Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 2

 

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Manuel sur l’élaboration et l’utilisation des spécifications FAO/OMS pour les pesticides (2017) - 2

 

 

2. 

Le processus d’élaboration des spécifications suite 

 

19 

(iv)   Si la proposition concerne des spécifications conjointes FAO/OMS, l’auteur 

de la proposition  doit indiquer si oui ou non les produits  utilisés pour les 
deux domaines d'application sont similaires et, à moins que des 
spécifications différentes pour la formulation soient proposées, si les 
spécifications des formulations sont à la fois applicables pour des 
utilisations en santé publique et dans l’agriculture. 

(v)   Toute autre information pertinente susceptible d'aider la JMPS à élaborer 

des recommandations de qualité. 

Toutes les clauses du projet de spécification doivent être présentées sous une 
forme normalisée (voir les Sections 5 à 9 de ce manuel). 

 

2.9  

Acceptabilité des méthodes d’essai analytiques et physiques 

Les méthodes d'analyse de détermination des ingrédients actifs dans les 
pesticides techniques et formulés appuyant les spécifications de la FAO et de 
l'OMS doivent être testées conjointement et approuvées par le CIPAC ou l’AOAC

1

Les méthodes d'analyse de détermination des impuretés pertinentes  ou des 
stabilisateurs et autres additifs qui figurent dans la spécification, ou les méthodes 
de détermination des rapports des isomères dans le cadre du test d'identité, 
doivent au moins être validées par des pairs (laboratoire indépendant) (par ex. par 
la procédure des méthodes AOAC vérifiées par les homologues). Les données de 
la  validation  par les pairs  doivent être présentées à l'AOAC ou au CIPAC pour 
appuyer l'adoption de la méthode. Si les données  de validation  n’ont pas  été 
passées en revue par le CIPAC ou l’AOAC, la FAO et l’OMS peuvent demander 
que les données soient présentées pour un examen préliminaire. 

Lorsque l’étude conjointe ou la validation de la méthode d'analyse par un pair est 
toujours en cours à la date de soumission de la proposition, la date d'achèvement 
prévue doit être fournie. Les spécifications ne seront normalement pas publiées 
avant la fin de la validation des méthodes et, si la validation est peu susceptible 
d'être terminée avant la prochaine réunion à huis clos de la JMPS, l’examen de la 
proposition peut être reporté. 

Les méthodes d’essai pour les propriétés physiques peuvent être validées par le 
CIPAC ou l’ASTM, ou selon les exigences de l'OCDE ou de la CE, ou, le cas 
échéant, par des organismes pharmaceutiques équivalents. Les références aux 
méthodes de test physiques dans ce manuel sont préfixées « MT » pour les 
méthodes CIPAC, « CE » pour les méthodes de la Communauté européenne ou 
avec l'acronyme complet pour les méthodes de l'OCDE ou de l'ASTM. Ces 
méthodes peuvent être considérées comme définitives car, dans de nombreux cas, 
la propriété physique est définie par la méthode de mesure. Lorsque plus d'une 
méthode existe, une méthode d’arbitrage doit être désignée. Lorsqu'il est précisé 
qu’une méthode n'a pas été adoptée par le CIPAC, la spécification doit également 
définir les propriétés physiques par des mesures réalisées selon la plus appropriée 
des méthodes CIPAC, s’il en existe une. À part si elle est considérée comme ayant 

                                            

1

  Les méthodes élaborées par des organisations alternatives peuvent être acceptées sur la base 

du cas par cas. 

2. 

Le processus d’élaboration des spécifications

 

20 

été remplacée, la méthode CIPAC sera normalement considérée comme la 
méthode d’arbitrage. 

Les conditions de validation des méthodes qui déterminent les propriétés 
physiques instables

1

, qui ne se prêtent pas à la validation par une étude concertée, 

sont actuellement à l'étude par la CIPAC. Les conditions de validation, tant qu’elles 
ne sont pas définies par la CIPAC, ou l’équivalent, seront déterminées par la FAO 
et l’OMS sur la base du cas par cas. Il convient de noter que la  CIPAC  décide 
actuellement au cas par cas de la validation des méthodes pour les propriétés 
instables (par ex., la viscosité des fluides non-newtoniens) ou des méthodes qui 
ne peuvent être correctement validées comme le pH. 

Bien que le niveau d'acceptation des méthodes des systèmes CIPAC ou AOAC ne 
soit pas complètement critique, la préférence sera donnée aux méthodes 
d'« action  complète  » ou «  finale  » et les méthodes doivent  normalement avoir 
atteint un statut minimal d’«  action provisoire  » ou de «  première action  ». La 
révision d'une spécification existante peut être déclenchée par l'émergence de 
nouvelles informations sur l'principe actif ou les spécifications, mais également à 
la suite de la révocation du statut CIPAC/AOAC d'une méthode. 

                                            

1

  Par exemple, la distribution du principe actif dans les produits à libération lente ou contrôlée est 

destinée à changer avec le temps, la température et autre. Comme ces conditions sont difficiles 
ou impossibles à contrôler lors de la distribution d'échantillons pour une étude de validation inter-
laboratoire, les résultats peuvent davantage refléter les variations incontrôlées des paramètres 
de test que les variations inhérentes à la méthode de test. 

3. 

DONNÉES À FOURNIR ET PROCÉDURE D’ÉLABORATION  DES 
SPÉCIFICATIONS DE LA FAO ET DE L'OMS 

 

21 

3.1 

 

Données minimales requises à fournir en appui à la spécification de 
référence pour un principe actif

 

Notes générales:  

(i) 

Un modèle sous forme électronique pour aider les auteurs de propositions à assembler 
et soumettre les données nécessaires, est disponible auprès de la FAO ou de l'OMS. Les 
spécifications proposées pour TC/TK, et tous les types de formulation, doivent être 
soumises sous la forme présentée dans le manuel. 

Ce formulaire de saisie des données pour les proposants est disponible sur: 

OMS: 

http://www.who.int/whopes/quality/en/

 (octobre 2015) 

FAO:

http://www.fao.org/agriculture/crops/thematicsitemap/theme/pests/jmps/manual/en/

 

(octobre 2015) 

Une liste de vérification pour les premier proposants et les proposants ultérieurs figure en 
Annexe A de ce manuel.

 

(ii)  En général, les études qui satisfont aux exigences des systèmes d'homologation 

nationaux modernes répondront aux besoins de l’élaboration des spécifications de la 
FAO et de l'OMS. 

(iii)  Dans le cas où le produit technique (TC) n’est pas isolé, les données et les informations 

des paragraphes A.4 à A.10 et C1 à C5 peuvent provenir du prémélange (TK). 

(iv)  Les exigences de la Section  3.1 sont applicables dans la plupart des cas. 

