. Si les données des 
tests sur un et deux ans ne sont pas disponibles au moment de la rédaction d’une 
spécification, une estimation de la stabilité au stockage peut être acceptable, en 
attendant la fin des tests.

 

Annexe A 

282 

LISTE DE CONTRÔLE POUR LA SOUMISSION DE DEMANDES D’ÉLABORATION 
DE SPÉCIFICATIONS FAO ET OU OMS 

 

La FAO et l’OMS accueillent la soumission de demandes d’élaboration de spécifications de 
pesticides ou d’extension de spécifications FAO et ou OMS à des produits d’autres fabricants. 
Une demande formelle imprimée sur papier (avec une copie électronique sur CD) doit etre 
soumise. Les exigences en ce qui concerne l’ensemble de données, telles qu’elles sont 
précisées dans le Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les 
pesticides et ses amendements (disponibles sur 

http://www.OMS.int/WHOPES/quality/en/

doivent être strictement suivies.  
 
Une lettre de motivation est obligatoire et doit inclure les informations suivantes: 
 

  Le nom, l’adresse et le point de contact du ou des auteur(s) de la proposition de 

spécification. 

  Une déclaration si la demande a pour fin l’élaboration d’une nouvelle spécification ou 

pour fin l’extension d’une spécification existante. Dans le premier cas, préciser si la 
proposition est pour les spécifications conjointes FAO/OMS ou uniquement pour les 
spécifications de l’OMS. Pour l’extension des spécifications existantes, la source du 
TC/TK, en tant que source unique, doit être déclarée. Dans le cas des spécifications 
de l’OMS, le cas échéant, confirmez que la formulation et le processus de fabrication 
sont les mêmes que ceux employés pour le produit évalué par le WHOPES en ce qui 
concerne l’efficacité. 

  Confirmez que la production actuelle se conforme aux limites identifiées dans les 

spécifications en ce qui concerne la teneur du principe actif. Limites maximales de 
fabrication d’impuretés. 

  Toute autre information qui peut faciliter l’examen et l’évaluation de la demande. 

Joindre: 

  Le formulaire électronique de saisie des données de l’auteur de la proposition rempli 

(disponible sur 

http://www.OMS.int/WHOPES/quality/en/

) et des spécifications dans le 

« format normalisé » en fichier Word (

pas

 PDF). Voir également la liste de contrôle 

jointe. 

  Les rapports d’étude originaux des propriétés physiques et chimiques du principe actif.  

  Les rapports d’étude à l’appui de chacun des critères (paramètre) des spécifications 

pour un produit formulé.  

  La méthode d’essai validée pour la mesure des paramètres d’une nouvelle 

spécification lorsque les spécifications des directives FAO/OMS n’existent pas. 

  Une lettre d’autorisation octroyée à l’OMS et un organe en charge des inscriptions 

pour l’accès aux données nationales d’homologation pour la comparaison de données 
confidentielles (processus de fabrication et profil de pureté/impureté).  

  Une brève description avec les données/informations nécessaires sur les systèmes de 

contrôle et d’assurance qualité internes des fabricants. 

 
La liste de contrôle suivante sert à faciliter le rassemblement de l’ensemble des données. En 
cas de doute ou de questions, veuillez vous référer aux sections pertinentes du Manuel sur 
l’élaboration et l’utilisation des spécifications de la FAO et de l’OMS pour les pesticides et à 
ses amendements. Veuillez fournir une copie de la liste de contrôle avec votre demande et 
vérifiez (

) les informations/documents qui sont inclus dans votre soumission.  

 

 

 

Annexe A (suite) 

283 

A. 

DONNÉES REQUISES 

POUR LES MATIĖRES ACTIVES DE QUALITÉ TECHNIQUE 

ET PURES (TC/TK) 

O = données requises; (O) = besoins conditionnels de données; et N = non nécessaire 

C

h

ap

it

re 3,

 

 M

a

nue

Besoins 

P

our

 spéci

fi

ca

ti

on

 

de r

éf

é

rence

 

P

o

u

r éq

u

iv

al

en

ce 

(ext

en

s

io

n

 d

es 

sp

éci

fi

cat

io

n

s

 

 d

’u

n

 T

C

 o

u

 T

K

Vérifiez 

(

) si 

inclus 

dans la 

soumis

sion 

A.1 

Identité de la matière active 

(information uniquement)

 

Nom commun ISO anglais (E-ISO) et statut 

Tout autre nom commun ou synonyme. 

Nom chimique (UICPA et CA). 

N° CAS (pour chaque isomère ou le mélange 
d’isomères, le cas échéant). 

N° CIPAC 

Formule(s) 

structurelle(s)(dont la 

stéréochimie des isomères actifs). 

Composition isomérique, le cas échéant. 

Formules moléculaires. 

Masse moléculaire relative. 

A.2 

Propriétés physiques et chimiques de la matière active 

(études et  points 

extrêmes), active pure

 

Entrée (études et point extrême), active pure 

Point de fusion 

(O) 

Température de décomposition 

(O) 

Pression de vapeur 

(O) 

Solubilité dans l’eau 

(O) 

Coefficient de partage octanol:eau 

(O) 

Caractéristiques de dissociation, le  cas 
échéant 

(O) 

Hydrolyse, photolyse 

et autres 

caractéristiques de dégradation 

(O) 

Point de fusion du TC (matières actives qui 
sont solides au-dessus de 

0 ˚C). 

(O) 

Études et données de la solubilité dans les 
solvants organiques à température ambiante 
pour la matière active de qualité technique et 
pure. 

(O) 

Annexe A 

284 

C

h

ap

it

re

 3,

 

 M

a

nue

Besoins 

P

our

 spéci

fi

ca

ti

on

 de 

réf

ér

ence

 

P

o

u

r éq

u

iv

al

en

ce 

(e

x

te

n

s

io

n

 d

es 

sp

éci

fi

cat

io

n

s

 

 d

’u

n

 T

C

 o

u

 T

K

Vérifiez 

(

) si 

inclus 

dans la 

soumis

sion 

A.3 

Aperçu de la voie de fabrication 

A.4 

Teneur minimale du principe actif. 

A.5 

Limites maximales pour les impuretés de 
fabrication présentes à 1 g/kg ou au-dessus, 
appuyées par les données de l’analyse par 
lots  (5  lots types minimum)  (données 
confidentielles).  

A.6 

Limites maximales pour les impuretés de 
fabrication proposées comme pertinentes à 
< 1 g/kg. 

A.7 

Informations  sur les impuretés  pertinentes, 
avec des explications sur les effets observés 
(par exemple, effets toxicologiques, ou effets 
sur la stabilité de la matière active). Les 
limites  fixées  par la réunion conjointe 
FAO/OMS  sur les résidus de pesticides 
(JMPR)  et/ou  les autorités d’homologation 
doivent accompagner ces informations,  en 
identifiant l’autorité chargée de fixer la limite. 

A.8 

Identité  et teneur nominale  (g/kg)  des 
composés  ajoutés intentionnellement au 
TC/TK (données confidentielles). 

Annexe A (suite) 

285 

C

h

ap

it

re 3,

 

 M

a

nue

Besoins 

Po

ur

 spéci

fi

ca

ti

on

 

de r

éf

é

rence

 

P

o

u

r éq

u

iv

al

en

ce 

(ext

en

s

io

n

 d

es 

sp

éci

fi

cat

io

n

s

 

 d

’u

n

 T

C

 o

u

 T

K

Vérifiez 

(

) si 

inclus 

dans la 

soumis

sion 

A.9 

Résumés toxicologiques  (y compris les 
conditions et les résultats des essais) 

(O) 

A.9.1 

Profil toxicologique du TC/TK fondé sur la 
toxicité aiguë orale, cutanée et par 
inhalation; l’irritation de la peau et des yeux, 
la sensibilisation de la peau. 

