Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 9

 

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Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 9

 

 

8.23 

Sacs de stockage traités longue durée (LB), suite 

 

243 

8.23.4.2 

Résistance à la rupture de la couture du dessous 

(ISO 13935-

1) (Notes 7 & 13) 

La résistance minimale moyenne à la rupture de la couture du 
dessous du sac ne doit pas être inférieure à [ ] N.  

 

8.23.5  Stabilité à l’entreposage 

8.23.5.1 

Stabilité  chimique  à température  élevée

  (CIPAC  MT 46.3.4) 

(Note 10) 

Après un stockage à 54 

±

 2 °C (Note 11) pendant deux semaines, la 

teneur d’ingrédient actif déterminée ne doit pas être inférieure à 95 
pour cent, par rapport à la teneur moyenne déterminée trouvée avant 
le stockage (Note 12) et le produit doit continuer à se conformer aux 
clauses pour: 

- le ratio des isomères (8.22.2.3), le cas échéant, 
- l’indice de résistance au lavage (8.22.2.4), 
- les impuretés pertinentes (8.22.3.1), le cas échéant. 

8.23.5.2 

Stabilité  physique  des sacs à température  élevée

  (MT 46.3) 

(Note 13) 

Après un stockage à 54 

±

 2 °C pendant deux semaines, le produit 

doit continuer à se conformer aux clauses pour les propriétés 
physiques: 

-  la moyenne de résistance à la rupture et de  l’allongement à la 
rupture

 

(8.22.4.1), 

- la résistance à la rupture de la couture du dessous

 

(8.22.4.2), 

 
8.23.6 

Résistance aux UV 

(ISO 4892-3:2008, Tableau 4, Méthode A, cycle n°1) 

(Note 14), le cas échéant 

Les sacs doivent conserver au moins % d’ingrédient actif après une exposition aux 
rayons UV et aux intempéries pendant 144 h, et la résistance à la rupture de la 
couture du dessous ne doit pas être inférieure à 50 pour cent de la mesure 
originale, sans exposition aux UV. 

________________________ 

Note 1 

La spécification peut s’appliquer aux sacs en vrac ou aux sac composés qui peuvent être 
de capacités différentes et composés de bandes tissées ou non tissées. Les sacs doivent 
être faits en polymère vierge, par ex. polypropylène ou PEHD et peuvent être blancs ou 
de couleur. Ces sacs sont censés durer au moins deux ans dans l’entrepôt.  

Note 2 

De petites longueurs occasionnelles de fils lâches présentes dans les sacs composés ne 
sont pas considérées comme une substance étrangère. 

Note 3 

Les sacs de stockage traités avec un pesticide de longue durée sont censés conserver 
leur activité biologique et leur résistance à la traction pendant leur durée de vie et au 
cours d’une exposition aux UV pendant un nombre spécifié d’heures lorsqu’ils sont testés 
selon la Note 14. 

Note 4 

L’inflammabilité du produit ne fait pas partie de la spécification mais elle doit être mesurée 
par le fabricant, selon la 16 CFR Part 1610, et le résultat doit figurer sur l’emballage. 

8.23 

Sacs de stockage traités longue durée (LB)

 

244 

Note 5 

Les méthodes d’identification et de détermination de la teneur en principe actif doivent 
être celles de la CIPAC, l’AOAC ou équivalentes.

 

Si les méthodes n’ont pas encore été 

publiées, alors tous les détails, avec les données appropriées de la validation de la 
méthode, doivent être soumis à la FAO/OMS par l’auteur de la proposition.  Le plan 
d’échantillonnage doit prendre en considération la variation à l’intérieur du produit. Pour 
la teneur en principe actif, l’homogénéisation de l’échantillon avant de prendre des 
portions avant et après le stockage, et la conservation de l’échantillon dans une bouteille 
à capsule sont recommandées. 

Note 6 

Un plan d’échantillonnage recommandé est présenté dans la Figure 1. Les échantillons 
doivent être suffisamment importants pour mener tous les tests nécessaires  et être 
représentatifs du tissu. Sauf lorsque les coutures doivent être testées, ne pas tester le 
produit à moins de 10 cm des coutures ou des lisières.  

 

Utiliser des ciseaux pointus, ou l’équivalent, pour minimiser les dommages aux fibres et 
au tissu et éviter ainsi tout biais consécutif dans les résultats de certains tests. Rouler les 
bandes ou les carrés et les placer dans des feuilles d’aluminium neuves, propres et 
étiquetées avant l’analyse. Les échantillons doivent être conservés au frais, en évitant 
les sources de chaleur (dont la  lumière directe  du soleil) ou au congélateur, et 
analysés/testés dans un délai minimal. Des portions représentatives (sous-échantillons) 
pour les essais doivent être prélevés comme décrit dans chaque méthode d’essai. 

Note 7 

Les méthodes de détermination du ratio des isomères doivent être validées par les pairs.  

Note 8 

La méthode CIPAC MT 195 pour la détermination de l’indice de résistance au lavage des 
LN a été adoptée comme méthode CIPAC à part entière en 2013, mais la méthode n’a 
pas encore été publiée dans un manuel.  En attendant la publication du manuel, des 
copies de la méthode peuvent être obtenues par le biais du site web de la  CIPAC,

 

http://www.cipac.org/index.php/methods-publications/pre-published-methods

. La 

méthode CIPAC a été élaborée pour les formulations des LN, mais elle est considérée 
comme applicable aux formulations à libération lente basées sur des textiles similaires 
ainsi qu’aux sacs de stockage. 

Note 9 

Les méthodes de détermination des impuretés pertinentes doivent être au minimum 
validées par les pairs. Si elles n’ont pas été publiées, tous les détails de la méthode et 
les données de validation par les pairs doivent être fournis. 

Note 10   La méthode CIPAC MT 46.3.4 pour le stockage accéléré des LN a été adoptée comme 

méthode CIPAC à part entière en 2015, mais la méthode n’a pas encore été publiée dans 
un manuel. En attendant la publication du manuel, des copies de la méthode peuvent 
être obtenues par le biais du site web de la CIPAC, 

http://www.cipac.org/index.php/methods-publications/pre-published-methods

. La 

méthode CIPAC a été élaborée pour les formulations des LN, mais elle est considérée 
comme applicable aux formulations à libération lente basées sur des textiles similaires 
ainsi qu’aux sacs de stockage. 

Note 11  À moins que d’autres températures et durées soient spécifiées. Se référer à la Section 

4.6.2 pour les conditions de stockage alternatives.  

Note 12  Des échantillons du produit prélevés avant et après le test de la stabilité au stockage 

peuvent  être analysés parallèlement  (à savoir après le stockage) afin de réduire les 
erreurs d’analyse. Le fabricant doit démontrer que la conception du sous-échantillonnage 
fournit des portions analytiques homogénéisées pour le test de stabilité avant et après le 
stockage.  

Note 13  La méthode CIPAC MT 46.3.2 est utilisée lorsque le sac entier est stocké à 54 

±

 

2 °C 

pendant 2 semaines afin  de tester les propriétés physiques et des échantillons 
appropriés sont prélevés après le stockage du sac. 

Note 14  Le test des rayons UV et des intempéries doit être mené selon la procédure donnée en 

ISO 4892-3:2006, Tableau 4, Méthode A, Cycle n°1. 

 

 

8.23 

Sacs de stockage traités longue durée (LB), suite 

 

245 

Figure 1  Les six positions recommandées, trois de chaque côté, couper le long de la diagonale à 

au moins 10 cm de toute bordure pour faire un échantillon représentatif  de l’unité de 
produit. 

 

 

Panneau 1 

Panneau 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

247 

9. 

DIRECTIVES  RELATIVES AUX SPÉCIFICATIONS  DES  PESTICIDES 

BACTÉRIENS 

 

Note: les directives relatives aux spécifications pour les pesticides bactériens (bactéries, 
champignons, virus, levures et autre) font actuellement (début 2016) l’objet d’une révision 
majeure et une nouvelle version est censée être disponible au téléchargement depuis 
les sites web respectifs de la FAO et de l’OMS d’ici fin 2016. En attendant, les directives 
relatives aux spécifications de ces catégories demeurent valables jusqu’à  leur 
remplacement par la nouvelle version. 

 

PESTICIDES BACTÉRIENS  

PRÉMÉLANGES 

 

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK) 

FORMULATIONS SOLIDES POUR DISPERSION 

 

9.11  Larvicides bactériens en poudres mouillables (WP) 

9.12  Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l'eau 

(WG) 

9.13  Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l'eau 

(WT) 

FORMULATIONS LIQUIDES POUR DISPERSION 

 

9.21  Larvicides bactériens en concentrés fluidifiables (SC) 

 

PESTICIDES VIRAUX 

 

 

PESTICIDES FONGICIDES 

 

 

 

9.1. 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK) 

 

248 

9. 

DIRECTIVES  RELATIVES AUX SPÉCIFICATIONS DES PESTICIDES 
BACTÉRIENS 

Introduction 

S’il y a lieu, les directives, clauses et limites à adopter pour les spécifications des 
larvicides bactériens sont similaires à celles identifiées dans les Sections 4 à 8 de 
ce Manuel.  La justification des exigences et objectifs qui diffèrent est décrite ci-
dessous. En plus de ces différences, lorsque l’utilisation de formulations de Bti est 
proposée dans de l’eau potable, la couleur, le goût et l’odeur doivent être inclus 
dans les spécifications. La teneur maximale en contaminants microbiens doit 
encore être déterminée, en cas d’utilisation pour de l’eau potable ou toute autre 
application de santé publique. 

Description du produit. Le principe actif est décrit en termes de genre, espèce et 
souche de la bactérie. La description doit également inclure des informations sur 
la couleur, l’odeur et le goût si le produit est prévu pour une application à l’eau 
potable. 

Identité du principe actif. Le but est de permettre l’identification de l’espèce et de 
la souche de la bactérie et d’identifier la collection de cultures de réputation 
internationale d’où peut être obtenu un matériau de référence étalon aux fins de 
vérification de la conformité aux spécifications.  

Teneur en principe actif.  Le but est d’assurer que la teneur en principe actif est 
décrite sans équivoque et une méthode de dosage de l’activité biologique (toxicité 
sur les moustiques cibles) est fournie à cet effet.  

Impuretés,  microbiennes.  Le but est de limiter la teneur en contaminants 
microbiens qui pourraient autrement accroître les risques associés à la 
manipulation ou nuire à l’efficacité du matériau. À la différence de la plupart des 
autres impuretés, les impuretés microbiennes sont introduites facilement lors de 
l’échantillonnage et leur nombre peut augmenter avec le temps. L’échantillonnage 
et les méthodes des tests doivent être menés en utilisant des installations conçues 
spécialement et du personnel qualifié. La pertinence des impuretés microbiennes, 
et de leurs limites, ne peut pas être déterminée à l’aide de l’approche décrite dans 
la  Section  3.1.D  alors, à présent, elles sont déterminées au cas par cas par 
l’OMS/PCS. 

Impuretés,  chimiques.  Cette  clause  est prévue spécifiquement pour limiter la 
teneur en bêta-exotoxine et, par conséquent, la possibilité d’effets néfastes sur les 
organismes non cibles.  

Stabilité au stockage. Les pesticides microbiens ne se prêtent pas nécessairement 
au test MT 46.3 de la CIPAC et, par conséquence, cette clause est traitée au cas 
par cas.

9.1. 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK) 

249 

9.1 

 

PRÉMÉLANGES DE LARVICIDES BACTÉRIENS (TK) 

Note pour la préparation des projets de spécifications. Ne pas omettre de clauses ou 
insérer des clauses supplémentaires, ni insérer de limites qui soient plus permissives que 
celles données dans les lignes directrices, sans se référer à la Section  4. À partir des 
« Notes »  fournies à la fin de ces lignes directrices, intégrer seulement celles qui sont 
applicables à la spécification particulière. 

 

…… [Genre, espèce, sous-espèce et souche de la bactérie]  

PRÉMÉLANGE 

[numéro CIPAC]/TK (mois & année de publication) 

 

9.1.1  Description (Note 1) 

Le produit  se compose de …… [

genre, espèce, sous-espèce 

et souche de la 

bactérie] ainsi que des sous-produits connexes de la voie de fabrication et doit être 
sous la forme de [description physique], exempt de toute matière étrangère visible 
et d’agents modificateurs ajoutés, à l’exception des stabilisateurs (conservateurs) 
et des agents de fluidité (Note 2), le cas échéant.  

 

9.1.2  Principe actif (Note 3) 

9.1.2.1 

Identité

 

Le principe actif doit répondre à un test d'identité et, lorsqu’il demeure 
un doute sur l'identité, il doit répondre à au moins un test 
supplémentaire.  

9.1.2.2 

Teneur en principe actif (activité biologique)

 

La teneur en  …… [

Genre,  espèce, sous-espèce

  et souche de la 

bactérie]  doit être déclarée en Unités Toxiques  Internationales 
(UTI/mg produit), et une fois déterminée par la méthode décrite dans 
la Note 4, l’activité biologique moyenne ne doit pas être inférieure à 
90 pour cent de la teneur minimale déclarée. 