Exceptionnellement, si un proposant croit que l'obligation ne convient pas à la 
spécification proposée, ou que des informations supplémentaires devraient être 
examinées par la JMPS, l’auteur de la proposition doit soumettre un dossier argumenté 
pour appuyer cette  opinion. Dans un tel cas, les progrès de la spécification proposée 
dépendront de l'accord (entre la JMPS et l’auteur de la proposition) sur les données 
requises pour l'évaluation. 

(v)  Les données soumises seront conservées dans des fichiers confidentiels par la FAO 

et/ou l'OMS, pour la détermination future de l'équivalence, comme requis, mais les 
données restent la propriété de l'auteur de la proposition.

 

(vi)  Sauf  pour les études sur les propriétés physiques et chimiques du principe actif, les 

rapports d'études originaux ne seront normalement pas nécessaires, à moins que 
l'évaluateur ou la JMPS soient incapables de résoudre un problème particulier sans 
l'information. Toutefois, les sources de données du rapport d'étude doivent être résumées 
sous la forme d’un numéro d'étude, l’auteur, l’année, le titre, le numéro de rapport et 
l'entreprise qui a conduit l'étude, afin de référencer plus facilement le rapport lors des 
échanges entre l’auteur de la proposition  et la FAO et l’OMS. Les rapports d'études 
originaux sur les propriétés physiques et chimiques du principe actif sont nécessaires, et 
devraient être fournis dans le dossier de l'évaluateur.  

(vii)  Si certaines données ne sont pas disponibles, ou si l’auteur de la proposition estime que 

les spécifications doivent s’éloigner des directives présentées dans le manuel, l’auteur de 
la proposition  doit fournir une explication écrite ou un cas soutenant sa position. Ces 
explications ou cas doivent être brefs, simples et clairs.

 

(viii) Pour introduire une nouvelle spécification de formulation lorsque la spécification sur le 

TC/TK du proposant a déjà été acceptée, ou lorsqu’un formulateur utilise un TC/TK 
produit par un fabricant dont la spécification a déjà été acceptée, il n’est pas nécessaire 
de soumettre à nouveau (ou présenter) le dossier complet identifié ci-dessous. Dans ce 
dernier cas, le formulateur doit déclarer la source du TC/TK et fournir l’engagement (i) 
que c’est la seule source; et (ii) que si une autre source est ensuite utilisée, la FAO et/ou 
l'OMS en seront informées immédiatement. Lorsqu’il n’est pas nécessaire de fournir un 
dossier complet, la spécification proposée doit être présentée avec les justifications 
nécessaires si certaines directives par rapport aux spécifications n’ont pas été 
respectées. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

22 

(ix)  L'absence de directive sur une spécification acceptée et publiée n’empêche pas la 

soumission d’une spécification proposée. La FAO et l'OMS souhaitent encourager le 
développement de nouvelles formulations qui traitent des problèmes de lutte contre les 
ravageurs. Les directives ne seront pas créées pour des types de formulation uniques et, 
dans de tels cas, le fabricant devra définir les caractéristiques essentielles et fournir des 
méthodes de test validées appropriées pour la mesure des bons paramètres. 

 

A. 

Données requises pour les matières actives de qualité technique et 
pures (TC/TK) 

A.1 

Identité du principe actif

 

Nom commun ISO en anglais (E-ISO) (et son statut s’il n’a pas encore 
été reconnu) ou nom INCI (le cas échéant). 

Tout autre nom commun ou synonyme. 

Nom chimique (UICPA et CA). 

N° CAS (pour chaque isomère ou mélange d'isomères, le cas 
échéant). 

N° CIPAC. 

Formule(s) structurelle(s) (y compris la stéréochimie des isomères 
actifs, si appropriée et connue). 

Composition isomérique, si nécessaire. 

Formule moléculaire. 

Masse moléculaire relative.  

A.2 

Propriétés physiques et chimiques du principe actif

 (et méthodes 

et conditions utilisées pour produire ces données). 

Lorsque le principe  actif est un mélange de diastéréo-isomères, les 
données physiques  et chimiques de chaque diastéréo-isomère 
doivent être fournies, si elles sont disponibles. Lorsque la fraction 
biologiquement active est formée à partir du principe actif, des 
données physiques et chimiques devraient également être fournies 
pour la fraction active, si elles sont disponibles. 

Études et données pour le principe  actif pur (équivalent en pureté 
selon les normes d’analyse de pureté) sont nécessaires pour: 

la pression de vapeur; 

le point de fusion; 

la température de décomposition; 

la solubilité dans l'eau; 

le coefficient de partage octanol:eau;  

les caractéristiques de dissociation, si approprié; 

l’hydrolyse, la photolyse et les autres caractéristiques de 
dégradation. 

3.

Données requises et procédures, suite

23 

Des études et des données sur la matière active de qualité technique 
(MAQT) sont nécessaires pour:  le point de fusion (ingrédients actifs 
qui sont solides au-dessus de 0 °C). 

Des études et des données sur la solubilité des solvants organiques à 
température ambiante sont nécessaires pour le principe actif pur ou la 
matière active de qualité technique.  

A.3 

Présentation du processus de fabrication, 

résumant les conditions 

et les solvants utilisés (information confidentielle). 

- Une liste des solvants, des intermédiaires et des catalyseurs utilisés 
dans le processus avec des puretés lorsque cela est approprié, est 
requise. 

- Une description complète du processus (sans détail technique) est 
nécessaire pour permettre à l'évaluateur de contrôler la plausibilité de 
la pureté du matériel technique fini, de la séparation des composants 
critiques, l'élimination des solvants, etc. 

A.4 

Teneur minimale du principe actif

 

A.5 

Limites maximales d’impuretés de fabrication

  présentes ou 

supérieures à 1 g/kg, soutenues par les 

données des analyses de 

lots 

(minimum 5 lots types) (ensemble de  données confidentielles). 

Les études récentes des 5 lots sont tenues d'être des études BPL.  

Si le processus de fabrication a lieu sur plus d'un site, les données 
d’analyse des 5 lots doivent être fournies à partir d'au moins deux sites 
représentant  des extrêmes types  du  profil d'impureté. La base des 
limites de fabrication doit  être expliquée (par ex.: niveau maximum 
trouvé; moyenne majorée de 3 écarts-types des niveaux trouvés dans 
la pratique, etc.). Les impuretés

1

 pertinentes proposées présentes ou 

supérieures à 1 g/kg doivent être identifiées. Généralement, la fraction 
non identifiée et/ou non comptable du TC/TK ne doit pas dépasser 20 
g/kg (informations confidentielles, sauf pour les limites de spécification 
publiées pour les impuretés pertinentes).  

A.6 

Limites maximales d’impuretés de fabrication

 

proposées comme 

pertinentes à < 1 g/kg. 