(O) 

A.9.2 

Profil toxicologique du TC/TK fondé sur 
l'administration répétée (de sous-aiguë à 
chronique) et des études telles que la 
toxicité reproductive et développementale, 
la génotoxicité, la cancérogénicité, etc.  

(O) 

Équivalence:  Données sur la mutagénicité 
in-vitro (

S. typhimurium

.)  requises dans 

tous les cas y compris l’équivalence Tier-1  

A.9.3 

Profil écotoxicologique du TC/TK fondé sur 
la toxicité des organismes aquatiques et 
terrestres (par ex., poissons, crustacés, 
algues, oiseaux, abeilles), selon l'utilisation 
prévue et l'information sur la persistance.  

A.10.1  Classification OMS par danger. 

A.10.2  Les références aux évaluations de la JMPR 

pour la toxicologie, 

le devenir 

environnemental et l’écotoxicologie doivent 
être données lorsqu’elles existent.  

Annexe A 

286 

B.  

BESOINS DE DONNÉS POUR LES FORMULATIONS (LE CAS ÉCHÉANT; VOIR 

ÉGALEMENT LA NOTE GÉNÉRALE CI-DESSUS) 

C

h

ap

it

re 3,

  

M

a

nue

Besoins 

Vérifiez (

si inclus 

dans la 

soumission 

B.1 

Identifier si les formulations sont pour une utilisation dans 
le domaine de la santé publique ou dans le domaine de 
l’’agriculture, ou dans les deux.  

  

B.2 

Dans le cas de pesticides utilisés dans le domaine de la 
santé publique, confirmer  que la  formulation  et le 
processus de fabrication sont les mêmes que ceux 
employés pour le produit  évalué par le WHOPES  en  ce 
qui concerne l’efficacité. 

  

B.3 

Faire la liste des principaux types de formulation 
disponibles et identifier ceux pour lesquels des 
spécifications sont recherchées. 

  

B.4 

Faire la liste des principaux pays où ces formulations sont 
homologuées et vendues ou, s’ils sont très nombreux, 
donner le nombre de pays dans chaque région ou 
continent.  

  

B.5 

Les propriétés physiques, comme requises  par les 
Sections  5 à  9  de ce Manuel.  Si nécessaire, expliquer 
brièvement pourquoi il est proposé que certaines clauses 
soient supprimées, que de nouvelles clauses soient 
insérées ou que des limites moins contraignantes soient 
adoptées par rapport à celles indiquées  dans les 
spécifications relatives aux directives. 

  

 

Note: L’extension des spécifications pour certaines formulations (par exemple les filets 
insecticides anti-moustiques longue durée) exige des données supplémentaires. 

 

 

 

Annexe A (suite) 

287 

C. 

MÉTHODES D’ANALYSE ET D’ESSAI DES TC/TK ET DES INGRÉDIENTS DES 

FORMULATIONS (TC/TK) 

O = données requises; (O) = besoin de données conditionnel 

 

C

h

ap

it

re 3,

 

 M

a

nue

Besoins 

P

our

 spéci

fi

ca

ti

on

 

de r

éf

é

rence

 

P

o

u

r éq

u

iv

al

en

ce 

(ext

en

s

io

n

 d

es 

sp

éc

if

ic

a

ti

on

s

 

 d

’u

n

 T

C

 o

u

 T

K

Vérifiez (

si inclus 

dans la 

soumission 

C.1 

Au moins deux méthodes pour tester 
l’identité  du principe actif  et une pour 
tester l’identité du contre-ion ou d’un 
autre dérivé, le cas échéant. 

(O) 

  

C.2 

Méthode de détermination de la teneur 
en principe actif. La méthode doit être 
validée en collaboration. 

(O) 

  

C.3 

Méthodes d’analyse pour les impuretés 
pertinentes, dans le détail, y compris 
les données de validation si elles ne 
sont pas publiées.  Donner le principe 
des méthodes d’analyse utilisées pour 
les impuretés non pertinentes dans le 
TC/TK (GC avec FID, par exemple). 

  

C.4 

Méthodes d’essai de référence  des 
propriétés physico-chimiques.  

  

C.5 

Informations sur la validation complète, 
en cours ou prévue des méthodes 
énumérées en C.2 et C.3. 

  

 

Annexe B 

288 

Annexe B 

FOURNITURE  ET  CERTIFICATION  DES SUBSTANCES DE 

RÉFÉRENCE DES INGRÉDIENTS DES PESTICIDES 

 

INTRODUCTION

 

 

Les  substances  de référence à la teneur connue sont souvent essentielles pour la 

détermination quantitative des principes actifs des pesticides dans différents types d’échantillons 
et à divers niveaux de concentration. Elles sont disponibles depuis diverses sources. Il est important 
que la teneur du principe actif soit déclarée et certifiée (Note 1). 

1. 

FOURNITURE DES SUBSTANCES DE RÉFÉRENCE

 

Il y a deux sources d’approvisionnement pour les substances de référence certifiées: 

 

- le fabricant du principe actif en question; 

 

- les instituts de normalisation ou les compagnies vendant les substances de référence. 

1.1 

Fourniture par le fabricant 

 

Le fabricant d’un principe actif de qualité technique d’un pesticide, ou de ses formulations, 
est obligé de fournir une substance de référence certifiée dans les cas suivants: 

1.1.1 

Relations commerciales entre le client et le fabricant 

 

Le client, ou un laboratoire indépendant, peut vouloir contrôler la teneur en principe 
actif du matériel délivré par le fabricant. Cela doit se faire sur la base de la spécification 
et à l’aide de la méthode d’analyse qui y est indiquée. Les substances de référence 
certifiées du fabricant doivent être mises à la disposition du client afin d’éviter  toute 
divergence dans les résultats d’analyse qui pourrait, autrement, provenir de différences 
dans la pureté des substances de référence utilisées par les deux parties.  

1.1.2 

Relations entre le fabricant et les autorités d’homologation 

 

Chaque compagnie  (pas seulement l’inventeur)  demandant l’homologation d’un 
pesticide (nouvelle matière active ou formulation) doit fournir sa propre substance de 
référence certifiée, si les autorités d’homologation l’exigent. 

1.2 

Fourniture par les producteurs ou fournisseurs de substances de référence 

 

Il y a divers instituts de normalisation et de compagnies commerciales qui offrent  des 
substances de référence. Ils doivent normalement être approchés si des substances de 
référence sont exigées dans des situations différentes de celles mentionnées ci-dessus. Sur 
demande, les fabricants peuvent, à leur discrétion, fournir également des substances de 
référence dans de tels cas. 

2.

 

CERTIFICATION 

Un certificat d’identité et de teneur déterminée, ainsi que l’incertitude de mesure correspondante et 
une référence à la ou les méthodes d’analyse utilisées, doivent toujours accompagner chaque 
échantillon de substance de référence certifiée. Des descriptions comme « supérieur à …% » sont 
inacceptables. Les conditions de stockage recommandées et une date d’expiration doivent 
également être indiquées.  

 

Note 1 

Pour des informations plus détaillées, voir Manuel D de la CIPAC, pages 186-196. 

 

 

Annexe C 

289 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Agent de formulation 

Toute substance, autre que la matière active de qualité techniques, 
intégrée intentionnellement dans une formulation. 