 

9.1.3  Impuretés pertinentes et contaminants 

9.1.3.1 

Contaminants microbiens et impuretés

 

(Note 5.) 

9.1.3.2 

Impuretés chimiques

 

Le produit doit être exempt de bêta-exotoxine lorsqu’il est soumis à 
l’essai de toxicité sur les larves de mouches (Notes 6 et 7) ou à une 
méthode CLHP équivalente. 

9.1.3.3 

Eau

 (méthode d’essai M7R1 de l’OMS) 

Maximum … g/kg (Note 8). 

 

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK)

 

250 

9.1.4  Propriétés physiques 

9.1.4.1 

Intervalle de pH

 (CIPAC MT 75.3), le cas échéant 

Intervalle de pH … à … 

 

9.1.5  Stabilité au stockage 

9.1.5.1

 Stabilité à température élevée 

(Méthode à élaborer – Note 9.) 

________________________ 

Note 1    Le pré-mélange est l’organisme axénique unique (« pur ») avec toutes les composantes 

biologiques pertinentes qui lui sont associées, par ex. les toxines, les parties cellulaires 
et les spores. La description doit inclure des informations sur toute modification génétique 
de la souche utilisée. 

Note 2 

Un agent de fluidité peut être requis pour réduire l’électricité statique et l’agglomération 
des particules. 

Note 3 

Des informations doivent être fournies sur la source et les caractéristiques d’identification 
du matériel de référence pouvant être obtenu auprès d’une institution reconnue au plan 
international. 

Note 4 

Détermination  de l’activité biologique (toxicité) du 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

 et des produits 

B. sphaericus

 

Principes 

 

 

L’activité biologique est testée en comparant la mortalité des larves de moustiques 

produite par le produit soumis à l’essai à la mortalité produite par la norme de référence 
correspondante. L’activité biologique est mesurée en Unités toxiques internationales 
(UTI) par mg de produit. 

 

 

Actuellement il y a deux poudres de référence internationalement reconnues qui 

permettent de déterminer l’activité biologique à l’aide de bio-essais  des préparations 
bactériennes sur les larves de moustiques, lorsqu’elles sont utilisées en conjonction avec 
les méthodes décrites ci-dessous. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis 

(

Bti

)  est comparée  à celle d’une poudre de référence lyophilisée  (IPS82, 

souche  1884)  de cette espèce bactérienne, en utilisant des larves de 

Aedes aegypti

 

(souche  Bora Bora)  au début du quatrième stade.  La toxicité de  IPS82  a une toxicité 
attribuée arbitrairement de 15 000 UTI/mg de poudre contre cette souche d’insectes. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus sphaericus

  (

Bsph

)  est 

déterminée par rapport à une poudre de référence lyophilisée (SPH88, souche 2362) de 
cette espèce bactérienne en utilisant des larves de 

Culex pipiens

 (souche Montpellier) 

au début du quatrième stade. La toxicité de SPH88 a une toxicité attribuée arbitrairement 
de 1 700 ITU/mg de poudre contre cette souche d’insectes.  

 

 

La toxicité de toutes les préparations bactériennes basées sur les 

Bti

 ou 

Bsph

 peut 

être déterminée par rapport aux poudres étalons ci-dessus. La toxicité (UTI/mg)  des 
produits testés est déterminée selon la formule suivante: 

 

titre (ITU/mg) du produit testé =  

 titre standard (ITU/mg) x LC

50

 (mg/l) standard 

 

 

LC

50

 (mg/l) inconnue "X" 

 

 

L’utilisation de poudres

 

larvicides bactériennes de référence alternatives et/ou de 

souches alternatives de moustiques dans ce test doit être abordée avec prudence car il 
est inévitable qu’il en sera obtenu des résultats différents. Ces alternatives doivent être 
soumises à un étalonnage croisé soigné par rapport aux poudres et/ou souches de 
référence identifiées ci-dessus. Dans l’idéal, cet étalonnage croisé doit être mené par un 
groupe de laboratoires experts indépendants. Les poudres/souches, et les données de 
l’étalonnage croisé qui les appuieront, doivent être mises à la disposition de quiconque 
souhaite utiliser, ou vérifier, le test avec les poudres/souches alternatives. 

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK), suite 

251 

 

Méthode 

 

Appareils et réactifs 

Agitateur ou homogénéisateur à entraînement supérieur 
Bain de glace (conteneur de glace pilée). 

 

Balance analytique (précise à ± 0.1 mg). 

 

Balance à plateau supérieur (précise à ± 10 mg), de préférence avec fonction de tare. 

 

Eau désionisée. 

 

Agent de mouillage (par ex. Tween 80). 

 

Verre borosilicaté ou béchers en plastiques de 200 ml. 

 

Bouteille en verre transparent de 500 ml à large ouverture et bouchon à vis.  

 

Bouteilles en verre transparent de 100 ml à bouchon à vis. 

 

Micropipette. 

 

Pipette de 10 ml. 

 

Tubes en plastique de 12 ml avec bouchons ou capuchons. 
Gobelets en plastique ou en papier ciré de 200 ml.

 

(i) Préparation des suspensions étalons de référence pour l’étalonnage du titrage 

biologique 

 

 

Avant de préparer la  suspension,  vérifier que l’agitation/mélange de l’agent 

mouillant/eau, décrit dans le paragraphe suivant, n’entraîne pas la formation de mousse. 
Si c’est le cas, diluer (par ex. 1:10) l’agent mouillant avant utilisation.  

Peser avec précision  environ  50 mg (à 0,1 mg  près)  de la poudre étalon de 

référence et la transférer dans un bécher de 200 ml avec 100 ml d’eau désionisée (elle 
peut être transférée directement dans la bouteille de 500 ml si l’ouverture est assez large 
pour accepter la tête de l’agitateur/mélangeur). Laisser le mélange reposer 30 mn  et 
ajouter une petite goutte  (environ 0,2 mg) d’agent mouillant. Placer le bécher dans le 
bain de glace et agiter ou mélanger le mélange pendant deux minutes. Vérifier 
visuellement la présence éventuelle de grosses particules restantes et reprendre 
l’agitation ou le mélange s’il y en a. Peser ou tarer la bouteille de 500 ml et y transférer 
la  suspension/solution,  rincer soigneusement et minutieusement le bécher et 
l’agitateur/mélangeur.  Ajouter encore de l’eau désionisée pour parvenir à un poids du 
contenu de 500 g (500 ml), fermer la bouteille et secouer vigoureusement pour mélanger 
le contenu. Confirmer, par examen microscopique d’une petite aliquote, qu’il ne demeure 
aucun agrégat de spores et de cristaux. S’il y en a encore, le contenu doit de nouveau 
être agité/mélangé dans le bain de glace. Cette suspension/solution primaire contient 1 
mg/10 ml et doit être secouée vigoureusement immédiatement avant d’enlever les 
aliquotes. 

 

 

Transférer  10 ml d’aliquotes  de  la solution/suspension  primaire dans des tubes 

propres de 12 ml qui sont bouché/fermés immédiatement. En transférant un certain 
nombre d’aliquotes, bouchonner et secouer la  suspension/solution  primaire à des 
intervalles n’excédant pas trois minutes car les spores et les cristaux se sédimentent 
rapidement dans l’eau. Les aliquotes peuvent être stockées pendant un mois à 4 °C et 
pendant  deux ans dans un congélateur à  -18  °C.  Chacune contient  1 mg de poudre 
étalon. 

Pour préparer une «  solution mère  », peser ou tarer une bouteille de 100 ml. 

Transférer une des aliquotes de 10 ml dans la bouteille de 100 ml, rincer soigneusement 
au moins deux fois avec de l’eau désionisée, et remplir jusqu’à un total de 100 g. Secouer 
le mélange vigoureusement (ou utiliser le mélangeur) pour produire une suspension 
homogène. Les aliquotes congelées doivent être homogénéisées soigneusement avant 
utilisation car les particules s’agglomèrent durant la congélation. La « solution  mère » 
contient 10 mg/l.

 

 

 

À partir de la « solution mère », les dilutions suivantes sont préparées directement 

dans des gobelets en plastique remplis (en pesant) avec 150 ml d’eau désionisée. Dans 
chaque gobelet, 25 larves au début du stade L4 de 

Aedes aegypti 

ou de 

Culex pipiens

 

(en fonction des espèces bactériennes à tester: 

Aedes

 pour 

Bti 

et larves de 

Culex

 pour 

B. sphaericus

) sont ajoutées d’abord au moyen d’une pipette Pasteur, avant l’ajout des 

suspensions bactériennes. Le volume d’eau ajouté avec les larves est enlevé du gobelet 
(en pesant) et jeté, pour éviter de modifier le volume dans le gobelet.  À  l’aide de 
micropipettes, 600 µl, 450 µl, 300 µl, 150 µl, 120 µl et 75 µl de « solution mère » sont 

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK)

 

252 

ajoutés dans des gobelets distincts et les solutions mélangées pour produire des 
concentrations finales de 0,04, 0,03, 0,02, 0,01, 0,008 et 0,005 mg/l, respectivement, de 
la poudre étalon de référence. Quatre gobelets identiques sont utilisés pour chaque 
concentration et un comme témoin, qui contient seulement 150 ml d’eau désionisée. 

 
 

(ii) Préparation des suspensions du produit à tester 

 

 

Pour le titrage biologique des préparations de produits secs (TK, WP, WG, WT) de 

toxicité inconnue, un homogénat initial est fait de la même manière que celle décrite pour 
la poudre étalon de référence ci-dessus sauf que les déterminations  répétées doivent 
être faites sur des dilutions préparées en pesant des portions d’essai séparées du 
produit. Ce sont donc quatre suspensions/solutions primaires répétées qui doivent être 
préparées. Pour le dosage d’une formulation liquide  (SC),  après une bonne agitation, 
100 mg sont pesés au lieu de 50 mg (la « solution mère » correspondant alors à 20 mg/l). 
Les gobelets et les larves sont préparés comme décrit ci-dessus et des dilutions 
comparables sont préparées en ce qui concerne la norme de référence. 

 

 

Pour les produits à la toxicité inconnue, effectuer des titrages biologiques de 

détermination de la gamme, à l’aide d’une large gamme de concentrations du produit à 
l’essai pour déterminer sa toxicité approximative. Les résultats sont ensuite utilisés pour 
déterminer une plage plus étroite de concentrations pour  un titrage biologique plus 
précis.

 

 

(iii) Détermination de la toxicité 

 

 

Aucune nourriture n’est ajoutée pour les larve de 

Aedes

. Pour le titrage biologique 

des 

Culex

, un extrait de levure finement moulue (1,5 mg) est ajouté à l’eau et mélangé 

pour produire une concentration de 10 mg/l. Tous les tests doivent être menés à 28 ± 2 
°C,  avec  un cycle  12 heures de lumière/12  heures d’obscurité.  Pour éviter les effets 
néfastes de l’évaporation de l’eau en cas de faible humidité, l’humidité relative doit être 
maintenue à 50 ± 15%, si possible. 

 

 

Chaque série de de titrages biologiques doit de préférence impliquer  6 

concentrations x 4 répliques x 25 larves pour l’étalon de référence et l’inconnu et 100 
larves pour le témoin. Le but est d’identifier une gamme de concentrations qui donnent 
une mortalité entre 5 et 95% (car 100 larves sont utilisées). Les données donnant 0 ou 
100%  de mortalité sont ignorées pour le calcul de la CL

50

.  Pour préparer une courbe 

dose-réponse valide, seules les concentrations donnant des valeurs entre 95% et 5% de 
mortalité doivent être utilisées. Au moins deux points de dilution doivent être supérieurs 
à la  CL

50

  et deux inférieurs,  pour garantir la validité de la valeur.  La sensibilité de la 

colonie d’insectes peut exiger qu’une série de six dilutions légèrement différentes soit 
utilisée. 

 

 

La mortalité est déterminée à 24 et 48 h en comptant le nombre de larves vivantes 

restantes. En cas de nymphose, les pupes doivent être enlevées et leur nombre exclu 
du calcul. Si plus de cinq pour cent des larves se nymphosent, le test est invalidé car les 
larves n’ingèrent rien avant la nymphaison et trop de larves ont survécu uniquement 
parce qu’elles étaient trop âgées. Du fait de l’action destructrice très rapide du 

Bti,

 il n’y 

a généralement pas de différence entre la mortalité à 24 heures et à 48 heures. Dans ce 
cas, le compte à 48 heures confirme la lecture à 24 heures et offre une vérification de 
l’influence possible de facteurs autres que les composantes du 

Bti

.  La mortalité est 

enregistrée à 48 h pour les préparations du 

Bsph

, en raison de son taux d’action plus 

lent. 

 

 

Si la mortalité du groupe témoin dépasse 5%,  les mortalités des groupes traités 

doivent être traitées selon la formule d’Abbott [Abbott, W. S. (1925). Méthode pour 
calculer l’efficacité d’un insecticide. 