 

Les limites maximales pour ces impuretés doivent également être 
appuyées par les données d'analyse des lots (minimum 5 lots types) 
et l’auteur de la proposition doit indiquer la base des limites de 
fabrication (information confidentielle).  

A.7 

Informations sur les impuretés pertinentes

 avec des explications 

sur les effets observés (par ex., les effets toxicologiques ou les effets 
sur la stabilité du principe actif). 

Les limites fixées par la Réunion conjointe sur les résidus de 
pesticides (JMPR) de la FAO et de l’OMS et/ou les autorités 
d’homologation doivent être jointes à ces informations, en identifiant 
l'autorité chargée de fixer la limite.  

1

  Les impuretés pertinentes sont définies dans le glossaire, en Annexe C. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

24 

Dans certains cas, les impuretés qui pourraient devenir pertinentes à 
des concentrations plus élevées ont été identifiées dans les produits 
techniques, mais un contrôle minutieux des conditions de fabrication 
garde ces impuretés à un niveau qui les rend non pertinentes. 
Toutefois, cette impureté peut se trouver dans les produits d'autres 
fabricants à des concentrations plus élevées. Dans ce cas, une note 
en bas de page est ajoutée dans la spécification sur le TC ou TK et 
l’auteur de la proposition fournit sur demande à la FAO ou à l'OMS 
une copie d'une méthode d'analyse appropriée pour la détermination 
de cette impureté dans les programmes nationaux. La méthode 
d'analyse doit être correctement validée, mais non validée par les 
pairs. 

Note des paragraphes A.6 et A.7. 

(i)    Les impuretés pertinentes doivent être incluses dans la spécification, mais les autres 

impuretés (y compris les isomères de faible activité) ne doivent pas y figurer. 

A.8 

Identité et teneur nominale (g/kg) des composés 
intentionnellement ajoutés au TC/TK

 (données confidentielles). 

A.9 

Synthèses  toxicologiques

  (incluant les conditions et les résultats 

des tests) 

Les études récentes doivent être des études BPL et doivent se 
conformer aux directives établies. 

A.9.1   Profil toxicologique du TC/TK fondé sur la toxicité aiguë orale, 

cutanée et par inhalation; l’irritation de la peau et des yeux, la 
sensibilisation de la peau. 

A.9.2   Profil toxicologique du TC/TK fondé sur l'administration répétée 

(de sous-aiguë à chronique) et des études telles que la toxicité 
reproductive et développementale, la génotoxicité, la 
cancérogénicité, et la neurotoxicologie développementale et 
adulte, etc. 

A.9.3   Profil écotoxicologique du TC/TK fondé sur la toxicité des 

organismes aquatiques et terrestres (par ex., poissons, 
crustacés, algues, oiseaux, abeilles), selon l'utilisation prévue 
et l'information sur la persistance. 

A.10 

Autres informations 

A.10.1 Classification de l’OMS par dangers quand ils existent 

A.10.2

 

Les références aux évaluations de la JMPR/JECFA en matière 
de toxicologie et de  devenir environnemental doivent être 
fournies, quand elles existent. Les données toxicologiques 
fournies à la JMPR pour l’évaluation devraient être recoupées 
avec les données des analyses de lots de matériaux techniques 
utilisés dans ces études.  

A.10.3 Une lettre d'autorisation (voir Annexe G) accordant l’accès à la 

FAO et l’OMS et aux autorités d’homologation aux données de 
l’homologation  au nom de la FAO et de l’OMS. Cela doit 
permettre à la FAO et à l’OMS d’évaluer si oui ou non: 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

25 

(i)  Le produit  technique pour lequel  une spécification de la 
FAO/OMS est proposée est équivalent à celui homologué par 
l'autorité, comme l’évalue une comparaison entre les données 
soumises à la FAO/OMS et celles soumises pour 
l’homologation; ou 

(ii) la décision que les matériaux techniques provenant de 
différents fabricants sont équivalents était basée sur des 
données similaires à celles fournies à la FAO/OMS. 

Si les données sont connues pour différer de celles présentées 
par l’auteur de la proposition pour l’homologation, expliquer la 
pertinence des données fournies à la FAO/OMS. 

À la demande de la FAO/OMS, l’auteur de la proposition peut 
fournir un engagement écrit stipulant que les données 
présentées à la FAO/OMS sont identiques à celles présentées 
pour l’homologation auprès d'une autorité nationale indiquée. 
Tout écart entre les deux séries de données doit être expliqué 
en détail. 

A.10.4 Les déclarations pour identifier les liens entre les données sur 

la pureté/impureté et les informations sur les dangers et 
l'évaluation des risques. 

(i) Normalement, les données fournies sont censées provenir 
du matériel de l’auteur de la proposition. Identifier quelles 
données sur les dangers, le cas échéant, ne sont pas générées 
à partir de la matière active de qualité technique et des produits 
formulés de  l’auteur de la proposition  indiquer  la source des 
informations et expliquer la pertinence des données. 

(ii) Identifier les données toxicologiques/écotoxicologiques 
générées à partir des lots de matériaux qui ont été 
spécialement purifiés ou dans lesquels les concentrations 
d'impuretés dépassaient les limites définies aux paragraphes 
A.4, A.5 et A.6, ci-dessus. Expliquer la pertinence des données. 

(iii) Confirmer que la production actuelle est conforme aux 
limites définies aux paragraphes A.4, A.5 et A.6, ci-dessus.  

 

B. 

Données requises pour les formulations 

(voir également la note générale 

VIII, ci-dessus) 

B.1 

Identifier si les formulations sont destinées à la santé publique ou à 
l'agriculture, ou les deux. 

B.2 

Dans le cas des pesticides acceptables pour la santé publique, 
confirmer que la formulation et le processus de fabrication sont les 
mêmes que ceux utilisés pour les matériaux évalués par le WHOPES 
pour l'efficacité. 

B.3 

Énumérer les principaux types de formulation disponibles et identifier 
ceux pour lesquels des spécifications sont recherchées.  

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

26 

B.4 

Énumérer les principaux pays où ces formulations sont homologuées 
et vendues ou, s’ils sont très nombreux, donner le nombre de pays 
dans chaque région ou continent. 

B.5 

Propriétés physiques, telles que spécifiées dans les Sections 5 à 9 de 
ce manuel. Expliquer brièvement, si nécessaire, pourquoi il est 
proposé que certaines clauses soient supprimées, que de nouvelles 
clauses soient insérées, ou que des limites moins strictes soient 
adoptées par rapport à celles données dans les spécifications 
indicatives. 

 

C. 

Méthodes d’analyse et de test du TC/TK et des formulations 

C.1  

Au moins deux méthodes pour tester l’identité du principe actif et une 
pour tester l’identité du contre-ion ou d'un autre dérivé, si cela est 
approprié. 