Agent tensio-actif 

Un agent de formulation qui réduit la tension interfaciale entre deux 
surfaces limites, augmentant ainsi les propriétés d’émulsion, de 
propagation, de dispersibilité et/ou de mouillage des liquides ou des 
solides.  

Agglomérat 

Particules solidement liées. 

Agrégat 

Particules adhérant les unes aux autres de façon lâche. 

Agrégat 

Morceau macroscopique de matière solide sans forme régulière. 

ALINA 

Asociación Latinoamericana de la Industria Nacional de Agroquímicos 

AOAC 

AOAC International, précédemment Association des chimistes 
analytiques officiels the Association of Official Analytical Chemists. 

Attrition 

L’usure de la surface d’un solide suite à un frottement ou un choc, en 
particulier par une interaction entre particules. Voir également Friabilité. 

CA 

Chemical Abstracts

®

Charge

 

Un agent de formulation solide inerte utilisé comme diluant. 

CIPAC 

Commission internationale des méthodes d’analyse des pesticides. 

Co-formulant 

Co-formulant signifie composant d’un ingrédient non-actif d’un produit 
formulé.  

Compatibilité 

L’absence de réactions/interactions néfastes ou non voulues 
(physiques, chimiques ou biologiques) lorsque des produits chimiques 
ou des formulations sont mélangés.  

Contaminant 
(biologique) 

Aux fins de ce Manuel, toute entité biologique inattendue ou des parties 
d’entre elles (autres que les composants qui peuvent être considérés 
comme des contaminants chimiques), présente par quelque moyen que 
ce soit dans un pesticide  technique ou formulé. Voir également 
Impureté. 

Contaminant 
(chimique) 

Aux fins de ce Manuel, une substance ou un matériau, ou un mélange, 
inattendu présent par quelque moyen que ce soit dans un pesticide 
technique ou formulé. Voir également Impureté.  

Crème 

Une couche opaque s’accumulant à la surface ou au fond d’une 
émulsion. 

CropLife 
International 

Précédemment connu sous le nom de GCPF et aussi GIFAP. 

Danger 

Propriété inhérente d’un agent ou d’une situation ayant le potentiel pour 
provoquer des effets néfastes lorsqu’un organisme, un système ou une 
(sous)population est exposé à cet agent.  
Voir également Risque. 

Date de sortie 

La date à partir de laquelle le fournisseur garantit une durée de vie d’au 
moins deux ans, à moins d’indication contraire, dans les conditions 
actuelles de stockage dans la zone où la matière active de qualité 
technique ou la formulation doivent être commercialisées.  

Annexe C 

290 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Densité  

Masse par unité de volume d’une substance à une température 
déterminée. Les unités de volume et de masse doivent être indiquées, 
par exemple gramme par millilitre à 20 ± 2 ºC. La densité en vrac des 
poudres et des granulés fait référence à leur densité apparente, y 
compris l’air, etc., intégrée dans la masse. Les valeurs de la densité en 
vrac sont affectées par la sédimentation (par exemple par le tassement), 
le compactage ou la pression. 

Densité apparente 

Voir Densité. 

Densité au 
tassement 

Voir Densité. 

Densité en vrac 

Voir Densité. 

Dispersibilité 

La facilité avec laquelle un solide insoluble ou une substance liquide 
peut être dispersé uniformément dans un liquide.  

Dispositif 

Aux fins de ce Manuel, toute entité physique ou mécanique qui est 
chargée d’une quantité de pesticide, prête pour une utilisation 
immédiate sans dilution, mélange, etc.  

Distribution 
granulométrique 

Distribution de la fréquence en masse ou en nombre des particules d’un 
matériau particulaire solide.  

Données minimales 
requises 

Données requises pour évaluer les propositions de spécifications 
FAO/OMS. Ces données sont le minimum considéré comme nécessaire 
pour évaluer tous les aspects de la spécification.  

ECCA 

Association européenne pour la protection des plantes 

Équivalence 
(équivalent) 

Le Code international de conduite sur la gestion des pesticides de la 
FAO/OMS définit l’équivalence dans les grandes lignes comme: « 
L’équivalence signifie la

 

détermination de la similarité du profil 

d’impuretés et du profil toxicologique ainsi que la détermination des 
propriétés physiques et chimiques présentées par des matières actives 
de qualité technique supposées similaires de pesticides préparés par 
différents fabricants afin d’établir s’ils présentent des niveaux de risque 
analogues. »  
Dans la pratique, la détermination de l’équivalence par la JMPS implique 
une évaluation comparative des profils d’impuretés et toxicologiques, la 
spécification de fabrication ainsi que des données pour les propriétés 
physiques et chimiques, des matières actives de qualité techniques 
(TC/TK) produites par différents fabricants ou par différentes voies de 
fabrication ou sur différents sites de fabrication. La comparaison est faite 
avec le profil de référence dans chaque cas. Si les matériaux peuvent 
partager une spécification commune, et si le degré de similarité est tel 
que le ou les matériaux produits par le ou  les fabricants 
supplémentaires, ou les nouveaux sites ou voies de fabrication, 
présentent des risques qui ne sont pas considérés comme supérieurs à 
ceux du TC/TK sur lequel les profils de référence sont basés, le ou les 
matériaux nouveaux ou supplémentaires peuvent être considérés 
comme équivalents au TC/TK original. 
Les formulations d’un pesticide particulier sont considérées comme 
équivalentes si elles sont préparées à partir de TC/TK équivalents et se 
conforment à la même spécification mais cela ne signifie pas qu’elles 
offrent nécessairement une même efficacité ou présentent des risques 
identiques dans une application particulière. 

Annexe C (suite) 

291 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Évaluateur 

Un expert participant à la JMPS, désigné par la FAO/OMS pour effectuer 
l’évaluation des données fournies à l’appui d’une proposition de 
spécification FAO/OMS, ou de la proposition d’extension d’une 
spécification existante, en suivant les principes de procédure exposés 
dans l’édition actuelle de ce Manuel. 

Fabricant 

Fabricant signifie une société ou une autre entité du secteur public ou 
privé (y compris un particulier) engagé dans l’entreprise ou la fonction 
(que ce soit directement ou par le biais d’un agent ou d’une entité 
contrôlé ou sous contrat avec elle) de fabrication d’un principe actif de 
pesticide. 

Fabricant ultérieur, 
supplémentaire ou 
parallèle 

Tout fabricant de pesticide autre que l’autre de la proposition de la 
spécification originale. 

FAO 

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture 

Fines 

Voir Particules sous-dimensionnées. 

Floculation 

Agrégation de particules en suspension dans un liquide. 

Fluence 

Capacité des matériaux à s’écouler librement dans des conditions 
déterminées.  

Formulation 

Formulation signifie la combinaison de divers ingrédients conçus pour 
rendre le produit utile et efficace pour l’objectif revendiqué et pour le 
mode d’application envisagé. 

Friabilité 

La tendance d’un solide, comme un granulé ou un comprimé, à se 
désintégrer en particules. Voir également Attrition. 

Gamme 
dimensionnelle 

Tailles limites inférieures et supérieures d’un matériau particulaire.  

Impureté (biologique)  Une entité biologique ou des parties d’entre elles (autres que les 

composants qui peuvent être considérés comme des contaminants 
chimique) découlant de la fabrication d’un principe actif tiré d’une source 
biologique. Aux fins de ce Manuel, la définition n’inclut pas les impuretés 
tirées des agents de formulation ou d’autres additifs. Voir également 
Contaminant et Impureté pertinente. 