Journal of Economic Entomology

18

, 265-267]: 

 

 

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK), suite 

253 

 

 

X – Y 

pourcentage (%) témoin 

———— 

 

 

X x 100 

 

où 

X  =  % de survie dans l’échantillon témoin, 

 

Y  =  % de survie dans l’échantillon traité. 

Les tests  avec une mortalité de l’échantillon témoin supérieure à 10%,  ou une 

nymphaison supérieure à 5%, doivent être écartés. Des lignes de régression mortalité-
concentration  peuvent être dessinées sur du papier  gausso-logarithmique mais c’est 
plutôt subjectif.  Il est préférable  d’utiliser un programme statistique, comme SAS, qui 
intègre une analyse Log Probit. Avec un tel programme statistique, la formule d’Abbott 
n’est pas nécessaire car la correction est effectuée automatiquement par le programme. 
La toxicité d’une préparation inconnue est déterminée par l’estimation et la comparaison 
des CL

50

 du produit testé et des préparations étalons de référence, à l’aide des formules 

décrites ci-dessus. La toxicité des préparations 

Bti

 est définie par le compte à 24 h après 

le début du test,  tandis que la toxicité du 

Bsph

  est définie par le compte après  48 h 

d’exposition larvaire.  

 

 

Pour une précision accrue, les titrages biologiques doivent être répétés sur au 

moins trois jours différents, en même temps que le titrage de l’étalon de référence, et 
l’écart type des moyennes doit être calculé. Une série de tests est valide si l’écart type 
relatif (ETR ou coefficient de variation, CV) est inférieur à 25 pour cent. 

 

(iv) Production des larves des tests 

 

 

Les larves L4 sont représentatives de la sensibilité totale de la population cible et 

pratiques à gérer. Il est très important d’utiliser une population homogène du début du 
quatrième stade, qui est obtenue dans les cinq jours suivant l’éclosion en utilisant les 
méthodes d’élevage normalisées. 

 

 

Pour  les 

Aedes

 

aegypti, 

les œufs sont pondus  dans un gobelet recouvert d’un 

papier filtre et rempli au tiers d’eau désionisée. Le papier est séché à température 
ambiante et conservé plusieurs mois en le stockant dans un sac plastique scellé à 
température ambiante. Lorsque des larves sont nécessaires, le papier est immergé dans 
de l’eau déchlorée. Pour synchroniser l’éclosion, ajouter l’alimentation des larves dans 
l’eau 24 heures avant d’ajouter les œufs. La croissance bactériologique va désoxygéner 
l’eau et déclencher l’éclosion des œufs.  Cela pousse généralement le premier stade 
larvaire à éclore dans les 12 heures. Ces larves sont ensuite transférées dans un 
conteneur (25 x 25 cm de profondeur) contenant 2 litres d’eau déchlorée pour obtenir 
une population de  500  à 700 larves  par  conteneur.  L’alimentation des larves peut 
consister en des flacons de protéines comme ceux utilisés pour les poissons d’aquarium, 
ou des biscuits pour chat en poudre, et les conteneurs sont conservés à 25 ± 2 °C. Il est 
important  que la quantité d’aliments reste faible pour éviter une forte croissance 
bactérienne qui tue les larves. Plusieurs séances d’alimentation à un ou deux jours 
d’intervalle et une observation quotidienne est ce qu’il y a de mieux. Si l’eau devient 
trouble, remplacer toute l’eau en filtrant les larves et en les transférant dans un récipient 
propre avec de l’eau propre et de l’alimentation. Cinq à sept jours plus tard, on devrait 
obtenir une population homogène au début du quatrième stade larvaire (âgés de 5 jours 
et longs de 4 à 5 mm). 

 

 

Pour les larves de 

Culex pipiens

,  il est plus difficile d’obtenir une population 

homogène du quatrième  stade larvaire. Tout d’abord, un grand nombre de nacelles 
d’œufs doivent être pondues et collectées le même jour. Ils peuvent être stockés à 15-
18 °C afin d’accumuler plus d’œufs pour l’éclosion. Les premiers stades larvaires sont 
fragiles et ne doivent donc pas être manipulés.  Le développement vers le deuxième 
stade larvaire prend généralement 3 à 4 jours à  25  ±  2  °C  après la ponte des  œufs. 
Lorsqu’ils sont prêts, les deuxièmes stades larvaires sont regroupés dans un bac avec 
trois litres d’eau déchlorée de 4 à 6 cm de profondeur –  800 à 1 000 larves par bac. 
L’alimentation (extrait de levure et biscuits pour chiens ou chats) est fournie selon les 
besoins. Les quatrièmes stades larvaires précoces convenant aux tests sont 
généralement obtenus au bout de sept jours, même si parfois il faut huit ou neuf jours.  

Note 5 

Les teneurs maximales acceptables de contaminants microbiens n’ont pas encore été 
déterminées.  

9.1 

Prémélanges de larvicides bactériens (TK)

 

254 

Note 6 

Essai de toxicité sur les larves de mouches: Bond R. P. M., 

et al

.  The thermostable 

exotoxin of 

Bacillus thuringiensis

. In: Burges H. D. et Hussey N. W., eds. Microbial control 

of insects and mites. Academic Press, London, 1971.  

Note 7 

Aucun test n’est requis si le fabricant a montré que la souche de 

Bacillus thuringiensis 

n’est pas capable de produire de bêta exotoxine. Aucun test n’est requis pour les 

Bacillus 

sphaericus

, car cette espèce n’est pas connue pour produire des exotoxines. 

Note 8 

Généralement, la teneur en eau ne doit pas dépasser 5% afin d’empêcher la dégradation 
prématurée du produit. 

Note 9 

Les larvicides microbiens doivent être entreposés à des températures fraîches mais des 
tests accélérés de stabilité au stockage seraient extrêmement utiles pour des contrôles 
rapides de la stabilité au stockage des produits. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode 
normalisée. En l’absence de test accéléré de la stabilité au stockage, il est recommandé 
que les normes minimales suivantes soient respectées:  

a)  pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés à 5 ºC pendant 2 ans; et  

b)   pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés entre 20 et 25 ºC pendant 1 an.  

Ces tests de la stabilité au stockage doivent être effectués à l’aide d’échantillons de 
produits représentatifs et l’activité biologique doit être évaluée à l’aide des méthodes 
d’essai décrites dans la Note 4. 

Les résultats du test de l’activité biologique peuvent varier jusqu’à ± 25% de la moyenne 

et cela doit être pris en compte en déterminant la perte d’activité. Si les données des 
tests sur un et  deux ans ne sont pas disponibles au moment de la rédaction d’une 
spécification, une estimation de la stabilité au stockage peut être acceptable, en 
attendant la fin des tests. 

 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP)

 

255 

9.11 

LARVICIDES BACTÉRIENS EN POUDRES MOUILLABLES (WP) 

Note pour la préparation des projets de spécifications. Ne pas omettre de clauses ou 
insérer des clauses supplémentaires, ni insérer de limites qui soient plus permissives que 
celles données dans les lignes directrices, sans fournir de justification. À partir des 
« Notes »  fournies à la fin de ces lignes directrices, intégrer seulement celles qui sont 
applicables à la spécification particulière.  

 

…… [Genre, espèce, sous-espèce et souche de la bactérie]  

POUDRE MOUILLABLE 

[numéro CIPAC]/WP (mois & année de publication) 

 

9.11.1  Description (Note 1) 

Le produit  se compose d’un mélange homogène de  …… [

genre, espèce, sous-

espèce 

et souche de la bactérie] (Note  2)  conforme aux exigences de la 

spécification de  l’OMS  ……,  ainsi que des charges et de tout autre agent de 
formulation nécessaire. La formulation doit être sèche, fluide et exempte de toute 
matière étrangère visible et de grumeaux durs. La formulation doit être …… en 
couleur. 

 

9.11.2  Principe actif (Note 3) 

9.11.2.1 

Identité

 

Le principe actif doit répondre à un test d'identité et, lorsqu’il demeure 
un doute sur l'identité, il doit répondre à au moins un test 
supplémentaire.  

9.11.2.2 

Teneur en principe actif (activité biologique)

 

La teneur en …… [

Genre, espèce, sous-espèce

  et souche de la 

bactérie] doit être déclarée en Unités Toxiques Internationales 
(UTI/mg produit), et une fois déterminée par la méthode décrite dans 
la Note 4, l’activité biologique moyenne ne doit pas être inférieure à 
90 pour cent de la teneur minimale déclarée. 

 

 

9.11.3 Impuretés pertinentes et contaminants 

9.11.3.1 

Contaminants microbiens

  

(Note 5) 

9.11.3.2 

Impuretés chimiques

 

Le produit doit être exempt de bêta-exotoxine lorsqu’il est soumis à 
l’essai de toxicité sur les larves de mouches (Notes 6 et 7) ou à une 
méthode CLHP équivalente.  

9.11.3.3 

Eau

 (CIPAC MT 75.3) 

Maximum …… g/kg (Note 8). 

 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP)

 

 

256 

9.11.4  Propriétés physiques 

9.11.4.1 

Intervalle de pH 

(CIPAC MT 75.3), le cas échéant 

Intervalle de pH …… à …… 

9.11.4.2 

Mousse persistante

 (CIPAC MT 47.3) (Note 9) 

Maximum: …… ml après une minute. 

9.11.4.3 

Test du tamis humide

 (CIPAC MT 185) 

Maximum: ……% de la  formulation  doit être retenu sur un tamis 
d’essai de ...... µm. 

9.11.4.4 

Suspensibilité

 (CIPAC MT 184) (Note 10) 

Un minimum de ……% du produit doit être en suspension après 30 
mn dans de l’eau-étalon D CIPAC à 30 ± 2 

ο

C (Note 11). 

9.11.4.5 

Mouillabilité 

(CIPAC MT 53.3) (Note 12) 

La formulation doit être complètement mouillée en …… mn. 

 

9.11.5  Stabilité au stockage 

9.11.5.1

 Stabilité à température élevée 

(Méthode à élaborer – Note 13) 

________________________ 

Note 1 

En plus des caractéristiques décrites dans la clause, l’odeur et le goût peuvent également 
être des critères importants d’acceptabilité du produit lorsque le produit est destiné à être 
appliqué dans l’approvisionnement d’eau potable. Il n’y a pas de tests objectifs ou 
concordants pour déterminer l’acceptabilité de ces caractéristiques. Si l’odeur et le goût 
doivent être vérifiés, il est recommandé que, à cet effet, le produit soit dilué au taux le 
plus élevé d’utilisation. 

Note 2 

L’organisme unique axénique («  pur  ») avec toutes les composantes biologiques 
pertinentes qui lui sont associées, par ex. les toxines, les parties cellulaires et les spores. 
La description doit inclure des informations sur toute modification génétique de la souche 
utilisée.  

Note 3 

Des informations doivent être fournies sur la source et les caractéristiques d’identification 
du matériel de référence pouvant être obtenu auprès d’une institution reconnue au plan 
international. 

Note 4 

Détermination de l’activité biologique (toxicité) du 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

 et des produits 

B. sphaericus

 

Principes 

 

 

L’activité biologique est testée en comparant la mortalité des larves de moustiques 

produite par le produit soumis à l’essai à la mortalité produite par la norme de référence 
correspondante. L’activité biologique est mesurée en Unités toxiques internationales 
(UTI) par mg de produit. 

 

 

Actuellement il y a deux poudres de référence internationalement reconnues qui 

permettent de déterminer l’activité biologique à l’aide de titrages biologiques des 
préparations bactériennes sur les larves de moustiques, lorsqu’elles sont utilisées en 
conjonction avec les méthodes décrites ci-dessous.  

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

  (

Bti

) est comparée à celle d’une poudre de référence lyophilisée (IPS82, 

souche 1884) de cette espèce bactérienne, en utilisant des larves de 

Aedes aegypti

 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP), suite 

257 

(souche Bora Bora) au début du quatrième stade. La toxicité de IPS82 a une toxicité 
attribuée arbitrairement de 15 000 UTI/mg de poudre contre cette souche d’insectes. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus sphaericus

  (

Bsph

) est 

déterminée par rapport à une poudre de référence lyophilisée (SPH88, souche 2362) de 
cette espèce bactérienne en utilisant des larves de 

Culex pipiens pipiens

  (souche 

Montpellier) au début du quatrième stade. La toxicité de SPH88 a une toxicité attribuée 
arbitrairement de 1 700 ITU/mg de poudre contre cette souche d’insectes.  

 

 

La toxicité de toutes les préparations bactériennes basées sur les 

Bti

 ou 

Bsph

 peut 

être déterminée par rapport aux poudres étalons ci-dessus. La toxicité (UTI/mg) des 
produits testés est déterminée selon la formule suivante: 

 titre (ITU/mg) du produit testé = titre standard (ITU/mg) x CL

50

 (mg/l) standard 

  

 

 

 

 

CL

50

 (mg/l) inconnue "X" 

 

L’utilisation de poudres larvicides bactériennes de référence alternatives et/ou de 

souches alternatives de moustiques dans ce test doit être abordée avec prudence car il 
est inévitable qu’il en sera obtenu des résultats différents. Ces alternatives doivent être 
soumises à un étalonnage croisé soigné par rapport aux poudres et/ou souches de 
référence identifiées ci-dessus. Dans l’idéal, cet étalonnage croisé doit être mené par un 
groupe de laboratoires experts indépendants. Les poudres/souches, et les données de 
l’étalonnage croisé qui les appuieront, doivent être mises à la disposition de quiconque 
souhaite utiliser, ou vérifier, le test avec les poudres/souches alternatives. 