C.2  

Méthode de détermination de la teneur en principe actif. Si la méthode 
n'a pas encore été validée par le CIPAC ou l’AOAC, ou n'a pas été 
validée pour la formulation particulière, indiquer l'année prévue de la 
fin de la validation. 

C.3  

Méthodes d'analyse des impuretés pertinentes, en détail, incluant les 
données de validation, si non encore publiées. Fournir le principe des 
méthodes d'analyse utilisées pour les impuretés non pertinentes dans 
le TC/TK (GC avec FID, par exemple). 

C.4  

Méthodes de test de référence pour les propriétés physiques. Si une 
méthode particulière destinée à tester la conformité avec la 
spécification n'a pas encore été validée par le CIPAC, ou n'a pas été 
validée pour la formulation particulière, indiquer l'année prévue de la 
fin de la validation. 

C.5  

Information sur la validation complétée, en cours ou prévue pour les 
méthodes énumérées dans les Sections C.2 et C.3. 

Notes des paragraphes C1 à C5. 

(i) 

Les méthodes utilisées pour produire les données présentées comme  l’exige  les 
spécifications des paragraphes A.4, A.5, A.6 et B.5 de la Section  3.1 doivent être 
référencées, si elles diffèrent de celles destinées uniquement à vérifier la conformité avec 
la spécification. 

(ii)   Les méthodes requises pour évaluer la conformité avec une spécification doivent être 

validées indépendamment et doivent être publiées ou rendues publiques. Quand une 
validation d’un laboratoire indépendant (étude conjointe de la méthode d'analyse du 
principe actif, ou validation par les pairs d'une méthode pour une impureté pertinente) est 
en cours à la date de soumission de la proposition, l'année prévue d'achèvement doit être 
indiquée. À l'exception de certaines spécifications provisoires de l'OMS, les spécifications 
ne sont normalement pas publiées avant la fin de la validation des méthodes. 

D. 

Détermination de la pertinence et établissement de limites d'impuretés 
pour les spécifications 

D.1 

Principes 

Toute impureté capable d’avoir un effet néfaste, supérieur ou au-delà de celui du 
principe actif,  est potentiellement 

pertinente

  et peut donc nécessiter d’être 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

27 

contrôlée par la spécification. Les effets indésirables peuvent refléter les dangers 
toxiques ou non toxiques (voir la définition de l'impureté pertinente dans le 
glossaire des termes, en Annexe C). Cependant, la pertinence n’est pas seulement 
déterminée par les risques présentés par une impureté. Une impureté 
potentiellement pertinente peut être désignée comme non-pertinente si les 
éléments de preuve existants n’indiquent aucune forte probabilité que ses dangers 
se manifestent dans la pratique. 

La pertinence dépend des risques relatifs du principe actif et de l'impureté et donc 
une impureté qui peut être présente dans deux ingrédients actifs différents peut 
être désignée comme pertinente dans l’un et non-pertinente dans l’autre ou peut 
avoir différentes limites maximales acceptables appliquées. 

Dans l'évaluation de la pertinence des impuretés qui ont un effet additif avec le 
principe actif, la JMPS applique le modèle d’additivité des doses (SCHER, 2011

1

). 

Ce modèle est également utilisé pour les impuretés ayant un effet similaire plus 
vaguement défini et le même point extrême 

− indépendamment du mode d'action. 

Le raisonnement est que 1) les effets synergiques menant à davantage qu’un effet 
additif sont exceptionnels à des niveaux d'exposition très faibles, et 2) la 
recommandation de l’IPCS est que même pour les effets d’additivité des réponses, 
le modèle d’additivité des doses être utilisé comme le pire des cas (Meek 

et al.,

 

2011

2

).  

Le modèle d’additivité des doses n’est pas utilisé pour la cancérogénicité, la 
mutagénicité, la tératogénicité ou l’irritation des yeux et de la peau, et la 
sensibilisation. Pour ces points extrêmes, l'approche par défaut est l'application 
des critères de classification SGH pour les mélanges. 

D.2 

Attribution des limites pour les impuretés pertinentes 

Les limites adoptées sont le résultat d'une évaluation scientifique au cas par cas. 
Les conseils des experts de l'OMS ou d'une autre source faisant autorité seront 
toujours pris en compte pour décider de la limite la plus appropriée pour les 
impuretés toxiques pertinentes. 

 

 

                                            

1

  SCHER 2011. Toxicity and Assessment of Chemical Mixtures. Scientific Committee on Health 

and Environmental Risks, SCHER; Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health 
Risks, SCENIHR: Scientific Committee on Consumer Safety, SCCS (2011). Commission 
européenne. DG Santé et  consommateurs D: Système de santé et produits. Disponible sur: 

http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/environmental_risks/docs/scher_o_150.pdf 

(mars 2016). 

2

  Meek ME, Boobis AR, Crofton KM, 

et al

. (2011) Risk assessment of combined exposure to 

multiple chemicals: A WHO/IPCS framework. Regulatory toxicology and pharmacology 
2011;60(2) Supplement:S1-S14. Disponible sur: 

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21466831 

(mars 2016). 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

28 

D.2.1 Limites maximales acceptables 

En l'absence de données ou d'autres informations permettant une approche 
plus pointue, la JMPS adoptera normalement les critères de classification du 
SGH pour les mélanges comme limites maximales acceptables par défaut pour 
les impuretés pertinentes c’est-à-dire: 10 g/kg pour les produits irritant la peau 
et les yeux, et 1 g/kg pour les produits chimiques sensibilisants, les substances 
mutagènes, cancérigènes et produits toxiques pour la reproduction. Le SGH 
reconnaît que les écarts par rapport aux directives peuvent être nécessaires 
ou  justifiés dans  certains cas. Lorsque les données requises sont mises à 
disposition de la JMPS, une limite maximale acceptable, correspondant à une 
contribution négligeable aux risques globaux, sera estimée par la JMPS et 
utilisée de préférence à la limite SGH. 

Pour les impuretés présentant un type de risque toxique semblable à celui du 
principe actif  [effets additifs], la limite maximale acceptable adoptée par la 
JMPS correspond normalement à une concentration qui conduirait à une 
augmentation calculée de 10 pour cent du risque global présenté par le 
principe actif. La même valeur seuil de 10% pour cent est également appliquée 
dans les cas où le profil complet de toxicité de la matière active et de l'impureté 
est connu, et où les valeurs DJA/DRfA appropriées peuvent être comparées. 
La valeur seuil de 10 pour cent  est arbitraire, mais est considérée comme 
représentant une augmentation négligeable de danger. Lorsqu’il n’y a pas de 
valeurs  numériques  de toxicité comparables de  disponibles, la limite de 
concentration maximale acceptable sera déterminée au cas par cas. 