Impureté (chimique) 

Un sous-produit résultant de la fabrication du principe actif ou provenant 
du principe actif pendant la formulation ou le stockage. Aux fins de ce 
Manuel, la définition n’inclut pas les impuretés provenant uniquement 
des agents de formulation ou d’autres additifs, avant ou pendant le 
stockage. Voir également Contaminant et Impureté pertinente. 

Impureté pertinente 

Un sous-produit de la fabrication ou du stockage d’un pesticide qui, par 
rapport au principe actif, est important sur le plan toxicologique pour la 
santé ou l’environnement, est phytotoxique pour les plantes traitées, 
provoque des souillures sur les cultures vivrières, affecte la stabilité du 
pesticide ou provoque tout autre effet néfaste. L’eau peut être une 
impureté pertinente si elle nuit à la stabilité du pesticide ou à la 
fabrication d’une formulation satisfaisante. Les matières insolubles 
peuvent également être une impureté pertinente dans unTC/TK si les 
formulations préparées à partir d’elles bloquent les buses/filtres du 
pulvérisateur ou échouent au test du tamis humide, par exemple.  
Une impureté peut être non pertinente dans un pesticide ou un produit 
et pertinente dans un autre, même en étant présente dans les deux, car 
la pertinence est déterminée par les dangers de l’impureté par rapport à 
ceux du principe actif.  

Annexe C 

292 

GLOSSAIRE DES TERMES 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Inflammable 

Prêt à prendre feu. 

Ingrédient (s) actif(s) 

Principe actif signifie la partie du produit qui fournit l’action pesticide. 

ISO 

Organisation internationale de normalisation, qui publie les noms 
communs des pesticides, qui ont généralement été élaborés par 
l’organisme britannique de normalisation (BSI) E-ISO indique la forme 
anglais du nom et F-ISO indique la forme française. Les noms français 
sont identifiés comme masculin (m) ou féminin (f). 

JMPR 

Réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides. Composée 
du Groupe d’experts de la FAO sur les résidus de pesticides dans les 
produits alimentaires et dans l’environnement

 et du 

Groupe d’experts 

de l’OMS d’évaluation toxicologique de base des résidus de pesticides. 

JMPS 

Réunion conjointe FAO/OMS sur les spécifications de pesticides. Un 
groupe d’experts nommés par la FAO et l’OMS pour gérer les 
spécifications de pesticides. 

Liquide hautement 
inflammable  

Un liquide ayant un point d’éclair inférieur 21  °C  déterminé par une 
méthode en récipient clos. Voir également Liquide inflammable. 

Liquide inflammable 

Liquide ayant un point d’éclair égal ou supérieur à 21 °C et inférieur à 
55 °C, déterminé par une méthode en récipient clos. Voir également 
Liquide hautement inflammable. 

Lot 

Partie ou totalité d’une livraison qui peut comprendre une partie ou la 
totalité d’un lot de fabrication. 

Lot de fabrication 

Quantité définie de produit fabriqué en une seule série d’opérations. 

Manuel 

L’édition actuelle ou la révision du Manuel sur l’élaboration et l’utilisation 
des spécifications FAO/OMS pour les pesticides. 

Mélange dans le 
réservoir 

Deux formulations ou plus mélangées dans le réservoir du pulvérisateur 
(y compris les formulations non-pesticides comme les engrais liquides). 

N° CAS

®

 

Numéro d’enregistrement Chemical Abstracts Service

®

N° EINECS No. 

Numéro de l’inventaire européen des substances chimiques 
commerciales existantes (pour les produits chimiques existants). 

N° ELINCS 

Numéro de la liste européenne des substances chimiques (pour les 
nouveaux produits chimiques). 

N° INCI 

Numéro de la Nomenclature internationale des ingrédients 
cosmétiques. 

Non-inflammable 

Qui ne s’enflamme pas facilement, avec un point d’éclair supérieur à 55 
°C déterminé par la méthode du récipient clos. 

OMS 

Organisation mondiale de la santé. 

Particules sous-
dimensionnées 

Particules d’une substance solide de dimensions inférieures à une taille 
spécifiée. 

Particules 
surdimensionnées 

Particules d’une matière solide de dimensions supérieures à une taille 
spécifiée. 

Parties intéressées 

Organisations ou particuliers, comme les sociétés commerciales, les 
autorités d’homologation des pesticides, les organisations non-
gouvernementales et les scientifiques concernés par les spécifications 
des pesticides. 

Annexe C (suite) 

293 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Pesticide 

Pesticide signifie toute substance, ou mélange de substances 
chimiques ou biologiques, conçue pour repousser, détruire ou lutter 
contre tout ravageur ou pour réguler la croissance des plantes.  
 
Dans le cadre de ce Manuel, le terme comprend toute substance, ou 
mélange de substances, ou micro-organismes y compris des virus, 
conçus pour repousser, détruire ou lutter contre tout ravageur, 
notamment les vecteurs de maladies humaines ou animales, les 
ravageurs nuisibles, les espèces non voulues de plantes ou d’animaux 
causant un  préjudice ou interférant sinon avec la production, la 
transformation, le stockage, le transport ou la commercialisation de 
produits alimentaires et agricoles, le bois et les produits ligneux ou les 
aliments pour animaux, ou qui peuvent être administrés aux animaux 
pour lutter contre les insectes, les arachnides ou autres ravageurs dans 
ou sur leurs corps. Le terme inclut les substances conçues pour être 
utilisées comme régulateurs de croissance des insectes ou des 
végétaux; les défoliants; agents de dessiccation, les agents de mise en 
place, d’éclaircissage ou pour empêcher la chute prématurée des fruits; 
et les produits appliqués aux cultures avant ou après la récolte pour 
protéger le produit contre la détérioration pendant le stockage et le 
transport. Le terme inclut également les synergistes et les 
phytoprotecteurs des pesticides quand ils font partie intégrante de la 
performance du pesticide. Le terme « pesticide  technique  technique » 
fait référence au matériel technique et aux concentrés techniques. Le 
terme « pesticide  formulé  formulé » fait référence à toute formulation 
contenant un pesticide.  

Phytotoxique 

La phytotoxicité est la capacité d’un composé à causer des dommages 
temporaires ou de longue durée aux plantes. Les dommages peuvent 
être généraux  ou restreints à certaines espèces de cultivars ou de 
plantes. Les contaminants ou les impuretés phytotoxiques dans un 
herbicide peuvent élargir la gamme des plantes endommagées au-delà 
de ce qu’on attend. 

Point d’éclair 

La plus basse température à laquelle un produit forme un mélange 
vapeur/air inflammable dans des conditions standard. 

Point extrême 

Caractéristique ou paramètre physico-chimique, écologique ou 
toxicologique mesurable d’un système d’essai (généralement un 
organisme) qui est choisi comme critère d’évaluation le plus pertinent 
(par ex. la température de décomposition, la mort dans un essai de 
toxicité aiguë ou l’incidence des tumeurs dans une étude chronique). 

Poussière 

Un fin matériau solide, éventuellement aérien, avec des particules d’une 
taille inférieure à 50 µm. 

Annexe C 

294 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Profil de référence

 

Les profils d’impuretés/puretés, toxicologiques et écotoxicologiques sur 
lesquels se base la spécification originale de la matière active de qualité 
technique. 
Les profils de référence sont utilisés pour la détermination de 
l’équivalence. Un profil de référence n’est pas modifié par les données 
appuyant des matières actives de qualité technique supplémentaires qui 
sont par la suite jugées équivalentes mais, après la revue des 
spécifications par la JMPS, un nouveau profil de référence peut 
remplacer le précédent.  
Généralement, le profil de référence des impuretés se rapporte à la 
matière active de qualité technique appuyée par les profils 
toxicologiques et écotoxicologiques les plus complets. 