Méthode 

 

Appareils et réactifs 

homogénéisateur à entraînement supérieur ou agitateur 
Bain de glace (conteneur de glace pilée). 

 

Balance analytique (précise à ± 0.1 mg). 

 

Balance à plateau supérieur (précise à ± 10 mg), de préférence avec fonction de tare. 

 

Eau désionisée. 

 

Agent de mouillage (par ex. Tween 80). 

 

Verre borosilicaté ou béchers en plastiques de 200 ml. 

 

Bouteille en verre transparent de 500 ml à large ouverture et bouchon à vis.  

 

Bouteilles en verre transparent de 100 ml à bouchon à vis. 

 

Micropipette. 

 

Pipette de 10 ml. 
Tubes en plastique de 12 ml avec bouchons ou capuchons. 
Gobelets en plastique ou en papier ciré de 200 ml. 

(i) Préparation des suspensions étalons de référence pour l’étalonnage du titrage 

biologique 

  

Avant de préparer la suspension, vérifier que l’agitation/mélange du mélange agent 

mouillant/eau, décrit dans le paragraphe suivant, n’entraîne pas la formation de mousse. 
Si c’est le cas, diluer (par ex. 1:10) l’agent mouillant avant utilisation.  

Peser avec précision environ 30 mg (à 0,1 mg près) de la poudre étalon de 

référence et la transférer dans un bécher de 200 ml avec 100 ml d’eau désionisée (elle 
peut être transférée directement dans la bouteille de 500 ml si l’ouverture est assez large 
pour accepter la tête de l’agitateur/mélangeur). Laisser le mélange reposer 30 mn et 
ajouter une petite goutte (environ 0,2 mg) d’agent mouillant. Placer le bécher dans le 
bain de glace et agiter ou mélanger le mélange pendant deux minutes. Vérifier 
visuellement la présence éventuelle de grosses particules restantes  et reprendre 
l’agitation ou le mélange s’il y en a. Peser ou tarer la bouteille de 500 ml et y transférer 
la suspension/solution, rincer soigneusement et minutieusement le bécher et 
l’agitateur/mélangeur.  Ajouter encore de l’eau désionisée pour parvenir à  un poids du 
contenu de 500 g (500 ml), fermer la bouteille et secouer vigoureusement pour mélanger 
le contenu. Confirmer, par examen microscopique d’une petite aliquote, qu’il ne demeure 
aucun agrégat de spores et de cristaux. S’il y en a encore, le contenu doit de nouveau 
être agité/mélangé dans le bain de glace. Cette suspension/solution primaire contient 1 
mg/10 ml et doit être secouée vigoureusement immédiatement avant d’enlever les 
aliquotes. 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP)

 

 

258 

  

Transférer 10 ml d’aliquotes de la solution/suspension primaire dans des tubes 

propres de 12 ml qui sont bouché/fermés immédiatement. En transférant un certain 
nombre d’aliquotes, bouchonner et secouer la suspension/solution primaire à des 
intervalles n’excédant pas trois minutes car les spores et les cristaux se sédimentent 
rapidement dans l’eau. Les aliquotes peuvent être stockées pendant un mois à 4 °C et 
pendant  deux ans dans un congélateur à -18 °C. Chacune contient 1 mg de poudre 
étalon. 

Pour préparer une «  solution mère  », peser ou tarer une bouteille de 100 ml. 

Transférer une des aliquotes de 10 ml dans la bouteille de 100 ml, rincer soigneusement 
au moins deux fois avec de l’eau désionisée, et remplir jusqu’à un total de 100 g. Secouer 
le mélanger vigoureusement (ou utiliser le mélangeur) pour produire une suspension 
homogène. Les aliquotes congelées doivent être homogénéisées soigneusement avant 
utilisation car les particules s’agglomèrent durant la congélation. La « solution mère » 
contient 10 mg/l. 
  

À partir de la « solution mère », les dilutions suivantes sont préparées directement 

dans des gobelets en plastique remplis (en pesant) avec 150 ml d’eau désionisée. Dans 
chaque gobelet, 25 larves au début du stade L4 de 

Aedes aegypti

 ou de 

Culex pipiens

 

(en fonction des espèces bactériennes à tester: 

Aedes

 pour 

Bti

 et larves de 

Culex

 pour 

B. sphaericus

) sont ajoutées d’abord au moyen d’une pipette Pasteur, avant l’ajout des 

suspensions bactériennes. Le volume d’eau ajouté avec les larves est enlevé du gobelet 
(en pesant) et jeté, pour éviter de modifier le volume dans le gobelet. À l’aide de 
micropipettes, 600 µl, 450 µl, 300 µl, 150 µl, 120 µl et 75 µl de « solution mère » sont 
ajoutés dans des gobelets distincts et les solutions mélangées pour produire des 
concentrations finales de 0,04, 0,03, 0,02, 0,01, 0,008 et 0,005 mg/l, respectivement, de 
la poudre étalon de référence. Quatre gobelets identiques sont utilisés pour chaque 
concentration et un comme témoin, qui contient seulement 150 ml d’eau désionisée. 

 

 

(ii) Préparation des suspensions du produit à tester 

 

 

Pour le titrage biologique des préparations de produits secs (TK, WP, WG, WT) de 

toxicité inconnue, un homogénat initial est fait de la même manière que celle décrite pour 
la poudre étalon de référence ci-dessus sauf que les déterminations répétées doivent 
être faites sur des dilutions préparées en pesant des portions d’essai séparées du 
produit. Ce sont donc quatre suspensions/solutions primaires répétées qui doivent être 
préparées. Pour le dosage d’une formulation liquide (SC), après une bonne agitation, 
100 mg sont pesés au lieu de 50 mg (la « solution mère » correspondant alors à 20 mg/l). 
Les gobelets et les larves sont préparés comme décrit ci-dessus et des dilutions 
comparables sont préparées en ce qui concerne la norme de référence. 

 

 

Pour les produits à la toxicité inconnue, effectuer des titrages biologiques de 

détermination de la gamme, à l’aide d’une large gamme de concentrations du produit à 
l’essai pour déterminer sa toxicité approximative. Les résultats sont ensuite utilisés pour 
déterminer une plage plus étroite de concentrations pour  un titrage biologique plus 
précis.

 

  

(iii) Détermination de la toxicité 

 

 

Aucune nourriture n’est ajoutée pour les larve de 

Aedes

. Pour le titrage biologique 

des 

Culex

, un extrait de levure finement moulue (1,5 mg) est ajouté à l’eau et mélangé 

pour produire une concentration de 10 mg/l. Tous les tests doivent être menés à 28 ± 2 
°C, avec un cycle 12 heures de lumière/12 heures d’obscurité. Pour éviter les effets 
néfastes de l’évaporation de l’eau en cas de faible humidité, l’humidité relative doit être 
maintenue à 50 ± 15%, si possible. 

 

 

Chaque série de titrages biologiques doit de préférence impliquer 6 concentrations 

x 4 répliques x 25 larves pour l’étalon de référence et l’inconnu et 100 larves pour le 
témoin. Le but est d’identifier une gamme de concentrations qui donnent une mortalité 
entre 5 et 95%  (car 100 larves sont utilisées). Les données donnant 0 ou 100%  de 
mortalité sont ignorées pour le calcul de la CL

50

. Pour préparer une courbe dose-réponse 

valide, seules les concentrations donnant des valeurs entre 95% et 5% de mortalité 
doivent être utilisées. Au moins deux points de dilution doivent être supérieurs à la CL

50

 

et deux inférieurs, pour garantir la validité de la valeur. La sensibilité de la colonie 
d’insectes peut exiger qu’une série de six dilutions légèrement différentes soit utilisée. 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP), suite 

259 

 

 

La mortalité est déterminée à 24 et 48 h en comptant le nombre de larves vivantes 

restantes. En cas de nymphose, les pupes doivent être enlevées et leur nombre exclu 
du calcul. Si plus de cinq pour cent des larves se nymphosent, le test est invalidé car les 
larves n’ingèrent rien avant la nymphaison et trop de larves ont survécu uniquement 
parce qu’elles étaient trop âgées. Du fait de l’action destructrice très rapide du 

Bti,

 il n’y 

a généralement pas de différence entre la mortalité à 24 heures et à 48 heures. Dans ce 
cas, le compte à 48 heures confirme la lecture à 24 heures et offre une vérification de 
l’influence possible de facteurs autres que les composantes du 

Bti

. La mortalité est 

enregistrée à 48 h pour les préparations du 

Bsph

, en raison de son taux d’action plus 

lent. 

Si la mortalité du groupe témoin dépasse 5%, les mortalités des groupes traités 

doivent être traitées selon la formule d’Abbott [Abbott,  W. S. (1925). Méthode pour 
calculer l’efficacité d’un insecticide. 

Journal of Economic Entomology

18

, 265-267]: 

 

 

X – Y 

pourcentage (%) témoin 

———— 

 

 

X x 100 

 

où 

X  =  % de survie dans l’échantillon témoin, 

 

Y  =  % de survie dans l’échantillon traité. 

Les  tests avec une mortalité de l’échantillon témoin supérieure à 10%, ou une 

nymphaison supérieure à 5%, doivent être écartés. Des lignes de régression mortalité-
concentration peuvent être dessinées sur du papier gausso-logarithmique mais c’est 
plutôt subjectif.  Il est préférable d’utiliser un programme statistique, comme SAS, qui 
intègre une analyse Log Probit. Avec un tel programme statistique, la formule d’Abbott 
n’est pas nécessaire car la correction est effectuée automatiquement par le programme. 
La toxicité d’une préparation inconnue est déterminée par l’estimation et la comparaison 
des CL

50

 du produit testé et des préparations étalons de référence, à l’aide des formules 

décrites ci-dessus. La toxicité des préparations 

Bti

 est définie par le compte à 24 h après 

le début du test, tandis que la toxicité du 

Bsph

  est définie par le compte après 48 h 

d’exposition larvaire.  

 

 

Pour une précision accrue, les titrages biologiques doivent être répétés sur au 

moins trois jours différents, en même temps que le titrage de l’étalon de référence, et 
l’écart type des moyennes être calculé. Une série de tests est valide si l’écart type relatif 
(ETR ou coefficient de variation, CV) est inférieur à 25 pour cent. 

 

(iv) Production des larves des tests 

 

 

Les larves L4 sont représentatives de la sensibilité totale de la population cible et 

pratiques à gérer. Il est très important d’utiliser une population homogène du début du 
quatrième stade, qui est obtenue dans les cinq jours suivant l’éclosion en utilisant les 
méthodes d’élevage normalisées. 

 

 

Pour les 

Aedes

 

aegypti, 

les œufs sont pondus dans un gobelet recouvert d’un 

papier filtre et rempli au tiers d’eau désionisée. Le papier est séché à température 
ambiante et conservé plusieurs mois en le stockant dans un sac plastique scellé à 
température ambiante. Lorsque des larves sont nécessaires, le papier est immergé dans 
de l’eau déchlorée. Pour synchroniser l’éclosion, ajouter l’alimentation des larves dans 
l’eau 24 heures avant d’ajouter les œufs. La croissance bactériologique va désoxygéner 
l’eau et déclencher l’éclosion des œufs. Cela pousse généralement le premier stade 
larvaire à éclore dans les 12 heures. Ces larves sont ensuite transférées dans un 
conteneur (25 x 25 cm de profondeur) contenant 2 litres d’eau déchlorée pour obtenir 
une population de 500 à 700 larves par  conteneur. L’alimentation des larves peut 
consister en des flacons de protéines comme ceux utilisés pour les poissons d’aquarium, 
ou des biscuits pour chat en poudre, et les conteneurs sont conservés à 25 ± 2 °C. Il est 
important que la quantité d’aliments reste faible pour éviter une forte croissance 
bactérienne qui tue les larves. Plusieurs séances d’alimentation à un ou deux jours 
d’intervalle et une observation quotidienne est ce qu’il y a de mieux. Si l’eau devient 
trouble, remplacer toute l’eau en filtrant les larves et en les transférant dans un récipient 
propre avec de l’eau propre et de l’alimentation. Cinq à sept jours plus tard, on devrait 
obtenir une population homogène au début du quatrième stade larvaire (âgés de 5 jours 
et longs de 4 à 5 mm). 