D.2.2 Limites de la spécification pour les impuretés pertinentes  

Si une limite inférieure au maximum acceptable pour l'impureté pertinente s’est 
révélée être pratique pour la fabrication (Section 3.1, paragraphes A.5 ou A.6), 
la JMPS l’adoptera normalement de préférence.  

D.3  

Critères pour désigner les impuretés comme pertinentes ou non 
pertinentes 

La décision sur la  pertinence d'une impureté est le résultat d'une évaluation 
scientifique au cas par cas. 

Par défaut, une impureté devient pertinente quand sa concentration dans le TC 
(produit technique) est égale ou supérieure à 10 pour cent de la limite maximale 
acceptable telle que déterminée ci-dessus. Ainsi, les irritants cutanés et oculaires 
deviennent pertinents à une concentration de 1 g/kg, les  produits chimiques 
sensibilisants,  mutagènes, cancérogènes et toxiques pour la reproduction, à un 
niveau de 0,1 g/kg. Pour les produits chimiques à toxicité organique (comme défini 
par ex. par DL

50

  EGBY, LOAEL, NOAEL, BMD, BMDL, DJA), la pertinence est 

déterminée selon les 10 pour cent de concentration maximale acceptable comme 
indiqué à l'Annexe J. 

 

 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

29 

3.2 

 

Données minimales requises pour l'extension d'une spécification 
existante à un autre fabricant ou à un nouveau procédé de fabrication 

Notes générales:  

(i)   La JMPS n’exige pas qu’un fabricant, qui était l’auteur de la proposition sur la spécification 

de référence, fournisse  des données sur l'extension à un site de fabrication 
supplémentaire à condition que le procédé de fabrication du principe actif  n'ait pas 
changé et que le site supplémentaire soit sous le contrôle du fabricant.  

(ii)   Un modèle sous format électronique, pour aider les auteurs de propositions s à 

rassembler et soumettre les données nécessaires, est disponible auprès de la FAO ou 
de l'OMS et sera envoyé par e-mail sur demande. 

(iii)   Les données soumises pour la détermination de l'équivalence sont censées correspondre 

à la même forme (TC ou TK) de la matière active de qualité technique sur laquelle se 
fonde la spécification de référence. 

(iv)   Les exigences de la présente Section  3.2 seront applicables dans la plupart des cas. 

Exceptionnellement, si un proposant croit que certaines exigences ne conviennent pas à 
l'extension proposée de la spécification, ou que des informations supplémentaires 
devraient être examinées par la JMPS, l’auteur de la proposition  doit fournir un cas 
argumenté pour soutenir  cette opinion. Dans ce cas, l'examen de la proposition 
d'extension de la spécification dépendra de l'accord (entre la JMPS et l’auteur de la 
proposition) sur les données requises pour l'évaluation. 

(v)   Les données soumises seront conservées dans des dossiers confidentiels de la FAO 

et/ou l'OMS, pour la détermination future de l'équivalence, si nécessaire, mais les 
données demeurent la propriété de l'auteur. 

(vi)   Les rapports d'étude originaux ne seront normalement pas nécessaires, à moins que 

l'évaluateur ou la JMPS soient incapables de résoudre un problème particulier sans cette 
information. Toutefois, les sources des données du rapport d'étude doivent être résumées 
sous la forme auteur, titre et date, afin de faciliter les références entre l’auteur de la 
proposition et la FAO/OMS. 

(vii)  Si certaines données ne sont pas disponibles, ou si l’auteur de la proposition estime que 

les spécifications doivent s’écarter des directives présentées dans le manuel, l’auteur de 
la proposition doit fournir une explication écrite ou un cas justificatif. Ces explications ou 
cas doivent être brefs, simples et clairs. 

(viii) Pour introduire une nouvelle spécification de formulation lorsque la spécification du 

proposant pour le TC/TK a déjà été acceptée, ou lorsqu’un formulateur utilise un TC/TK 
produit par un fabricant dont la spécification a déjà été acceptée, il n’est pas nécessaire 
de soumettre à nouveau (ou présenter) le dossier complet identifié ci-dessous. Dans ce 
dernier cas, le formulateur doit déclarer la source du TC/TK et fournir l’engagement (i) 
qu'elle est la seule source; et (ii) que si une autre source est ensuite utilisée, la FAO et/ou 
l'OMS en seront informées immédiatement. Lorsqu’un dossier complet est donc 
considéré comme inutile, la spécification proposée doit être présentée, avec une 
justification nécessaire des écarts par rapport à la directive sur les spécifications.

 

(ix)   L'absence de directives pour une spécification acceptée et publiée ne fait pas obstacle à 

la présentation de la spécification proposée. La FAO et l'OMS souhaitent encourager le 
développement de nouvelles formulations qui traitent des problèmes de lutte contre les 
ravageurs. Des directives n’existent pas pour des types de formulation uniques et, dans 
de tels cas, le fabricant doit définir les caractéristiques essentielles et fournir des 
méthodes de test appropriées validées pour mesurer les bons paramètres. 

 

Notes spécifiques sur les propriétés physiques et chimiques lorsque les données sont 
présentées pour la détermination de l'équivalence. (Voir aussi 3.1 A2) 

(i)   Des études et des données sur les propriétés physiques et chimiques d'un principe actif 

pur sont nécessaires uniquement lorsque sa composition est censée être différente de la 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

30 

composition du matériau de référence pur (par ex. rapport différent ou variable 
d'isomères). 

(ii)   La composition du principe actif pur est acceptée comme étant la même à la fois dans le 

matériel de référence et dans matériel proposé quand il s’agit d’un composé non-chiral 
unique, d'un énantiomère unique ou d’un composé chiral comme un racémate d'une paire 
d'énantiomères. Si le principe actif pur est un mélange, à l'exception d'un racémate d'une 
paire énantiomère, la composition du principe actif pur est présumée être différente dans 
le matériel de référence et le matériel proposé sans élément de preuve que les 
compositions sont les mêmes. 

(iii)   Les données sur les propriétés physiques et chimiques disponibles pour le matériel de 

référence sur les isomères individuels purs d'un mélange isomère sont acceptées comme 
s’appliquant aux isomères individuels purs du matériel proposé. 

(iv)   En outre, des études et données sont requises lorsque la valeur mesurée d'une propriété 

ne s’accorde pas suffisamment à la valeur enregistrée dans l'évaluation appuyant la 
spécification de référence. 

(v)   Les études et les données sur la solubilité des solvants organiques à température 

ambiante sont nécessaires pour le principe le principe actif pur ou la matière active de 
qualité technique. Cependant, si les données de solubilité des solvants pour le principe 
actif pur  figurent déjà dans l'évaluation appuyant la spécification de référence, les 
données sur la solubilité du solvant ne sont pas nécessaires pour le principe actif pur (ou 
technique) du matériel proposé, sous réserve qu’ils aient la même composition que le 
matériel pur de référence. 