Profil 
écotoxicologique 

Un résumé des données sur les points extrêmes écotoxicologiques qui 
peuvent avoir des conséquences pour les organismes aquatiques et 
terrestres, en raison de l’exposition possible en fonction des utilisations 
prévues, pour un pesticide particulier.  

Profils toxicologique  

Un résumé des données sur les points extrêmes toxicologiques qui 
peuvent avoir des conséquences pour la santé humaine, en raison de 
l’exposition via diverses voies, pour un pesticide particulier.  

Proposant 

Tout fabricant, groupe de fabricants ou partie intéressée qui soumet un 
projet de spécification et un ensemble de données à la FAO/OMS pour 
évaluation, à l’appui d’une nouvelle spécification ou pour l’extension 
d’une spécification existante.  

Réunion à huis clos 

Une réunion de  la JMPS traitant d’informations confidentielles, où la 
participation est limitée exclusivement aux experts désignés par la 
FAO/OMS. Les auteurs de propositions et/ou d’autres peuvent être 
invités par la FAO/OMS pour l’examen de questions spécifiques. 

Réunion ouverte 

Une réunion organisée conjointement par la JMPS et la CIPAC où, en 
plus des experts invités par la FAO/OMS, la participation est ouverte à 
quiconque souhaite y assister.  

Risque

 

La probabilité d’un effet nocif dans un organisme, système ou 
(sous)population provoquée dans des circonstances spécifiées par 
l’exposition à un agent.  

Sédimentation 

La chute de particules dans un milieu continu (généralement du liquide 
aux fins de la spécification). 

Semences 

Le terme « semences » tel qu’il est utilisé dans ce Manuel en ce qui 
concerne le traitement des semences englobe tout type de matériel 
végétal qui peut être semé, par ex. les graines de céréales, les plants 
de pommes de terre, les racines de manioc etc. 

Spécification 

Le code de conduite de la gestion des pesticides définit de manière 
générale : « Spécification signifie les paramètres et les critères 
définissant l’apparence physique et les propriétés physiques et 
chimiques des pesticides techniques et formulés liés aux profils des 
dangers et des risques. » Pour plus de détails, voir sectionSection 1.1., 
Portée des spécifications.

 

Les spécifications de la FAO et de l’OMS ainsi 

que les rapports d’évaluation sont publiés sur les sites web respectifs 
de ces deux organisations.

 

Annexe C (suite) 

295 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Spécification de 
fabrication 

Pureté minimale de l’ingrédient actif dans une matière active de qualité 
technique conjointement avec l’identité et les concentrations maximales 
de toutes les impuretés (y compris les « inconnues  inconnues ») 
produites par un fabricant à l’aide d’un seul processus, découlant de 
l’analyse de lots représentatifs de la production. En général, les 
impuretés sont celles aux limites de spécification de fabrication à 1 g/kg 
ou plus mais des limites inférieures s’appliquent aux impuretés 
exceptionnellement dangereuses. Lorsque le même principe actif est 
produit sur différents sites par le même fabricant et la même voie de 
fabrication, le profil doit englober tous les sites. Lorsque la voie de 
fabrication diffère entre les sites, ou que les fabricants diffèrent, les 
profils des impuretés doivent être définis séparément.  Alors que les 
informations sur la pureté minimale du principe actif et sur l’identité et 
les niveaux maximaux des impuretés pertinentes après l’évaluation sont 
publiées dans la spécification, les  informations sur les impuretés non 
pertinentes demeurent confidentielles. 

Spécification de 
référence 

La spécification actuelle publiée pour un pesticide, lorsqu’elle a été 
élaborée selon des procédures d’évaluation similaires à celles données 
dans ce Manuel (à savoir, depuis 1999 pour les spécifications de la FAO 
et 2002 pour les spécifications de l’OMS). La spécification de référence 
est sujette à examen et peut être révisée à la lumière d’informations 
émergentes, ou pour intégrer les formulations d’un fabricant ultérieur. 
La spécification de référence est utilisée comme premier critère dans la 
détermination de l’équivalence d’une matière active de qualité technique 
et/ou la formulation d’un fabricant parallèle ou ultérieur. 

Spécifications 
FAO/OMS 

Normes internationales de qualité des pesticides évaluées et publiées 
par la FAO/OMS. 

Support 

Agent de formulation solide ajouté à une matière active de qualité 
technique comme absorbant ou diluant.  

Tamisage 

Séparation des particules suivant leurs dimensions à l’aide de tamis. 

Tolérance 

Limites de variations autorisées de la teneur en principe actif à partir 
d’une valeur donnée. Connues sous le nom de « limites  certifiées 
certifiées » dans certains pays.  

Toxicité 

Propriété inhérente d’un agent à provoquer un effet biologique nocif.  

Traitement des 
semences 

Traitement des semences fait référence à l’application de fongicides, 
d’insecticides ou d’une combinaison des deux aux semences pour les 
désinfecter ou les désinfester des organismes pathogènes provenant 
des semences ou du sol et des insectes dans les installations de 
stockage (cité d’après ecoport.org).  

UICPA 

Union internationale de chimie pure et appliquée 

Validation 

Processus par lequel la fiabilité et la pertinence d’une approche, d’une 
méthode, d’un processus ou d’une évaluation particulière sont établies 
pour un objectif défini. 

Validation par les 
pairs 
(également connue 
comme Validation 
par un laboratoire 
indépendant)  

Validation d’une méthode d’analyse par un laboratoire (pair) 
fonctionnant indépendamment de celui à l’origine de la méthode. Les 
deux laboratoires peuvent appartenir à la même organisation tant que 
les analystes, l’équipement, etc. sont distincts et fonctionnent 
séparément et sans collusion pour la validation. Le processus de 
validation suivra la procédure de vérification par les pairs d’AOAC 
International (ou similaire). 

Annexe C 

296 

GLOSSAIRE DES TERMES 

 

Note. Les définitions des types de formulation des pesticides sont indiquées à l’Annexe 
E avec le système de codage à deux lettres de CropLife International.

 

Terme

 

Définition

 

Validation par un 
laboratoire 
indépendant 

Voir validation par les pairs. 

WHOPES 

Système d’évaluation des pesticides de l’OMS. 

Annexe D 

297 

CODAGE DES INGRÉDIENTS ACTIFS ET DES SPÉCIFICATIONS 

Les noms communs ISO  sont utilisés dans les spécifications  et les méthodes 
d’analyse lorsque c’est possible. Chaque spécification ou méthode d’analyse de la 
CIPAC  se voit attribuer un numéro basé sur le numéro du code CIPAC  pour le 
produit chimique et ses dérivés, formant une référence croisée entre la 
spécification de la FAO/OMS et la méthode d’analyse 

Le système de code numérique de la  CIPAC  est une approche  simple  pour un 
codage numérique sans ambiguïté des ingrédients actifs des pesticides et de leurs 
variantes (pour plus de détails voir le document « Que sont des numéros de code » 

http://cipac.org/index.php/code-numbers

) (mars 2016). 

Les composés sont facilement identifiés et récupérés à l’aide de ces codes. 
Actuellement, plus de 700 pesticides et de longues listes de variantes comme les 
esters et les sels sont couverts par le système de codage de la  CIPAC.  Une 
description plus détaillée du contexte du système de codage et des listes 
alphabétiques et numériques mises à jour des pesticides et de leurs codes sont 
fournies à l’adresse 

http://cipac.org/index.php/code-numbers

 (mars 2016)

 

Annexe E 

D’après la monographie technique n°2 de CropLife International 6

e

 édition. 