9.11 

Larvicides bactériens en poudre mouillable (WP)

 

 

260 

 

 

Pour les larves de 

Culex pipiens pipiens

, il est plus difficile d’obtenir une population 

homogène du quatrième stade larvaire. Tout d’abord, un grand nombre de nacelles 
d’œufs doivent être pondues et collectées le même jour. Elles peuvent être stockées à 
15-18 °C afin d’accumuler plus d’œufs pour l’éclosion. Les premiers stades larvaires sont 
fragiles et ne doivent donc pas être manipulés. Le développement vers le deuxième 
stade larvaire prend généralement 3 à 4 jours à 25 ±  2° C après la ponte des œufs. 
Lorsqu’ils sont prêts, les deuxièmes stades larvaires sont regroupés dans un bac avec 
trois litres d’eau déchlorée de 4 à 6 cm de profondeur –  800 à 1 000 larves par bac. 
L’alimentation (extrait de levure et biscuits pour chiens ou chats) est fournie selon les 
besoins. Les quatrièmes stades larvaires précoces convenant aux tests sont 
généralement obtenus au bout de sept jours, même si parfois il faut huit ou neuf jours.  

Note 5 

Les teneurs maximales acceptables de contaminants microbiens n’ont pas encore été 
déterminées. 

Note 6 

Essai de toxicité sur les larves de mouches: Bond R. P. M., 

et al

.  The thermostable 

exotoxin of 

Bacillus thuringiensis

. In: Burges H. D. et Hussey N. W., eds. Microbial control 

of insects and mites. Academic Press, London, 1971.  

Note 7 

Aucun test n’est requis si le fabricant a montré que la souche de 

Bacillus thuringiensis 

n’est pas capable de produire de bêta exotoxine. Aucun test n’est requis pour les 

Bacillus 

sphaericus

, car cette espèce n’est pas connue pour produire des exotoxines. 

Note 8 

Généralement, la teneur en eau ne doit pas dépasser 5% afin d’empêcher la dégradation 
prématurée du produit.  

Note 9 

La masse de l'échantillon à utiliser dans le test doit être au plus haut taux d'utilisation 
recommandé par le fournisseur. 

Note 10  Le titrage biologique est la seule méthode entièrement fiable pour mesurer la masse 

d’ingrédient actif encore en suspension. Toutefois des méthodes plus simples comme la 
détermination gravimétrique et l’extraction par solvant peuvent être utilisées de façon 
régulière sous réserve que ces méthodes aient prouvé qu’elles donnaient des résultats 
égaux à ceux de la méthode du titrage biologique. En cas de litige, la méthode du titrage 
biologique sera la méthode d’arbitrage.  

Note 11  À moins que d’autres températures et/ou durées soient spécifiées. 

Note 12  La méthode à utiliser doit être indiquée, que ce soit en tournoyant ou non. La formulation 

doit être complètement mouillée en moins de deux minutes pour une performance 
optimale. 

Note 13  Les larvicides microbiens doivent être entreposés à des températures fraîches mais des 

tests accélérés de stabilité au stockage seraient extrêmement utiles pour des contrôles 
rapides de la stabilité au stockage des produits. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode 
normalisée. En l’absence de test accéléré de la stabilité au stockage, il est recommandé 
que les normes minimales suivantes soient respectées:  

a)  pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés à 5 ºC pendant 2 ans; et  

b)   pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés entre 20 et 25 ºC pendant 1 an.  

Ces tests de la stabilité au stockage doivent être effectués à l’aide d’échantillons de 
produits représentatifs et l’activité biologique doit être évaluée à l’aide des méthodes 
d’essai décrites dans la Note 4. 

Les résultats du test de l’activité biologique peuvent varier jusqu’à ± 25% de la moyenne 

et cela doit être pris en compte en déterminant la perte d’activité. Si les données des 
tests sur un et deux ans ne sont pas disponibles au moment de la rédaction d’une 
spécification, une estimation de la stabilité au  stockage peut être acceptable, en 
attendant la fin des tests. 

 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG)

 

261 

9.12 

LARVICIDES BACTÉRIENS EN GRANULÉS DISPERSABLES DANS 
L’EAU (WG) 

Note pour la préparation des projets de spécifications. Ne pas omettre de clauses ou 
insérer des clauses supplémentaires, ni insérer de limites qui soient plus permissives que 
celles données dans les lignes directrices, sans fournir de justification. À partir des 
« Notes »  fournies à la fin de ces lignes directrices, intégrer seulement celles qui sont 
applicables à la spécification particulière.  

 

…… [Genre, espèce, sous-espèce et souche de la bactérie]  

GRANULÉS DISPERSABLES DANS L’EAU 

[numéro CIPAC]/WG (mois & année de publication) 

 

9.12.1  Description (Note 1) 

Le produit  se compose d’un mélange homogène de …… [

genre, espèce, sous-

espèce 

et souche de la bactérie] (Note  2) conforme aux exigences de la 

spécification de l’OMS ……, ainsi que des charges et de tout autre agent de 
formulation  nécessaire. Il doit être sous la forme de granulés (Note  3) pour 
application après désintégration et dispersion dans l’eau. La formulation doit être 
sèche, fluide et exempte de toute matière étrangère visible et de grumeaux durs. 
La formulation doit être …… en couleur. 

 

9.12.2  Principe actif (Note 4) 

9.12.2.1 

Identité

 

Le principe actif doit répondre à un test d'identité et, lorsqu’il demeure 
un doute sur l'identité, il doit répondre à au moins un test 
supplémentaire.  

9.12.2.2 

Teneur en principe actif (activité biologique)

 

La teneur en …… [

Genre, espèce, sous-espèce

  et souche de la 

bactérie] doit être déclarée en Unités Toxiques Internationales 
(UTI/mg produit), et une fois déterminée par la méthode décrite dans 
la Note 5, l’activité biologique moyenne ne doit pas être inférieure à 
90 pour cent de la teneur minimale déclarée. 

 

 

9.12.3 Impuretés pertinentes et contaminants 

9.12.3.1 

Contaminants microbiens

 

 

 

(Note 6.) 

9.12.3.2 

Impuretés chimiques

 

Le produit doit être exempt de bêta-exotoxine lorsqu’il est soumis à 
l’essai de toxicité sur les larves de mouches (Notes 7 et 8) ou à une 
méthode CLHP équivalente. 

9.12.3.3 

Eau

 (Méthode d’essai M7R1 de l’OMS) 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG)

 

262 

Maximum …… g/kg (Note 9). 

 

9.12.4  Propriétés physiques 

9.12.4.1 

Intervalle de pH 

(CIPAC MT 75.3), le cas échéant 

Intervalle de pH …… à …… 

9.12.4.2 

Mousse persistante

 (CIPAC MT 47.3) 

Maximum: …… ml après une minute. 

9.12.4.3 

Test du tamis humide

 (CIPAC MT 185) 

Maximum: ……% de la  formulation  doit être retenu sur un tamis 
d’essai de ...... µm. 

9.12.4.4 

Dispersibilité

 ( CIPAC MT 174) 

Un minimum  de ……% du produit doit être en suspension après 5 
mn dans de l’eau-étalon D CIPAC (Note 10). 

9.12.4.5 

Suspensibilité

 (CIPAC MT 184) (Note 11) 

Un minimum de ……% du produit doit être en suspension après 30 
mn dans de l’eau-étalon D CIPAC à 30 ± 2 

ο

C (Note 10). 

9.12.4.6 

Mouillabilité 

(CIPAC MT 53.3) (Note 12) 

La formulation doit être complétement mouillée en…… min. 

9.12.4.7 

Teneur en poussières

 (CIPAC MT 171.1) (Note 13) 

La formulation doit avoir un maximum de poussières collectées de 
30 mg avec la méthode gravimétrique ou un facteur de poussière 
maximum de 25 avec la méthode optique.  

 

9.12.5  Stabilité au stockage 

9.12.5.1

 Stabilité à température élevée 

(Méthode à élaborer – Note 14.) 

________________________ 

Note 1    En plus des caractéristiques décrites dans la clause, l’odeur et le goût peuvent également 

être des critères importants d’acceptabilité du produit lorsque le produit est destiné à être 
appliqué dans l’approvisionnement d’eau potable. Il n’y a pas de tests objectifs ou 
concordants pour déterminer l’acceptabilité de ces caractéristiques. Si l’odeur et le goût 
doivent être vérifiés, il est recommandé que, à cet effet, le produit soit dilué au taux le 
plus élevé d’utilisation.  

Note 2    L’organisme unique axénique («  pur  ») avec toutes les composantes biologiques 

pertinentes qui lui sont associées, par ex. les toxines, les parties cellulaires et les spores. 
La description doit inclure des informations sur toute modification génétique de la souche 
utilisée.  

Note 3    En fonction des conditions de fabrication, les WG peuvent avoir différentes formes et 

granulométries. Pour décrire des formulations spécifiques, il est recommandé que des 
informations sur la forme (par ex. forme irrégulière, presque sphérique, cylindrique…) 
soient ajoutées et la granulométrie nominale indiquée.  

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG), suite 

263 

Note 4 

Des informations doivent être fournies sur la source et les caractéristiques d’identification 
du  matériel de référence pouvant être obtenues  auprès d’une institution reconnue au 
plan international.  

Note 5 

Détermination de l’activité biologique (toxicité) du 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

 et des produits 

B. sphaericus

 

Principes 

 

 

L’activité biologique est testée en comparant la mortalité des larves de moustiques 

produite par le produit soumis à l’essai à la mortalité produite par la norme de référence 
correspondante. L’activité biologique est mesurée en Unités toxiques internationales 
(UTI) par mg de produit. 

 

 

Actuellement il y a deux poudres de référence internationalement reconnues qui 

permettent de déterminer l’activité biologique à l’aide de titrages biologiques des 
préparations bactériennes sur les larves de moustiques, lorsqu’elles sont utilisées en 
conjonction avec les méthodes décrites ci-dessous. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

  (Bti) est comparée à celle d’une poudre de référence lyophilisée (IPS82, 

souche 1884) de cette espèce bactérienne, en utilisant des larves de 

Aedes aegypti

 

(souche Bora Bora) au début du quatrième stade. La toxicité de IPS82 a une toxicité 
attribuée arbitrairement de 15 000 UTI/mg de poudre contre cette souche d’insectes. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus sphaericus

  (Bsph) est 

déterminée par rapport à une poudre de référence lyophilisée (SPH88, souche 2362) de 
cette espèce bactérienne en utilisant des larves de 

Culex pipiens pipiens

  (souche 

Montpellier) au début du quatrième stade. La toxicité de SPH88 a une toxicité attribuée 
arbitrairement de 1 700 ITU/mg de poudre contre cette souche d’insectes.  

 

 

La toxicité de toutes les préparations bactériennes basées sur les 

Bti

 ou 

Bsph

 peut 

être déterminée par rapport aux poudres étalons ci-dessus. La toxicité (UTI/mg) des 
produits testés est déterminée selon la formule suivante: 

 

 

titre (ITU/mg) du produit testé = titre standard (ITU/mg) x CL

50

 (mg/l) standard 

 

 

 

 

 

 

CL

50

 (mg/l) inconnue "X" 

L’utilisation de poudres larvicides bactériennes de référence alternatives et/ou de 

souches alternatives de moustiques dans ce test doit être abordée avec prudence car il 
est inévitable qu’il en sera obtenu des résultats différents. Ces alternatives doivent être 
soumises à un étalonnage croisé soigné par rapport aux poudres et/ou souches de 
référence identifiées ci-dessus. Dans l’idéal, cet étalonnage croisé doit être mené par un 
groupe de laboratoires experts indépendants. Les poudres/souches, et les données de 
l’étalonnage croisé qui les appuieront, doivent être mises à la disposition de quiconque 
souhaite utiliser, ou vérifier, le test avec les poudres/souches alternatives. 

 

Méthode 

 

Appareils et réactifs 

homogénéisateur à entraînement supérieur ou agitateur 
Bain de glace (conteneur de glace pilée). 

 

Balance analytique (précise à ± 0.1 mg). 

 

Balance à plateau supérieur (précise à ± 10 mg), de préférence avec fonction de tare. 

 

Eau désionisée. 

 

Agent de mouillage (par ex. Tween 80). 

 

Verre borosilicaté ou béchers en plastiques de 200 ml. 

 

Bouteille en verre transparent de 500 ml à large ouverture et bouchon à vis.  

 

Bouteilles en verre transparent de 100 ml à bouchon à vis. 

 

Micropipette. 

 

Pipette de 10 ml. 
Tubes en plastique de 12 ml avec bouchons ou capuchons. 
Gobelets en plastique ou en papier ciré de 200 ml.

 

 

 

 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG)

 

264 

(i) Préparation des suspensions étalons de référence pour l’étalonnage du titrage 

biologique 

  

Avant de préparer la suspension, vérifier que l’agitation/mélange du mélange agent 

mouillant/eau, décrit dans le paragraphe suivant, n’entraîne pas la formation de mousse. 
Si c’est le cas, diluer (par ex. 1:10) l’agent mouillant avant utilisation.  