 

E. 

Données requises pour la détermination de l’équivalence 

E.1  

Les données Tier-1 requises pour les matières actives de qualité 
technique sont notamment les informations spécifiées à la Section 3.1, 
paragraphes A.1, A2 (voir note également (i) à (v) ci-dessus), A.3 à 
A.8, A.10.3, A.10.4 (iii), B1 à B5 et données du test de mutagénicité 
(bactéries 

in vitro

).  

Les données Tier-2 requises pour les matières actives de qualité 
technique sont notamment les informations spécifiées à la Section 3.1, 
paragraphes A.9.1, A.10.4(i) et A.10.4(ii). 

E.2  

Résumés toxicologiques additionnels  

Les informations additionnelles suivantes peuvent être exigées dans 
les cas où l'équivalence ne peut pas être déterminée à partir des 
données requises dans le paragraphe D.1.  

E.2.1   Profil toxicologique correspondant à celui de la Section  3.1, 

paragraphe A.9.2.  

E.2.2   Profil écotoxicologique correspondant à celui de la Section 3.1, 

paragraphe A.9.3. 

F.  

Détermination de l’équivalence 

L’équivalence est déterminée selon une approche à deux niveaux. 

TIER 1 (F.1 – F.4) 

F.1  

Les matières actives de qualité technique provenant de différents 
fabricants ou les processus de fabrication sont jugés équivalents si: 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

31 

F.1.1   Les matériaux répondent aux exigences des spécifications 

existantes de la FAO et de l'OMS; et 

F.1.2   Les évaluations du processus de fabrication ont utilisé le profil 

d'impureté et les résultats du test de mutagénicité (bactéries, 

in 

vitro

) effectués avec comme résultat que les profils répondent 

aux exigences de la Section F.3 ci-dessous.  

F.2  

Quand un producteur modifie le processus de fabrication d'une 
matière active de qualité technique, qui a été précédemment évaluée 
et intégrée dans une spécification, l'équivalence peut être déterminée 
sur la base des paragraphes F.1.1 et F.1.2, ci-dessus. 

F.3  

Équivalence des profils d'impureté des matières actives de qualité 
technique, déterminée par la comparaison des limites des 
spécifications de la fabrication

1

. 

F.3.1   Quand (i) le niveau maximal (limite de fabrication) d’une 

impureté non-pertinente s’accroît de plus de 50 pour cent (par 
rapport au niveau maximal dans le profil de référence), ou que 
le niveau absolu maximal (limite de fabrication) n’a  pas 
augmenté de plus de 3 g/kg (qui représente la plus grande 
augmentation); (ii) il n'y a pas de nouvelles impuretés 
pertinentes; et (iii) le niveau maximal des impuretés pertinentes 
ne s’est pas accru; les matières actives techniques seront 
normalement considérées comme équivalentes. 

F.3.2   Quand ces limites de différences dans la  concentration 

maximale d'impuretés non-pertinentes sont dépassées, l’auteur 
de la proposition  sera invité à fournir un dossier argumenté, 
avec les données justificatives requises, et les raisons pour 
lesquelles les impuretés particulières restent « non 
pertinentes ». La JMPS évaluera le cas pour décider si oui ou 
non le principe actif technique est considéré comme équivalent. 

F.3.3   Quand de nouvelles impuretés sont présentes à 

  1 g/kg, 

l’auteur de la proposition  sera invité à fournir un dossier 
argumenté, avec données justificatives à l'appui si elles sont 
disponibles, sur les raisons pour lesquelles ces impuretés sont 
« non-pertinentes ». La JMPS évaluera le cas pour décider si 
oui ou non le principe actif technique est équivalent. 

F.3.4   Le profil de mutagénicité (bactéries, 

in vitro

) est considéré 

équivalent à celui du matériel de référence  si l'évaluation 
compare un point extrême à l’autre et que le résultat n’est pas 
pire pour le produit en cours d’examen. 

F.3.5   L’information sur l'évaluation du matériel proposé par une 

autorité compétente d'enregistrement est prise en compte dans 
Tier-1. 

                                            

1

  Note: même si la procédure peut être suivie par toute personne ayant un accès légitime aux 

données requises, pour les spécifications de la FAO et de l’OMS, l’équivalence doit être 
déterminée par la JMPS. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

32 

F.3.6   Lorsque des impuretés pertinentes augmentent en 

concentration maximale et/ou lorsque de nouvelles impuretés 
pertinentes sont présentes, les informations toxicologiques, 
écotoxicologiques appropriées ou autres sur la matière active 
de qualité technique ou les impuretés en question doivent être 
soumises, si elles sont disponibles, pour l'évaluation dans Tier-
2. 

F.4  

Lorsque les informations en Tier-1 sont insuffisantes pour statuer sur 
l'équivalence ou est insuffisante pour décider de la non-équivalence, 
une nouvelle évaluation doit avoir lieu à partir des informations et des 
données disponibles dans Tier-2. 

Les matières actives de qualité technique des différents fabricants ou 
les processus de fabrication sont jugés équivalents si la non-
équivalence de Tier-1 est incertaine et les évaluations de Tier-2 des 
profils toxicologiques/écotoxicologiques ont été réalisées avec pour 
résultat que les profils répondent aux exigences des Sections F.5 et 
F.6, ci-dessous. 

TIER 2 (F.5 – F.6) 

F.5  

Équivalence des profils toxicologiques d'une matière active de qualité 
technique  

F.5.1   Le profil toxicologique sera considéré comme équivalent à celui 

du profil de référence, lorsque les données spécifiées au 
paragraphe E.1 ci-dessus (en référence aux conditions 
requises de la Section 3.1, paragraphe A.9.1) ne diffèrent pas 
de plus d'un facteur de deux par rapport au profil de référence 
(ou à un facteur supérieur à celui des augmentations de doses 
appropriées, si plus de deux). Il ne doit y avoir aucun 
changement dans l'évaluation de ces études qui produisent des 
résultats catégoriques (par ex. catégorie 1, 2, ou 3 irritant pour 
la peau, non irritant pour la peau).  

F.5.2   Lorsque c’est nécessaire (voir E.2), des données 

toxicologiques supplémentaires (voir E.2.1) seront évaluées 
par le critère appliqué au paragraphe F.5.1, sous réserve que, 
le cas échéant, les organes touchés soient les mêmes. La dose 
repère ne doit pas différer de plus d'un facteur de deux, ou les 
niveaux « sans effet observable » (NOEL) ou « sans effet nocif 
observé  » (NOAEL) ne doivent pas différer de plus des 
différences des niveaux de dose utilisés. 