Révisée en 2008. Catalogue des types de formulations de  pesticides  et du 
système de codage international (amendé).  

Code 

Terme 

Définition 

 

299 

AE 

Asperseur aérosol 

Une formulation conservée dans un conteneur qui est dispersée 
généralement par un propulseur sous forme de fines gouttelettes ou 
de particules lors de l’activation d’une soupape.  

AL 

Tout autre liquide 

Un liquide non encore désigné par un code spécifique, à appliquer 
non dilué. 

AP 

Toute autre poudre 

Une poudre non encore désignée par un code spécifique, à 
appliquer non diluée.  

BR 

Briquette 

Bloc solide conçu pour la libération contrôlée du principe actif dans 
l’eau.  

CB 

Concentré pour 
préparation d’appât 

Un solide ou liquide destiné à la dilution avant d’être utilisé comme 
appât. 

CP 

Poudre de contact 

Formulation rodenticide ou insecticide sous forme de poudre pour 
application directe. Anciennement connue sous le nom de poudre 
de piste (TP). 

CS 

Suspension de capsules 

Une suspension stable de capsules dans un fluide, normalement 
prévue pour être diluée dans l’eau avant l’utilisation. 

DC 

Concentrés 
dispersables 

Une formulation homogène liquide à appliquer comme dispersion 
solide après dilution dans l’eau. (Note: il y a quelques formulations 
qui ont des caractéristiques intermédiaires entre DC et EC). 

DP 

Poudres pour poudrage 

Poudre fluide adaptée au saupoudrage 

DS 

Poudre pour traitement 
à sec des semences 

Poudre pour application à l’état sec directement sur la semence. 

DT 

Tablette pour 
application directe 

Formulation sous forme de comprimés à appliquer individuellement 
et directement sur le champ et/ou les plans d’eau, sans préparation 
d’une solution de pulvérisation ou de dispersion.  

EC 

Concentrés 
émulsionnables 

Une formulation liquide et homogène à appliquer comme émulsion 
après dilution dans l’eau. 

EG 

Granulés 
émulsionnables 

Une formulation granulaire, qui peut contenir des agents de 
formulation non solubles dans l’eau, à appliquer comme émulsion 
huile dans l’eau des ingrédients actifs après désintégration dans 
l’eau. 

EO 

Émulsion, eau dans 
huile 

Une formulation fluide et hétérogène composée d’une solution de 
pesticides dans l’eau dispersée en fins globules dans une phase 
liquide organique continue.  

EP 

Poudres 
émulsionnables 

Une formulation en poudre, qui peut contenir des agents de 
formulation non solubles dans l’eau, à appliquer comme émulsion 
huile dans l’eau des ingrédients actifs après dispersion dans l’eau.  

ES 

Émulsion pour 
traitement des 
semences 

Émulsion pour application sur la semence soit directement soit 
après dilution. 

EW 

Émulsion, huile dans 
eau 

Une formulation fluide et hétérogène composée d’une solution de 
pesticides dans un liquide organique dispersée en fins globules 
dans une phase aqueuse continue. 

FS 

Concentrés fluidifiables 
pour traitement des 
semences 

Suspension stable pour application sur la semence, soit directement 
ou après dilution. 

Annexe E 

Code 

Terme 

Définition 

 

300 

FU 

Fumigène 

Formulation combustible, généralement solide qui, lors de 
l’allumage, libère les ingrédients actifs sous forme de fumée.  

GD 

Gel pour application 
directe 

Préparation de type gel à appliquer non diluée. 

GA 

Gaz 

Gaz emballé dans une bouteille sous pression ou un réservoir sous 
pression. 

GE 

Produit générateur de 
gaz 

Formulation qui génère un gaz par réaction chimique. 

GL 

Gel émulsionnable 

Formulation gélatinisée à appliquer comme émulsion dans l’eau. 

GR 

Granulé 

Formulation solide fluide de de granulés de taille définie prêts à 
l’emploi.  

GS 

Graisse 

Formulation très visqueuse à base d’huile ou de graisse.  

GW 

Gel soluble dans l’eau 

Formulation gélatinisée à appliquer comme solution aqueuse. 

HN 

Produit pour 
nébulisation à chaud 

Formulation adaptée à l’application par un matériel de nébulisation à 
chaud, soit directement, soit après dilution.  

KK 

Emballage associatif 
solide/liquide 

Une formulation liquide et une formulation solide, contenues 
séparément dans un emballage externe, conçues pour une 
application simultanée dans un mélange en cuve.  

KL 

Emballage associatif 
liquide/liquide 

Deux formulations liquides, contenues séparément dans un 
emballage externe, conçues pour une application simultanée dans 
un mélange en cuve. 

KN 

Produit pour 
nébulisation à froid 

Formulation adaptée à l’application par un matériel de nébulisation à 
froid, soit directement, soit après dilution. 

LN 

Filet insecticides de 
longue durée contre les 
insectes 

Une formulation à libération lente ou contrôlée sous forme de filet, 
offrant des barrières physiques et chimiques contre les insectes. LN 
fait référence à la fois aux filets en vrac et aux produits prêts à 
l’emploi, par exemple les moustiquaires. 

LB 

Sac de stockage de 
longue durée 

Formulation à libération lente ou contrôlée sous la forme d’un sac 
traité pour le stockage, offrant des obstacles physiques et 
chimiques, par exemple aux ravageurs. 

LS 

Liquide pour traitement 
des semences 

Un liquide clair à opalescent à appliquer à la semence directement 
ou en solution du principe actif après dilution dans l’eau. Le liquide 
peut contenir des agents de formulation non solubles dans l’eau. 

MC 

Spirales anti-
moustiques 

Une spirale qui brûle (fume) sans produire de flamme et libère le 
principe actif dans l’atmosphère locale sous forme de vapeur ou de 
fumée. 

ME 

Microémulsion 

Un liquide clair à opalescent contenant de l’huile et de l’eau à 
appliquer directement ou après dilution dans l’eau où il peut former 
une microémulsion diluée ou une émulsion conventionnelle.  

MR 

Libération par matrice 

Formulation à libération lente ou contrôlée sous la forme d’une 
matrice polymère offrant des effets longue durée. Elle est conçue 
pour être appliquée directement.  

OD 

Suspension concentrée 
huileuse 

Suspension stable d’ingrédients actifs dans un fluide non miscible 
dans l’eau, qui peut contenir d’autres ingrédients actifs non dissous, 
prévue pour être diluée dans l’eau avant utilisation.  

OF 

Suspension concentrée 
diluable dans l’huile 
(suspension miscible à 
l’huile) 

Suspension stable d’ingrédients actifs dans un fluide prévues pour 
être diluée dans un liquide organique avant utilisation. 

Annexe E 

Code 

Terme 

Définition 

 

301 

OL 

Liquide miscible à l’huile 

Une formulation liquide homogène à appliquer comme liquide 
homogène après dilution dans un liquide organique. 

OP 

Poudre à disperser dans 
l’huile 

Une formulation en poudre à appliquer en suspension après 
dispersion dans un liquide organique. 

PA 

Latex 

Composition filmogène à base d’eau. 

PR 

Bâtonnet à usage agro-
pharmaceutique 

Un petit bâtonnet, généralement de quelques centimètres de long et 
quelques millimètres de diamètre, contenant un principe actif. 