Peser avec précision environ 50 mg (à 0,1 mg près) de la poudre étalon de 

référence et la transférer dans un bécher de 200 ml avec 100 ml d’eau désionisée (elle 
peut être transférée directement dans la bouteille de 500 ml si l’ouverture est assez large 
pour accepter la tête de l’agitateur/mélangeur). Laisser le mélange reposer 30 mn et 
ajouter une petite goutte (environ 0,2 mg) d’agent mouillant. Placer le bécher dans le 
bain de glace et agiter ou mélanger le mélange pendant deux minutes. Vérifier 
visuellement la présence éventuelle de grosses particules restantes et reprendre 
l’agitation ou le mélange s’il y en a. Peser ou tarer la bouteille de 500 ml et y transférer 
la suspension/solution, rincer soigneusement et minutieusement le bécher et 
l’agitateur/mélangeur.  Ajouter encore de l’eau désionisée pour parvenir à un poids du 
contenu de 500 g (500 ml), fermer la bouteille et secouer vigoureusement pour mélanger 
le contenu. Confirmer, par examen microscopique d’une petite aliquote, qu’il ne demeure 
aucun agrégat de spores et de cristaux. S’il y en a encore, le contenu doit de nouveau 
être agité/mélangé dans le bain de glace. Cette suspension/solution primaire contient 1 
mg/10 ml et doit être secouée vigoureusement immédiatement avant d’enlever les 
aliquotes. 
  

Transférer 10 ml d’aliquotes de la solution/suspension primaire dans des tubes 

propres de 12 ml qui sont bouché/fermés immédiatement. En transférant un certain 
nombre d’aliquotes, bouchonner et secouer la suspension/solution primaire à des 
intervalles n’excédant pas trois minutes car les spores et les cristaux se sédimentent 
rapidement dans l’eau. Les aliquotes peuvent être stockées pendant un mois à 4 °C et 
pendant  deux ans dans un congélateur à -18 °C. Chacune contient 1 mg de poudre 
étalon. 

Pour préparer une «  solution mère  », peser ou tarer une bouteille de 100 ml. 

Transférer une des aliquotes de 10 ml dans la bouteille de 100 ml, rincer soigneusement 
au moins deux fois avec de l’eau désionisée, et remplir jusqu’à un total de 100 g. Secouer 
le mélanger vigoureusement (ou utiliser le mélangeur) pour produire une suspension 
homogène. Les aliquotes congelées doivent être homogénéisées soigneusement avant 
utilisation car les particules s’agglomèrent durant la congélation. La « solution  mère » 
contient 10 mg/l. 

  

À partir de la « solution mère », les dilutions suivantes sont préparées directement 

dans des gobelets en plastique remplis (en pesant) avec 150 ml d’eau désionisée. Dans 
chaque gobelet, 25 larves au début du stade L4 de 

Aedes aegypti

 ou de 

Culex pipiens

 

(en fonction des espèces bactériennes à tester: 

Aedes

 pour 

Bti

 et larves de 

Culex

 pour 

B. sphaericus

) sont ajoutées d’abord au moyen d’une pipette Pasteur, avant l’ajout des 

suspensions bactériennes. Le volume d’eau ajouté avec les larves est enlevé du gobelet 
(en pesant) et jeté, pour éviter de modifier le volume dans le gobelet. À l’aide de 
micropipettes, 600 µl, 450 µl, 300 µl, 150 µl, 120 µl et 75 µl de « solution mère » sont 
ajoutés dans des gobelets distincts et les solutions mélangées pour produire des 
concentrations finales de 0,04, 0,03, 0,02, 0,01, 0,008 et 0,005 mg/l, respectivement, de 
la poudre étalon de référence. Quatre gobelets identiques sont utilisés pour chaque 
concentration et un comme témoin, qui contient seulement 150 ml d’eau désionisée. 

 

(ii) Préparation des suspensions du produit à tester 

 

 

Pour le titrage biologique des préparations de produits secs (TK, WP, WG, WT) de 

toxicité inconnue, un homogénat initial est fait de la même manière que celle décrite pour 
la poudre étalon de référence ci-dessus sauf que les déterminations répétées doivent 
être faites sur des dilutions préparées en pesant des portions d’essai séparées du 
produit. Ce sont donc quatre suspensions/solutions primaires répétées qui doivent être 
préparées. Pour le dosage d’une formulation liquide (SC), après une bonne agitation, 
100 mg sont pesés au lieu de 50 mg (la « solution mère » correspondant alors à 20 mg/l). 
Les gobelets et les larves sont préparés comme décrit ci-dessus et des dilutions 
comparables sont préparées en ce qui concerne la norme de référence. 

 

 

Pour les produits à la toxicité inconnue, effectuer des titrages biologiques de 

détermination de la gamme, à l’aide d’une large gamme de concentrations du produit à 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG), suite 

265 

l’essai pour déterminer sa toxicité approximative. Les résultats sont ensuite utilisés pour 
déterminer une plage plus étroite de concentrations pour  un titrage biologique plus 
précis. 

 

(iii) Détermination de la toxicité 

 

 

Aucune nourriture n’est ajoutée pour les larve de 

Aedes

. Pour le titrage biologique 

des 

Culex

, un extrait de levure finement moulue (1,5 mg) est ajouté à l’eau et mélangé 

pour produire une concentration de 10 mg/l. Tous les tests doivent être menés à 28 ± 2 
°C, avec un cycle 12 heures de lumière/12 heures d’obscurité. Pour éviter les effets 
néfastes de l’évaporation de l’eau en cas de faible humidité, l’humidité relative doit être 
maintenue à 50 ± 15%, si possible. 

 

 

Chaque série de de titrages biologiques doit de préférence impliquer 6 

concentrations x 4 répliques x 25 larves pour l’étalon de référence et l’inconnu et 100 
larves pour le témoin. Le but est d’identifier une gamme de concentrations qui donnent 
une mortalité entre 5 et 95% (car 100 larves sont utilisées). Les données donnant 0 ou 
100% de mortalité sont ignorées pour le calcul de la CL

50

. Pour préparer une courbe 

dose-réponse valide, seules les concentrations donnant des valeurs entre 95% et 5% de 
mortalité doivent être utilisées. Au moins deux points de dilution doivent être supérieurs 
à la  CL

50

  et deux inférieurs, pour garantir la validité de la valeur. La sensibilité de la 

colonie d’insectes peut exiger qu’une série de six dilutions légèrement différentes soit 
utilisée. 

 

 

La mortalité est déterminée à 24 et 48 h en comptant le nombre de larves vivantes 

restantes. En cas de nymphose, les pupes doivent être enlevées et leur nombre exclu 
du calcul. Si plus de cinq pour cent des larves se nymphosent, le test est invalidé car les 
larves n’ingèrent rien avant la nymphaison et trop de larves ont survécu uniquement 
parce qu’elles étaient trop âgées. Du fait de l’action destructrice très rapide du 

Bti,

 il n’y 

a généralement pas de différence entre la mortalité à 24 heures et à 48 heures. Dans ce 
cas, le compte à 48 heures confirme la lecture à 24 heures et offre une vérification de 
l’influence possible de facteurs autres que les composantes du 

Bti

. La mortalité est 

enregistrée à 48 h pour les préparations du 

Bsph

, en raison de son taux d’action plus 

lent. 

 

 

Si la mortalité du groupe témoin dépasse 5%, les mortalités des groupes traités 

doivent être traitées selon la formule d’Abbott [Abbott, W. S. (1925). Méthode pour 
calculer l’efficacité d’un insecticide. 

Journal of Economic Entomology

18

, 265-267]: 

 

 

X – Y 

pourcentage (%) témoin 

———— 

 

 

X x 100 

 

où 

X  =  % de survie dans l’échantillon témoin, 

 

Y  =  % de survie dans l’échantillon traité. 

Les tests avec une mortalité de l’échantillon témoin supérieure à 10%, ou une 

nymphaison supérieure à 5%, doivent être écartés. Des lignes de régression mortalité-
concentration peuvent être dessinées sur du papier gausso-logarithmique mais c’est 
plutôt subjectif. Il est préférable d’utiliser un programme statistique, comme SAS, qui 
intègre une analyse Log Probit. Avec un tel programme statistique, la formule d’Abbott 
n’est pas nécessaire car la correction est effectuée automatiquement par le programme. 
La toxicité d’une préparation inconnue est déterminée par l’estimation et la comparaison 
des CL

50

 du produit testé et des préparations étalons de référence, à l’aide des formules 

décrites ci-dessus. La toxicité des préparations 

Bti

 est définie par le compte à 24 h après 

le début du test, tandis que la toxicité du 

Bsph

  est définie par le compte après 48 h 

d’exposition larvaire.  

 

 

Pour une précision accrue, les titrages biologiques doivent être répétés sur au 

moins trois jours différents, en même temps que le titrage de l’étalon de référence, et 
l’écart type des moyennes être calculé. Une série de tests est valide si l’écart type relatif 
(ETR ou coefficient de variation, CV) est inférieur à 25 pour cent. 

 

 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG)

 

266 

 

(iv) Production des larves des tests 

 

 

Les larves L4 sont représentatives de la sensibilité totale de la population cible et 

pratiques à gérer. Il est très important d’utiliser une population homogène du début du 
quatrième stade, qui est obtenue dans les cinq jours suivant l’éclosion en utilisant les 
méthodes d’élevage normalisées. 

 

 

Pour les 

Aedes

 

aegypti, 

les œufs sont pondus dans un gobelet recouvert d’un 

papier filtre et rempli au tiers d’eau désionisée. Le papier est séché à température 
ambiante et conservé plusieurs mois en le stockant dans un sac plastique scellé à 
température ambiante. Lorsque des larves sont nécessaires, le papier est immergé dans 
de l’eau déchlorée. Pour synchroniser l’éclosion, ajouter l’alimentation des larves dans 
l’eau 24 heures avant d’ajouter les œufs. La croissance bactériologique va désoxygéner 
l’eau et déclencher l’éclosion des œufs. Cela pousse généralement le premier stade 
larvaire à éclore dans les 12 heures. Ces larves sont ensuite transférées dans un 
conteneur (25 x 25 cm de profondeur) contenant 2 litres d’eau déchlorée pour obtenir 
une population de 500 à 700 larves  par  conteneur. L’alimentation des larves peut 
consister en des flacons de protéines comme ceux utilisés pour les poissons d’aquarium, 
ou des biscuits pour chat en poudre, et les conteneurs sont conservés à 25 ± 2 °C. Il est 
important que la quantité d’aliments reste faible pour éviter une forte croissance 
bactérienne qui tue les larves. Plusieurs séances d’alimentation à un ou deux jours 
d’intervalle et une observation quotidienne est ce qu’il y a de mieux. Si l’eau devient 
trouble, remplacer toute l’eau en filtrant les larves et en les transférant dans un récipient 
propre avec de l’eau propre et de l’alimentation. Cinq à sept jours plus tard, on devrait 
obtenir une population homogène au début du quatrième stade larvaire (âgés de 5 jours 
et longs de 4 à 5 mm). 

 

 

Pour les larves de 

Culex pipiens pipiens

, il est plus difficile d’obtenir une population 

homogène du quatrième stade larvaire. Tout d’abord, un grand nombre de radeaux 
d’œufs doivent être pondus et collectés le même jour. Ils peuvent être stockés à 15-18 
°C afin d’accumuler plus d’œufs pour l’éclosion. Les premiers stades larvaires sont 
fragiles et ne doivent donc pas être manipulés. Le développement vers le deuxième 
stade larvaire prend généralement 3 à 4 jours à 25 ±  2  °C après la ponte  des  œufs. 
Lorsqu’ils sont prêts, les deuxièmes stades larvaires sont regroupés dans un bac avec 
trois litres d’eau déchlorée de 4 à 6 cm de profondeur –  800 à 1 000 larves par bac. 
L’alimentation (extrait de levure et biscuits pour chiens ou chats) est fournie selon les 
besoins. Les quatrièmes stades larvaires précoces convenant aux tests sont 
généralement obtenus au bout de sept jours, même si parfois il faut huit ou neuf jours.  

Note 6 

Les teneurs maximales acceptables de contaminants microbiens n’ont pas encore été 
déterminées. 

Note 7 

Essai de toxicité sur les larves de mouches: Bond R. P. M., 

et al

.  The thermostable 

exotoxin of 

Bacillus thuringiensis

. In: Burges H. D. and Hussey N. W., eds. Microbial 

control of insects and mites. Academic Press, London, 1971.  

Note 8 

Aucun test n’est requis si le fabricant a montré que la souche de 

Bacillus thuringiensis 

n’est pas capable de produire de bêta exotoxine. Aucun test n’est requis pour les 

Bacillus 

sphaericus

, car cette espèce n’est pas connue pour produire des exotoxines. 

Note 9 

Généralement, la teneur en eau ne doit pas dépasser 5% afin d’empêcher la dégradation 
prématurée du produit.  

Note 10  À moins que d’autres températures et/ou durées soient spécifiées. 