F.6  

Équivalence des profils écotoxicologiques pour le principe actif 
technique (si approprié pour l'utilisation prévue du principe actif).  

Lorsque c’est nécessaire (voir la Section  E.2, ci-dessus), le profil 
écotoxicologique (Section E.2.2, ci-dessus) sera considéré équivalent 
à celui du profil de référence si les données ne diffèrent pas de plus 
d'un facteur de 5 par rapport au profil de référence (ou d’un facteur 
supérieur à  celui des augmentations de doses appropriées, si 
supérieur à 5), quand il est déterminé en utilisant la même espèce. 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

33 

Note des paragraphes F.3.1, F.5.1, F.5.2 et F.6. 

Les profils de référence sont définis par les informations fournies pour la spécification de 
référence, selon les conditions stipulées aux paragraphes A.4, A.5, A.6, A.8 et A.9 de la 
Section 3.1. 

F.7 

Aux fins des spécifications de la FAO  et de l’OMS, les formulations 
sont généralement considérées comme équivalentes si (i) le TC/TK a 
été jugé équivalent, et si (ii) les formulations se conforment à la même 
spécification

1

. Dans certains cas particuliers, par exemple pour les 

formulations à libération lente telles que CS ou LN, d’autres éléments 
de preuve devront être fournis pour déterminer l’équivalence des 
formulations et elles sont susceptibles de ne pas être équivalentes si 
une seule technologie, des limites des spécifications ou des méthodes 
de test sont utilisées. 

F.8 

Lorsqu'un principe actif technique est proposé pour être ajouté à une 
spécification existante et qu’il ne répond pas strictement aux tests 
d'équivalence établis  dans la partie 3.2, mais qu’il est par ailleurs 
considéré par la JMPS de qualité acceptable ou améliorée, une 
modification de la spécification existante pourra être étudiée. Cette 
procédure peut suivre l'évaluation des données requises en vertu des 
Sections E.1 et/ou E.2, ci-dessus. 

 

3.3   Extension des spécifications à la libération lente 

Contrairement à la plupart des autres types de formulation, les formulations à 

libération lente

 apparemment semblables aux produits LN peuvent être basées 

sur des technologies différentes, faisant qu’une spécification développée pour le 
produit d'un fabricant peut ne pas constituer un moyen fiable pour tester 
l'acceptabilité d’un autre produit du fabricant. Pour cette raison, des informations 
additionnelles sont requises pour étendre les spécifications existantes des produits 
à libération lente à des produits supplémentaires (à savoir pour déterminer leur 
équivalence) ou, le cas échéant, élaborer des spécifications séparées. 

3.3.1 

Conditions minimales requises pour évaluer l’équivalence des 
formulations à libération lente 

(i)   Le fabricant doit certifier à la FAO ou à l'OMS que le principe actif incorporé 

dans la formulation est conforme à la spécification existante de la FAO ou 
de l'OMS pour le TC. Lorsque la spécification existante a été élaborée dans 
le cadre de la nouvelle procédure, cela signifie que le principe actif doit être 
fabriqué par une entreprise dont le produit  technique a été évalué par la 
JMPS et a par conséquent été recommandée pour être inclus dans la 
spécification de la FAO ou de l'OMS pour le TC. 

(ii)   Les tests de laboratoire pour déterminer la régénération et la résistance du 

LN au lavage, ainsi que son efficacité, selon les directives de l'OMS pour 

                                            

1

  Des produits équivalents ne conviennent pas nécessairement aux mêmes utilisations, ou n’offrent 

pas la même efficacité, etc. Équivalence signifie seulement qu’ils se conforment aux mêmes 
critères de qualité de base. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

34 

les tests en laboratoire et sur le terrain des moustiquaires à imprégnation 
durable (document WHO/CDS/WHOPES/GCDPP/2005.11)

1

 

(iii)   Le fabricant doit indiquer si le principe actif est incorporé dans le polymère 

du filament dans le processus de filage, ou s’il est incorporé dans un 
polymère appliqué sur l'extérieur des filaments; ou est appliqué/incorporé 
d'une autre manière, par exemple, dans une formulation. Si, 
exceptionnellement, des informations détaillées sur la fabrication de la 
moustiquaire traitée sont nécessaires, elles seront utilisées de manière 
confidentielle par l'OMS. 

(iv)   Le fabricant doit fournir des données pour démontrer l'applicabilité des 

clauses et des tests existants sur l’indice de résistance au lavage du 
principe actif  et la stabilité au stockage. Les données qui devront être 
présentées sont:  

(a)  

la stabilité de la teneur du principe actif à des niveaux de test de 
température et de temps de stockage qui englobent les valeurs 
indiquées dans la spécification existante; et 

(b)  

la stabilité de l’indice de résistance au lavage à des niveaux de test 
de température et de temps de stockage qui englobent les valeurs 
indiquées dans la spécification existante. 

 

3.4 

Rapports d’évaluation  

Les rapports d'évaluation ont la structure générale suivante. Ils ne contiennent pas 
d'informations confidentielles sur le processus de fabrication ou le profil d'impureté, 
autre que le minimum nécessaire pour identifier les impuretés pertinentes et leurs 
limites. Dans des cas particuliers, il peut être nécessaire d'expliquer pourquoi une 
impureté spécifique est considérée comme non pertinente. 

TITRE

 (Nom du composé ISO) 

Code/année d’évaluation CIPAC de la JMPS 

3.4.1 

Recommandations

 

 

Fournit des recommandations concernant le retrait/la rétention des 
spécifications de la FAO et de l’OMS existantes, si nécessaire. 

 

Fournit des recommandations concernant l'adoption par la FAO et l’OMS de 
nouvelles spécifications proposées ou de modifications/extensions des 
spécifications existantes. Les recommandations peuvent être conditionnelles 
dans certains cas: sous réserve d'une validation satisfaisante des méthodes 
de test analytiques ou physiques par le fabricant, par exemple. 

 

Peut identifier les informations additionnelles requises par le fabricant (ou 
autre source), pour permettre à la JMPS de compléter l'évaluation. 

                                            

1

  

http://www.who.int/whopes/guidelines/en/

 (mars 2016) 

 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

35 

 

Peut fournir des recommandations à la FAO et à l’OMS sur les principes 
généraux de l’élaboration de spécifications sur les pesticides, lorsque ceux-
ci émergent de l'évaluation. 

3.4.2 

Appréciation

 

 

Identifie  le principe actif et  le statut de son brevet, les spécifications 
existantes et celles qui ont été proposées, les fabricants/proposants et 
l'année où l’ensemble de données a été soumis. Fournit un bref historique et 
explique si l'évaluation répond à des questions non résolues ou qui restent 
ouvertes.  