RB 

Appât (prêt à l’emploi) 

Formulation conçue pour attirer et être mangée par les ravageurs 
cibles. 

SC 

Suspension concentrée 
(= concentré fluidifiable) 

Suspension stable d’ingrédients actifs avec de l’eau comme fluide, 
prévue pour être diluée avec de l’eau avant utilisation.  

SD 

Suspension concentrée 
pour application directe 

Suspension stable d’ingrédients actifs dans un fluide, qui peut 
contenir d’autres ingrédients actifs dissous, prévue pour une 
application directe, dans les rizières par exemple. 

SE 

Suspension-émulsion 

Formulation hétérogène fluide composée d’une dispersion stable 
d’ingrédients actifs sous la forme de particules solides et de fins 
globules dans une phase aqueuse continue. 

SG 

Granulés solubles dans 
l’eau 

Formulation composée de granulés à appliquer comme vraie 
solution du principe actif après dissolution dans l’eau, mais qui peut 
contenir des ingrédients inertes insolubles. 

SL 

Concentré soluble  

Un liquide clair à opalescent à appliquer comme solution du principe 
actif après dilution dans l’eau. Le liquide peut contenir des agents de 
formulation non solubles dans l’eau.  

SO 

Huile filmogène 

Formulation conçue pour former une couche de surface lors de 
l’application sur l’eau. 

SP 

Poudre soluble dans 
l’eau 

Formulation en poudre à appliquer comme vraie solution du principe 
actif après dissolution dans l’eau, mais qui peut contenir des 
ingrédients inertes non solubles. 

ST 

Comprimés solubles 
dans l’eau 

Formulation sous forme de comprimés à utiliser individuellement, 
pour former une solution du principe actif après désintégration dans 
l’eau. La formulation peut contenir des agents de formulation non 
solubles dans l’eau. 

SU 

Suspension pour 
application à ultra bas 
volume (UBV) 

Suspension prête à l’emploi avec du matériel UBV. 

TB 

Tablette 

Solides préformés de de formes et de dimensions uniformes, 
généralement circulaires, avec des faces planes ou convexes, la 
distance entre les faces étant inférieure au diamètre. 

TC 

Produits techniques 

Matériel résultant d’un processus de fabrication comprenant le 
principe actif ainsi que les impuretés associées. Il peut contenir de 
petites quantités d’additifs nécessaires. 

TK 

Pré-mélanges 

Matériel résultant d’un processus de fabrication comprenant le 
principe actif ainsi que les impuretés associées. Il peut contenir de 
petites quantités d’additifs nécessaires et de diluants appropriés. 

UL 

Liquide pour application 
à ultra bas volume 
(UBV) 

Liquide homogène prêt à l’emploi avec du matériel UBV.  

Annexe E 

Code 

Terme 

Définition 

302 

VP 

Produit diffuseur de 
vapeur 

Formulation contenant un ou plusieurs ingrédients actifs volatiles 
dont les vapeurs sont libérées dans l’air. Le taux d’évaporation est 
normalement contrôlé par des formulations et/ou des asperseurs 
appropriés. 

WG 

Granulés à disperser 
dans l’eau 

Formulation composée de granulés à appliquer après désintégration 
et dispersion dans l’eau. 

WP 

Poudre mouillable 

Formulation en poudre à appliquer comme suspension après 
dispersion dans l’eau. 

WS 

Poudre mouillable pour 
traitement humide des 
semences 

Poudre à disperser à concentration élevée dans l’eau avant 
application comme bouillie à la semence.  

WT 

Comprimés à disperser 
dans l’eau 

Formulation sous forme de comprimés à utiliser individuellement, 
pour former une dispersion du principe actif après désintégration 
dans l’eau. 

XX 

Autres 

Classification temporaire de toutes les autres formulations non 
énumérées ci-dessus. 

ZC 

Formulation mixte de CS 
et SC 

Suspension stable de capsules et d’ingrédients actifs dans un 
fluide, normalement prévue pour être diluée dans l’eau avant 
utilisation. 

ZE 

Formulation mixte de CS 
et SE 

Formulation fluide hétérogène composée d’une dispersion stable 
d’ingrédients actifs sous la forme de capsules, de particules solides 
et de fins globules dans une phase aqueuse continue, normalement 
prévue pour être diluée avec de l’eau avant utilisation. 

ZW 

Formulation mixte de CS 
et EW 

Formulation fluide hétérogène composée d’une dispersion stable 
d’ingrédients actifs sous la forme de capsules et de fins globules 
dans une phase aqueuse continue, normalement prévue pour être 
diluée avec de l’eau avant utilisation. 

Aux fins de tenue des registres, le suffixe « SB » doit être ajouté au code de la formulation si le 
produit est emballé dans un sac scellé soluble à l’eau (par ex. WP-SB).

Annexe E 

Code 

Terme 

Définition 

 

303 

Codes de formulation qui ne sont plus pris en charge 

 

AB 

Appât sur grain 

Forme spéciale d’appât. Se référer à RB 

BB 

Appât en bloc 

Forme spéciale d’appât. Se référer à RB 

CF 

Suspension 

de 

capsules  
pour traitement des  
semences 

Suspension stable de capsules dans un fluide à appliquer sur 
la semence, soit directement, soit après dilution 

CG 

Granulé encapsulé 

Granulé avec un revêtement protecteur ou à libération 
contrôlée. Se référer à GR 

CL 

Liquide ou gel de 
contact 

Formulation rodenticide ou insecticide sous forme de liquide ou 
de gel pour application directe, ou après dilution dans le cas 
des gels. 

ED 

Liquide chargeable 
électriquement 

Formulation liquide spéciale pour pulvérisation électrostatique 
(électrodynamique) 

FD 

Boîte fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

FG 

Granulé fin 

Granulé dans une fourchette de granulométrie de 300 à 2 500 

μm. Se référer à GR 

FK 

Bougie fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

FP 

Cartouche fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

FR 

Bâtonnet fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

FT 

Comprimé fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

FW 

Granulé fumigène 

Forme spéciale de générateur de fumée. Se référer à FU 

GB 

Appât granulé 

Forme spéciale d’appât. Se référer à RB 

GF 

Gel pour traitement des 
semences 

Formulation gélatineuse homogène à appliquer directement 
sur la semence 

GG 

Macrogranulé 

Granulé dans une fourchette de granulométrie de 2 000 à 6 

000 μm. Se référer à GR 

GP 

Poudre à pulvériser 

Poudre pulvérisable très fine pour application pneumatique 
dans les serres. 

KP 

Emballage associatif 
solide/solide 

Deux formulations solides, contenues séparément dans un 
emballage externe, prévues pour une application simultanée 
dans un mélange en cuve. 

LA 

Laque 

Formulation filmogène à base de solvant. 

LV 

Vaporisateur pour 
liquide 

Une formulation liquide dans une cartouche/bouteille, conçue 
pour aller dans une unité de chauffage adaptée, d’où la 
formulation remonte par une mèche chauffée et s’évapore 
dans l’atmosphère locale. 

MG 

Microgranulé 

Granulé dans une fourchette de granulométrie de 100 à 600 

μm. Se référer à GR 

MV 

Plaquettes électriques 

Plaquette composée de pulpe ou d’autres matériaux inertes 
appropriés et imprégnée  d’ingrédient actif. La plaquette est 
prévue pour être utilisée dans une unité de chauffage conçue 
pour produire une volatilisation lente du principe actif. 

PB 

Appât en plaquette 

Forme spéciale d’appât. Se référer à RB. 