Note 11  Le titrage biologique est la seule méthode  entièrement fiable pour mesurer la masse 

d’ingrédient actif encore en suspension. Toutefois des méthodes plus simples comme la 
détermination gravimétrique et l’extraction par solvant peuvent être utilisées de façon 
régulière sous réserve que ces méthodes aient prouvé qu’elles donnaient des résultats 
égaux à ceux de la méthode du titrage biologique. En cas de litige, la méthode du titrage 
biologique sera la méthode d’arbitrage.  

Note 12  La méthode à utiliser doit être indiquée, que ce soit en tournoyant ou non. La formulation 

doit être complètement mouillée en moins de deux minutes pour une performance 
optimale. 

9.12 

Larvicides bactériens en granulés dispersables dans l’eau (WG), suite 

267 

Note 13  La mesure de la teneur en poussières doit être effectuée sur l'échantillon « tel que reçu » 

et, si possible, l'échantillon doit être prélevé d'un récipient récemment ouvert, en raison 
des changements dans la teneur en eau des échantillons qui peuvent influencer de 
manière significative la teneur en poussières. La méthode optique MT 171.1 indique 
généralement une bonne corrélation avec la méthode gravimétrique, et peut donc être 
utilisée comme une alternative lorsque l'équipement est disponible. Lorsque la 
corrélation n’est pas claire, elle doit être vérifiée avec la formulation à tester. En cas de 
litige, la méthode gravimétrique doit être utilisée. 

Note 14  Les larvicides microbiens doivent être entreposés à des températures fraîches mais des 

tests accélérés de stabilité au stockage seraient extrêmement utiles pour des contrôles 
rapides de la stabilité au stockage des produits. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode 
normalisée. En l’absence de test accéléré de la stabilité au stockage, il est recommandé 
que les normes minimales suivantes soient respectées:  

a)  pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés à 5 ºC pendant 2 ans; et  

b)   pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés entre 20 et 25 ºC pendant 1 an.  

Ces tests de la stabilité au stockage doivent être effectués à l’aide d’échantillons de 
produits représentatifs et l’activité biologique doit être évaluée à l’aide des méthodes 
d’essai décrites dans la Note 4. 

 Les résultats du test de l’activité biologique peuvent varier jusqu’à ± 25% de la moyenne 

et cela doit être pris en compte en déterminant la perte d’activité. Si les données des 
tests sur un et deux ans ne sont pas disponibles au moment de la rédaction d’une 
spécification, une estimation de la stabilité au stockage peut être acceptable, en 
attendant la fin des tests. 

 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT)

 

268 

9.13 

LARVICIDES BACTÉRIENS EN COMPRIMÉS DISPERSABLES DANS 
L’EAU (WT) 

Note pour la préparation des projets de spécifications. Ne pas omettre de clauses ou 
insérer des clauses supplémentaires, ni insérer de limites qui soient plus permissives que 
celles données dans les lignes directrices, sans fournir de justification. À partir des 
« Notes »  fournies à la fin de ces lignes directrices, intégrer seulement celles qui sont 
applicables à la spécification particulière. 

 

…… [Genre, espèce, sous-espèce et souche de la bactérie]  

COMPRIMÉS DISPERSABLES DANS 

[numéro CIPAC]/WT (mois & année de publication) 

 

9.13.1  Description (Note 1) 

Le produit  se compose d’un mélange homogène de …… [

genre, espèce, sous-

espèce 

et souche de la bactérie] (Note  2) conforme aux exigences de la 

spécification de l’OMS ……, ainsi que des charges et de tout autre agent de 
formulation nécessaire. Il doit être sous la forme de comprimés pour application 
après désintégration et dispersion dans l’eau. La formulation doit se présenter sous 
forme de comprimé sec, fluide et non-fractionné  et exempte de toute matière 
étrangère visible.La formulation doit être sèche, fluide et exempte de toute matière 
étrangère visible. La formulation doit être …… en couleur. 

 

9.13.2  Principe actif (Note 3) 

9.13.2.1 

Identité

 

Le principe actif doit répondre à un test d'identité et, lorsqu’il demeure 
un doute sur l'identité, il doit répondre à au moins un test 
supplémentaire.  

9.13.2.2 

Teneur en principe actif (activité biologique)

 

La teneur en …… [

genre, espèce, sous-espèce

  et souche de la 

bactérie] doit être déclarée en Unités Toxiques Internationales 
(UTI/mg produit), et une fois déterminée par la méthode décrite dans 
la Note 4, l’activité biologique moyenne ne doit pas être inférieure à 
90 pour cent de la teneur minimale déclarée. 

 

 

9.13.3 Impuretés pertinentes et contaminants 

9.13.3.1 

Contaminants microbiens

 

 

 

(Note 5) 

9.13.3.2 

Impuretés chimiques

 

Le produit doit être exempt de bêta-exotoxine lorsqu’il est soumis à 
l’essai de toxicité sur les larves de mouches (Notes 6 et 7) ou à une 
méthode CLHP équivalente.  

 

 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT), suite 

269 

9.13.3.3 

Eau

 (Méthode d’essai WHO/M/7.R1de l’OMS) 

Maximum …… g/kg (Note 8) 

 

9.13.4  Propriétés physiques 

 

9.13.4.1 

Intervalle de pH 

(CIPAC MT 75.3), le cas échéant 

Intervalle de pH …… à …… 

9.13.4.2 

Mousse persistante

 (CIPAC MT 47.3) (Note 9) 

Maximum: …… ml après une minute. 

9.13.4.3 

Test du tamis humide

 (CIPAC MT 185) 

Maximum: ……% de la  formulation  doit être retenu sur un tamis 
d’essai de ...... µm. 

9.13.4.4 

Suspensibilité

 (CIPAC MT 184) (Note 10) 

Un minimum de  …%  du produit doit être en  suspension  après  30 
minutes dans de l’eau-étalon D CIPAC à 30 ± 2 

ο

C. 

9.13.4.5 

Intégrité des comprimés 

(observation visuelle uniquement) 

Pas de comprimés fractionnés. 

Degré maximal d’attrition: ……% (comprimés emballées en vrac). 

Degré maximal d’attrition: ……% (comprimés 

étroitement 

comprimés). 

9.13.4.6 

Désintégration des comprimés

 (MT 197) 

Maximum: …… mn pour la désintégration totale. 

 

9.13.5  Stabilité au stockage 

9.13.5.1

 Stabilité à température élevée 

(Méthode à élaborer – Note 11.) 

________________________ 

Note 1    En plus des caractéristiques décrites dans la clause, l’odeur et le goût peuvent également 

être des critères importants d’acceptabilité du produit lorsque le produit est destiné à être 
appliqué dans l’approvisionnement d’eau potable. Il n’y a pas de tests objectifs ou 
concordants pour déterminer l’acceptabilité de ces caractéristiques. Si l’odeur et le goût 
doivent être vérifiés, il est recommandé que, à cet effet, le produit soit dilué au taux le 
plus élevé d’utilisation.

 

Note 2    L’organisme unique axénique («  pur  ») avec toutes les composantes biologiques 

pertinentes qui lui sont associées, par ex. les toxines, les parties cellulaires et les spores. 
La description doit inclure des informations sur toute modification génétique de la souche 
utilisée. 

Note 3 

Des informations doivent être fournies sur la source et les caractéristiques d’identification 
du  matériel de référence pouvant être obtenues  auprès d’une institution  reconnue au 
plan international. 

Note 4 

Détermination de l’activité biologique (toxicité) du 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis

 et des produits 

B. sphaericus

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT)

 

270 

 

Principes 

 

 

L’activité biologique est testée en comparant la mortalité des larves de moustiques 

produite par le produit soumis à l’essai à la mortalité produite par la norme de référence 
correspondante. L’activité biologique est mesurée en Unités toxiques internationales 
(UTI) par mg de produit.  Actuellement il y a deux poudres de référence 
internationalement reconnues qui permettent de déterminer l’activité biologique à l’aide 
de titrages biologiques des préparations bactériennes sur les larves de moustiques, 
lorsqu’elles sont utilisées en conjonction avec les méthodes décrites ci-dessous.  

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus thuringiensis

  sous-esp. 

israelensis 

(

Bti

) est comparée à celle d’une poudre de référence lyophilisée (IPS82, 

souche 1884) de cette espèce bactérienne, en utilisant des larves de 

Aedes aegypti

 

(souche Bora Bora) au début du quatrième stade. La toxicité de IPS82 a une toxicité 
attribuée arbitrairement de 15 000 UTI/mg de poudre contre cette souche d’insectes. 

 

 

L’activité biologique des produits basés sur le 

Bacillus sphaericus

  (

Bsph

) est 

déterminée par rapport à une poudre de référence lyophilisée (SPH88, souche 2362) de 
cette espèce bactérienne en utilisant des larves de 

Culex pipiens

 

pipiens

  (souche 

Montpellier) au début du quatrième stade. La toxicité de SPH88 a une toxicité attribuée 
arbitrairement de 1 700 ITU/mg de poudre contre cette souche d’insectes.  

 

 

La toxicité de toutes les préparations bactériennes basées sur les 

Bti

 ou 

Bsph

 peut 

être déterminée par rapport aux poudres étalons ci-dessus. La toxicité (UTI/mg) des 
produits testés est déterminée selon la formule suivante: 

 

 

titre (ITU/mg) du produit testé = titre standard (ITU/mg) x CL

50

 (mg/l) standard 

 

 

 

 

 

 

CL

50

 (mg/l) inconnue "X" 

L’utilisation de poudres larvicides bactériennes de référence alternatives et/ou de 

souches alternatives de moustiques dans ce test doit être abordée avec prudence car il 
est inévitable qu’il en sera obtenu des résultats différents. Ces alternatives doivent être 
soumises à un étalonnage croisé soigné par rapport aux poudres et/ou souches de 
référence identifiées ci-dessus. Dans l’idéal, cet étalonnage croisé doit être mené par un 
groupe de laboratoires experts indépendants. Les poudres/souches, et les données de 
l’étalonnage croisé qui les appuieront, doivent être mises à la disposition de quiconque 
souhaite utiliser, ou vérifier, le test avec les poudres/souches alternatives. 

 

Méthode 

 

Appareils et réactifs 

homogénéisateur à entraînement supérieur ou agitateur 
Bain de glace (conteneur de glace pilée). 

 

Balance analytique (précise à ± 0,1 mg). 

 

Balance à plateau supérieur (précise à ± 10 mg), de préférence avec fonction de tare. 

 

Eau désionisée. 

 

Agent de mouillage (par ex. Tween 80). 

 

Verre borosilicaté ou béchers en plastiques de 200 ml. 

 

Bouteille en verre transparent de 500 ml à large ouverture et bouchon à vis.  

 

Bouteilles en verre transparent de 100 ml à bouchon à vis. 

 

Micropipette. 

 

Pipette de 10 ml. 
Tubes en plastique de 12 ml avec bouchons ou capuchons. 
Gobelets en plastique ou en papier ciré de 200 ml.

 

(i) Préparation des suspensions étalons de référence pour l’étalonnage du titrage 

biologique 

 

 

Avant de préparer la suspension, vérifier que l’agitation/mélange du mélange agent 

mouillant/eau, décrit dans le paragraphe suivant, n’entraîne pas la formation de mousse. 
Si c’est le cas, diluer (par ex. 1:10) l’agent mouillant avant utilisation.  

Peser avec précision environ 50 mg (à 0,1 mg près) de la poudre étalon de 

référence et la transférer dans un bécher de 200 ml avec 100 ml d’eau désionisée (elle 
peut être transférée directement dans la bouteille de 500 ml si l’ouverture est assez large 
pour accepter la tête de l’agitateur/mélangeur). Laisser le mélange reposer 30 mn et 
ajouter une petite goutte (environ 0,2 mg) d’agent mouillant. Placer le bécher dans le 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT), suite 

271 

bain de glace et agiter ou mélanger le mélange pendant deux minutes. Vérifier 
visuellement la présence éventuelle de grosses particules restantes et reprendre 
l’agitation ou le mélange s’il y en a. Peser ou tarer la bouteille de 500 ml et y transférer 
la suspension/solution, rincer soigneusement et minutieusement le bécher et 
l’agitateur/mélangeur.  Ajouter encore de l’eau désionisée pour parvenir à un poids du 
contenu de 500 g (500 ml), fermer la bouteille et secouer vigoureusement pour mélanger 
le contenu. Confirmer, par examen microscopique d’une petite aliquote, qu’il ne demeure 
aucun agrégat de spores et de cristaux. S’il y en a encore, le contenu doit de nouveau 
être agité/mélangé dans le bain de glace. Cette suspension/solution primaire contient 1 
mg/10 ml et doit être secouée vigoureusement immédiatement avant d’enlever les 
aliquotes. 