PC 

Concentré sous forme 
de gel ou pâte 

Formulation solide à appliquer sous forme de gel ou pâte après 
dilution avec de l’eau. 

Annexe E 

Code 

Terme 

Définition 

 

304 

PO 

Versement 

Solution à verser sur la peau des animaux en grande quantité 
(normalement plus de 100 ml par animal). 

PS 

Semence enrobée de 
pesticide 

Forme d’application. Pas considéré comme type de 
formulation. 

SA 

Solution pour 
application locale 

Solution pour application locale sur la peau des animaux en 
faible quantité (normalement moins de 100 ml par animal). 

SB 

Appât sur brisures 

Forme spéciale d’appât. Se référer à RB. 

SS 

Poudre soluble dans 
l’eau pour traitement 
des semences. 

Une poudre à dissoudre dans l’eau avant application à la 
semence. 

TP 

Poudre de piste. 

Terme abandonné. Se référer à CP 

 

Annexe F. Déclarations d’intérêts et de confidentialité 

305 

DÉCLARATION D’INTÉRÊTS POUR LES EXPERTS DE LA FAO 

Intitulé de la réunion ou du travail à effectuer, notamment la description du sujet 
traité, de la substance (composés et organismes), de la technologie ou du 
processus à examiner: 

____________________________________________________________________ 

Les considérations de santé publique et la  protection  de  l’environnement  sont d’une 
importance primordiale dans l’ensemble du  travail technique de la FAO.  Des mesures 
doivent être prises pour assurer que l’évaluation des données scientifiques s’effectue le 
mieux possible, dans un climat d’indépendance, en l’absence de toute pression directe ou 
indirecte. Ainsi, pour garantir l’intégrité technique et l’impartialité du travail de la FAO, il 
est nécessaire d’éviter les situations  où des intérêts financiers ou autres pourraient 
affecter les résultats de ces travaux. 

Chaque expert est donc prié de déclarer tout intérêt qui pourrait donner lieu à un conflit 
d’intérêts réel, potentiel ou apparent, en ce qui concerne sa participation à une réunion ou 
à des travaux entre, d’une part, des entités commerciales et le participant à titre personnel 
ou, d’autre  part, des entités commerciales et l’unité administrative qui emploie le 
participant. On entend par «  entité commerciale  »  toute entreprise, association (par 
exemple une association commerciale), organisation ou toute autre entité avec des 
intérêts commerciaux.  

Que faut-il entendre par conflit d’intérêts? 

« Conflit d’intérêts » signifie que l’expert ou son/sa partenaire (« partenaire » inclut une 
épouse ou une autre personne avec qui l’expert a une relation personnelle intime de même 
nature), ou l’unité administrative qui l’emploie a un intérêt financier ou autre de nature à 
influencer indûment la position de l’expert par rapport au sujet traité. Il y a conflit d’intérêts 
apparent  lorsqu’un intérêt, sans influencer nécessairement l’expert, peut faire que son 
objectivité est mise en question par des tiers. Il y a conflit d’intérêts potentiel lorsqu’une 
personne raisonnable ne peut pas déterminer si un intérêt doit ou non être signalé. 

On peut envisager différents  types  d’intérêts financiers ou autres, d’ordre personnel ou 
concernant l’unité administrative qui emploie l’expert  et la liste suivante, sans être 
exhaustive, est fournie à titre d’orientation. Par exemple, les types suivants de situations 
devraient être déclarés: 

1.  un intérêt de propriété actuel dans une substance, une technologie ou un procédé (par 

exemple la propriété d’un brevet), qui doit être examiné dans le cadre d’une réunion 
ou de travaux, ou qui est lié d’une autre manière à leur objet; 

2.  un intérêt financier actuel, par exemple des actions ou des obligations, dans une entité 

commerciale ayant un intérêt dans le sujet traité lors d’une réunion ou de travaux (sauf 
s’il s’agit d’actions dans un fonds commun de placement ou d’arrangements similaires 
où l’expert n’exerce aucun contrôle sur le choix des titres); 

3.  un emploi, une activité de consultant, une fonction de directeur ou tout autre poste 

occupé au cours des quatre dernières années, rémunéré ou non, dans une entité 
commerciale ayant un intérêt dans le sujet traité par la réunion ou les travaux, ou une 
négociation en cours concernant un emploi éventuel ou une autre association avec 
une telle entité commerciale; 

Annexe F

 

306 

4.  l’accomplissement contre rémunération, au cours des quatre dernières années, d’un 

travail ou d’une recherche quelconques pour le compte d’une entité commerciale ayant 
un intérêt dans le sujet traité par la réunion ou les travaux; 

5.  un paiement ou toute autre forme d’appui, au cours des quatre dernières années, ou 

l’attente de l’appui futur d’une entité commerciale ayant un intérêt dans le sujet traité 
par la réunion ou les travaux, même si l’expert n’en tire aucun avantage personnel, 
mais si sa position ou son unité administrative s’en trouvent avantagées, par exemple 
une subvention ou une bourse ou un autre paiement, pour le financement, par 
exemple, d’un poste ou d’un travail de consultant. 

En ce qui concerne ce qui précède, un intérêt dans une substance, une technologie ou un 
procédé concurrents, ou un intérêt dans une entité commerciale ayant un intérêt en 
concurrence directe, une association avec une telle entité, une activité pour son compte 
ou un appui par celle-ci doivent également être déclarés. 

Comment remplir la déclaration 

Veuillez remplir cette déclaration et la transmettre au secrétariat de la FAO. Tout intérêt 
financier ou autre qui pourrait constituer un conflit d’intérêts réel, potentiel ou apparent 
doit être déclaré (1)  en ce qui vous concerne ainsi qu’un partenaire,  et  (2)  en ce qui 
concerne l’unité administrative qui vous emploie. Il suffit d’indiquer le nom de l’entité 
commerciale  et la nature de l’intérêt, sans préciser les montants (mais vous pouvez le 
faire si vous estimez que ces renseignements sont pertinents pour évaluer l’intérêt en jeu). 
S’agissant des alinéas 1 et 2 de la liste ci-dessus, l’intérêt doit être déclaré uniquement 
s’il est actuel. Concernant les alinéas 3, 4 et 5, tout intérêt au cours des quatre dernières 
années doit être déclaré. Si l’intérêt n’est plus actuel, veuillez indiquer l’année où il a 
cessé.  Pour ce qui est de l’alinéa 2, l’intérêt  cesse lorsqu’un poste financé n’est plus 
occupé, ou si la période d’une bourse ou l’appui à une activité a pris fin.  

Évaluation et résultats 

Les informations que vous présentez seront utilisées pour évaluer si les intérêts déclarés 
constituent un conflit d’intérêts réel, potentiel ou apparent appréciable. Ce conflit d’intérêt 
fera que, en fonction de la situation (i) il vous sera demandé de ne pas prendre part à la 
partie de la discussion ou des travaux touchant cet intérêt, (ii) il vous sera demandé de ne 
pas participer à la réunion ou aux travaux, ou (iii) si la FAO juge que cela est adapté aux 
circonstances particulières, et avec votre accord, vous prenez part à la réunion ou aux 
travaux et votre intérêt est dévoilé publiquement. 

Les informations fournies dans ce formulaire seront mises à la disposition de personnes 
extérieures à la FAO uniquement lorsque l’objectivité de la réunion ou des travaux est 
remise en question de telle sorte que le directeur général considère que la divulgation est 
dans l’intérêt supérieur de l’Organisation, et uniquement après vous avoir consulté au 
préalable.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Content      ..     8      9      10      11     ..