 

 

Transférer 10 ml d’aliquotes de la solution/suspension primaire dans des tubes 

propres de 12 ml qui sont bouché/fermés immédiatement. En transférant un certain 
nombre d’aliquotes, bouchonner et secouer la suspension/solution primaire à des 
intervalles n’excédant pas trois minutes car les spores et les cristaux se sédimentent 
rapidement dans l’eau. Les aliquotes peuvent être stockées pendant un mois à 4 °C et 
pendant  deux ans dans un congélateur à -18 °C. Chacune contient  1 mg de poudre 
étalon. 
Pour préparer une « solution mère », peser ou tarer une bouteille de 100 ml. Transférer 
une des aliquotes de 10 ml dans la bouteille de 100 ml, rincer soigneusement au moins 
deux fois avec de l’eau désionisée, et remplir jusqu’à un total de 100 g. Secouer le 
mélanger vigoureusement (ou utiliser le mélangeur) pour produire une suspension 
homogène. Les aliquotes congelées doivent être homogénéisées soigneusement avant 
utilisation car les particules s’agglomèrent durant la congélation. La  « solution  mère » 
contient 10 mg/l.

 

 

 

À partir de la « solution mère », les dilutions suivantes sont préparées directement 

dans des gobelets en plastique remplis (en pesant) avec 150 ml d’eau désionisée. Dans 
chaque gobelet, 25 larves au début du stade L4 de 

Aedes aegypti 

ou de 

Culex pipiens

 

(en fonction des espèces bactériennes à tester: 

Aedes

 pour 

Bti 

et larves de 

Culex

 pour 

B. sphaericus

) sont ajoutées d’abord au moyen d’une pipette Pasteur, avant l’ajout des 

suspensions bactériennes. Le volume d’eau ajouté avec les larves est enlevé du gobelet 
(en pesant) et jeté, pour éviter de modifier le volume dans le gobelet. À  l’aide de 
micropipettes, 600 µl, 450 µl, 300 µl, 150 µl, 120 µl et 75 µl de « solution mère » sont 
ajoutés dans des gobelets distincts et  les solutions mélangées pour produire des 
concentrations finales de 0,04, 0,03, 0,02, 0,01, 0,008 et 0,005 mg/l, respectivement, de 
la poudre étalon de référence. Quatre gobelets identiques sont utilisés pour chaque 
concentration et un comme témoin, qui contient seulement 150 ml d’eau désionisée. 

 

(ii) Préparation des suspensions du produit à tester 

 

 

Pour le titrage biologique des préparations de produits secs (TK, WP, WG, WT) de 

toxicité inconnue, un homogénat initial est fait de la même manière que celle décrite pour 
la poudre étalon de référence ci-dessus sauf que les déterminations répétées doivent 
être faites sur des dilutions préparées en pesant des portions d’essai séparées du 
produit. Ce sont donc quatre suspensions/solutions primaires répétées qui doivent être 
préparées. Pour le dosage d’une formulation liquide (SC), après une bonne agitation, 
100 mg sont pesés au lieu de 50 mg (la « solution mère » correspondant alors à 20 mg/l). 
Les gobelets et les larves sont préparés comme décrit ci-dessus et des dilutions 
comparables sont préparées en ce qui concerne la norme de référence. 

 

 

Pour les produits à la toxicité inconnue, effectuer des titrages biologiques de 

détermination de la gamme, à l’aide d’une large gamme de concentrations du produit à 
l’essai pour déterminer sa toxicité approximative. Les résultats sont ensuite utilisés pour 
déterminer une plage plus étroite de concentrations pour  un titrage biologique plus 
précis.

 

(iii) Détermination de la toxicité 

 

 

Aucune nourriture n’est ajoutée pour les larves de 

Aedes

. Pour le titrage biologique 

des 

Culex

, un extrait de levure finement moulue (1,5 mg) est ajouté à l’eau et mélangé 

pour produire une concentration de 10 mg/l. Tous les tests doivent être menés à 28 ± 2 
°C, avec un cycle de 12 heures de lumière/12 heures d’obscurité. Pour éviter les effets 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT)

 

272 

néfastes de l’évaporation de l’eau en cas de faible humidité, l’humidité relative doit être 
maintenue à 50 ± 15%, si possible. 

 

 

Chaque série de de titrages biologiques doit de préférence impliquer 6 

concentrations x 4 répliques x 25 larves pour l’étalon de référence et l’inconnu et 100 
larves pour le témoin. Le but est d’identifier une gamme de concentrations qui donnent 
une mortalité entre 5 et 95% (car 100 larves sont utilisées). Les données donnant 0 ou 
100%  de mortalité sont ignorées pour le calcul de la CL

50

. Pour préparer une courbe 

dose-réponse valide, seules les concentrations donnant des valeurs entre 95% et 5% de 
mortalité doivent être utilisées. Au moins deux points de dilution doivent être supérieurs 
à la  CL

50

  et deux inférieurs, pour garantir la validité de la valeur. La sensibilité de la 

colonie d’insectes peut exiger qu’une série de six dilutions légèrement différentes soit 
utilisée. 

 

 

La mortalité est déterminée à 24 et 48 h en comptant le nombre de larves vivantes 

restantes. En cas de nymphose, les pupes doivent être enlevées et leur nombre exclu 
du calcul. Si plus de cinq pour cent des larves se nymphosent, le test est invalidé car les 
larves n’ingèrent rien avant la nymphaison et trop de larves ont survécu uniquement 
parce qu’elles étaient trop âgées. Du fait de l’action destructrice très rapide du 

Bti,

 il n’y 

a généralement pas de différence entre la mortalité à 24 heures et à 48 heures. Dans ce 
cas, le compte à 48 heures confirme la lecture à 24 heures et offre une vérification de 
l’influence possible de facteurs autres que les composantes du 

Bti

. La mortalité est 

enregistrée à 48 h pour les préparations du 

Bsph

, en raison de son taux d’action plus 

lent. 

 

 

Si la mortalité du groupe témoin dépasse 5%, les mortalités des groupes traités 

doivent être traitées selon la formule d’Abbott [Abbott, W. S. (1925). Méthode pour 
calculer l’efficacité d’un insecticide. 

Journal of Economic Entomology

18

, 265-267]: 

 

 

X – Y 

pourcentage (%) témoin 

———— 

 

 

X x 100 

 

où 

X  =  % de survie dans l’échantillon témoin, 

 

Y  =  % de survie dans l’échantillon traité. 

Les tests avec une mortalité de l’échantillon témoin supérieure à 10%, ou une 

nymphaison supérieure à 5%, doivent être écartés. Des lignes de régression mortalité-
concentration peuvent être dessinées sur du papier gausso-logarithmique mais c’est 
plutôt subjectif. Il est préférable d’utiliser un programme statistique, comme SAS, qui 
intègre une analyse Log Probit. Avec un tel programme statistique, la formule d’Abbott 
n’est pas nécessaire car la correction est effectuée automatiquement par le programme. 
La toxicité d’une préparation inconnue est déterminée par l’estimation et la comparaison 
des CL

50

 du produit testé et des préparations étalons de référence, à l’aide des formules 

décrites ci-dessus. La toxicité des préparations 

Bti

 est définie par le compte à 24 h après 

le début du test, tandis que la toxicité du 

Bsph

  est définie par le compte après 48 h 

d’exposition larvaire.  

 

 

Pour une précision accrue, les titrages biologiques doivent être répétés sur au 

moins trois jours différents, en même temps que le titrage de l’étalon de référence, et 
l’écart type des moyennes être calculé. Une série de tests est valide si l’écart type relatif 
(ETR ou coefficient de variation, CV) est inférieur à 25 pour cent. 

 

(iv) Production des larves des tests 

 

 

Les larves L4 sont représentatives de la sensibilité totale de la population cible et 

pratiques à gérer. Il est très important d’utiliser une population homogène du début du 
quatrième stade, qui est obtenue dans les cinq jours suivant l’éclosion en utilisant les 
méthodes d’élevage normalisées. 

 

 

Pour les 

Aedes

 

aegypti, 

les œufs sont pondus dans un gobelet recouvert d’un 

papier filtre et rempli au tiers d’eau désionisée. Le papier est séché à température 
ambiante et conservé plusieurs mois en le stockant dans un sac plastique scellé à 
température ambiante. Lorsque des larves sont nécessaires, le papier est immergé dans 
de l’eau déchlorée. Pour synchroniser l’éclosion, ajouter l’alimentation des larves dans 
l’eau 24 heures avant d’ajouter les œufs. La croissance bactériologique va désoxygéner 
l’eau et déclencher l’éclosion des œufs. Cela pousse généralement le premier stade 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT), suite 

273 

larvaire à éclore dans les 12 heures. Ces larves sont ensuite  transférées dans un 
conteneur (25 x 25 cm de profondeur) contenant 2 litres d’eau déchlorée pour obtenir 
une population de 500 à 700 larves  par  conteneur. L’alimentation des larves peut 
consister en des flacons de protéines comme ceux utilisés pour les poissons d’aquarium, 
ou des biscuits pour chat en poudre, et les conteneurs sont conservés à 25 ± 2° C. Il est 
important que la quantité d’aliments reste faible pour éviter une forte croissance 
bactérienne qui tue les larves. Plusieurs séances d’alimentation  à un ou deux jours 
d’intervalle et une observation quotidienne est ce qu’il y a de mieux. Si l’eau devient 
trouble, remplacer toute l’eau en filtrant les larves et en les transférant dans un récipient 
propre avec de l’eau propre et de l’alimentation. Cinq à sept jours plus tard, on devrait 
obtenir une population homogène au début du quatrième stade larvaire (âgés de 5 jours 
et longs de 4 à 5 mm). 

 

 

Pour les larves de 

Culex pipiens pipiens

, il est plus difficile d’obtenir une population 

homogène du quatrième stade larvaire. Tout d’abord, un grand nombre de radeaux 
d’œufs doivent être pondus et collectés le même jour. Ils peuvent être stockés à 15-18 
°C  afin d’accumuler plus d’œufs pour l’éclosion. Les premiers stades larvaires sont 
fragiles et ne doivent donc pas être manipulés. Le développement vers le deuxième 
stade larvaire prend généralement 3 à 4 jours à 25 ±  2° C après la ponte des œufs. 
Lorsqu’ils sont prêts, les deuxièmes stades larvaires sont regroupés dans un bac avec 
trois litres d’eau déchlorée de  4 à 6 cm de profondeur –  800 à 1 000 larves par bac. 
L’alimentation (extrait de levure et biscuits pour chiens ou chats) est fournie selon les 
besoins. Les quatrièmes stades larvaires précoces convenant aux tests sont 
généralement obtenus au bout de sept jours, même si parfois il faut huit ou neuf jours.  

Note 5 

Les teneurs maximales acceptables de contaminants microbiens n’ont pas encore été 
déterminées. 

Note 6 

Essai de toxicité sur les larves de mouches: Bond R. P. M., 

et al

.  The thermostable 

exotoxin of 

Bacillus thuringiensis

. In: Burges H. D. et Hussey N. W., eds. Microbial control 

of insects and mites. Academic Press, London, 1971.  

Note 7 

Aucun test n’est requis si le fabricant a montré que la souche de 

Bacillus thuringiensis 

n’est pas capable de produire de bêta exotoxine. Aucun test n’est requis pour les 

Bacillus 

sphaericus

, car cette espèce n’est pas connue pour produire des exotoxines. 

Note 8 

Généralement, la teneur en eau ne doit pas dépasser 5% afin d’empêcher la dégradation 
prématurée du produit.  

Note 9 

La masse de l’échantillon à utiliser dans le test doit correspondre à la concentration 
d’application maximale recommandée par le fournisseur. 

Note 10  Le titrage biologique est la seule méthode entièrement fiable pour mesurer la masse 

d’ingrédient actif encore en suspension. Toutefois des méthodes plus simples comme la 
détermination gravimétrique et l’extraction par solvant peuvent être utilisées de façon 
régulière sous réserve que ces méthodes aient prouvé qu’elles donnaient des résultats 
égaux à ceux de la méthode du titrage biologique. En cas de litige, la méthode du titrage 
biologique sera la méthode d’arbitrage. 

Note 11  À moins que d’autres températures et/ou durées soient spécifiées. 

Note 12  Les larvicides microbiens doivent être entreposés à des températures fraîches mais des 

tests accélérés de stabilité au stockage seraient extrêmement utiles pour des contrôles 
rapides de la stabilité au stockage des produits. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode 
normalisée. En l’absence de test accéléré de la stabilité au stockage, il est recommandé 
que les normes minimales suivantes soient respectées:  

a)  pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés à 5 ºC pendant 2 ans; et  

b)   pas plus de 10% de perte d’activité biologique en dessous de la valeur d’activité 

indiquée sur l’étiquette lorsqu’ils sont stockés entre 20 et 25 ºC pendant 1 an.  

Ces tests de la stabilité au stockage doivent être effectués à l’aide d’échantillons de 
produits représentatifs et l’activité biologique doit être évaluée à l’aide des méthodes 
d’essai décrites dans la Note 4. 

9.13 

Larvicides bactériens en comprimés dispersables dans l’eau (WT)

 

274 

Les résultats du test de l’activité biologique peuvent varier jusqu’à ± 25% de la moyenne 
et cela doit être pris en compte en déterminant la perte d’activité. Si les données des 
tests sur un et deux ans ne sont pas disponibles au moment de la rédaction d’une 
spécification, une estimation de la stabilité au stockage peut être acceptable, en 
attendant la fin des tests. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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