 

Fournit une évaluation de toutes les informations appuyant les 
recommandations. En général, elle ne fournit pas des évaluations des 
données identiques ou connexes réalisées par d'autres organisations, sauf 
si elles ont une incidence sur les recommandations de la JMPS. Cependant, 
les évaluations faites par l'OMS ou l’institution désignée par le WHOPES 
intervenant au nom de la JMPS, sont toujours résumées et les arguments 
essentiels pleinement expliqués. 

 

Fournit le résultat et la justification des décisions de la JMPS sur la pertinence 
des impuretés et l'équivalence des produits techniques et formulés. Indique 
également si les données de profil des impuretés correspondent à celles 
présentées lors de l'homologation dans un pays spécifique.  

 

Aucune donnée confidentielle n’est fournie en dehors de celles qui figurent 
dans les spécifications qui seront publiées.  

 

Identifie les lacunes ou les problèmes des données soumises. Explique 
pourquoi une spécification proposée ou un profil des données peut être 
considéré comme inacceptable. 

3.4.3 

Information justificatives

 

 

Les utilisations.  Les principales utilisations du principe actif  (ou de la 
formulation, dans des cas particuliers) sont résumées brièvement. Cette 
information n’est pas prise en compte lors de l'évaluation. 

 

Identité  du principe actif. Fournit le nom commun de l'ISO (ou autre); 
synonymes; les noms chimiques UIPAC et CA; le numéro de registre CAS; 
le numéro CIPAC; la formule développée; la formule empirique; la masse 
moléculaire; les tests d'identification. Lorsque le principe actif  défini par la 
spécification n'a pas de nom commun, ou lorsque la définition diffère de celle 
correspondant au nom commun, ou lorsqu’il existe une autre ambiguïté 
potentielle, cela est expliqué en détail dans l'évaluation. 

 

Les propriétés physiques et chimiques du principe actif  pur. Fournit 
habituellement les données sur la pression de vapeur; le point de fusion; la 
température de décomposition; la solubilité dans l'eau; le log P K

ow

l’hydrolyse; la photolyse; le pKa; et toute autre caractéristique pertinente pour 
les spécifications proposées. Ces  données sont évaluées et, lorsque les 
propriétés ont une incidence sur les décisions prises par la JMPS, une 
explication est fournie dans l’appréciation. 

 

La composition chimique et les propriétés de la matière active de qualité 
technique. Fournit habituellement des données sur les bilans massiques 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

36 

observés dans les analyses de pureté/impuretés sur 5 lots; la teneur 
minimale de matière active (incluant la tolérance pour TK); les niveaux 
maximaux d'impuretés pertinentes; les identités et les limites de la teneur en 
stabilisants ou d'autres additifs essentiels; le point de fusion, le point 
d’ébullition et/ou la température de décomposition. Ces données sont 
évaluées et, lorsqu’elles ont une incidence sur les décisions prises par la 
JMPS, une explication est fournie dans l’appréciation.  

 

Informations contextuelles sur la toxicologie et l’écotoxicologie. Fournit un 
bref résumé des évaluations toxicologiques menées par d'autres 
organisations. Cette information n’est pas évaluée par l'appréciation, sauf, à 
titre  exceptionnel, si elle a une influence sur les décisions de la JMPS. 
Comprend la déclaration du fabricant sur la relation entre les données 
fournies sur la composition chimique de la matière active de qualité technique 
(paragraphe précédent) et les matériaux utilisés pour produire les données 
sur la toxicité et l'écotoxicité (résumé des dangers par l’auteur de la 
proposition, 3.4.4). 

 

Formulations. Les principaux types de formulation disponibles sont identifiés 
et une liste des pays où les formulations sont homologuées et vendues est 
fournie. 

 

Méthodes d'analyse et de test. Les méthodes utilisées pour produire des 
données sur les propriétés physico-chimiques sont résumées brièvement. 
Les méthodes de détermination de l'identité du principe actif  (au moins 2 
techniques indépendantes), de la teneur en ingrédient actif, de la teneur en 
impuretés pertinentes et les méthodes de test physiques sont résumées. Des 
procédés d'identification du contre-ion, etc., sont indiqués dans les cas où le 
principe actif  est présent  sous la forme d'un sel ou  d’un  autre dérivé 
spécifique. Le statut de la validation des méthodes appuyant la spécification 
est établi, les méthodes non complètement validées sont identifiées, et 
l'information est fournie dans l'appréciation. 

 

Contenants et emballages. Une brève indication des exigences spéciales en 
matière de contenants et d’emballages est fournie, si nécessaire, mais 
l’information n’est pas évaluée. 

 

Expression  du principe actif. Lorsque le principe actif  est présent sous la 
forme d'un sel, ester ou autre dérivé, la fraction déterminée par la méthode 
d'analyse est indiquée, avec le mode d'expression des résultats.  

3.4.4 

Résumé des dangers fourni par l’auteur de la proposition 

 

 

Fournit un résumé de l'information sur la toxicité aiguë et sous-aiguë à 
chronique (y compris la cancérogénicité et la tératogénicité); la génotoxicité, 
et l'écotoxicologie, dérivée de la matière active de qualité technique fabriquée 
par  l’auteur de la proposition. Fournit des informations sur la toxicité des 
impuretés pertinentes, si elles sont disponibles. Lorsque les données de cette 
section ont été évaluées par l'OMS ou une institution désignée par le 
WHOPES, par exemple pour contribuer à déterminer l'équivalence, 
l'évaluation est résumée dans l’appréciation, autrement l'information n’est ni 
évaluée ni résumée dans l’appréciation. 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

37 

3.4.5 

Références

 

 

Les documents,  publiés ou non, contenant des données ou d'autres 
informations présentées ou mentionnées dans le rapport, sont référencés. 
Une  section  références à la fin  de l'évaluation des données confidentielles 
doit lister les études et les documents pertinents. Une seconde section 
références citant les études et les documents pertinents doit figurer à la fin 
de l'évaluation des données non confidentielles. Les documents non publiés 
sont référencés par numéro d’étude (ou document), auteur, année et titre, et 
le  numéro  du document  attribué par le promoteur. Les courriels sont 
référencés par auteur, date, organisation expéditrice et destinataire de la 
FAO/OMS. 

 

La FAO et l'OMS, avant la publication et au cours du processus éditorial final, 
supprimeront les informations détaillées sur la source des études 
toxicologiques (nom de l'auteur par ex.) afin de protéger les auteurs et les 
laboratoires des extrémistes. 

 

L'exemple suivant présente un type de format de références. 

Références 

(classé par numéro d’étude) 

 

Numér
o de 
l’étude  

Auteur(s) 

Année  Titre de l’étude. Numéro d’identification de l’étude. Numéro 

d’identification du rapport. BPL [si BLP]. Société ayant conduit 
l’étude.  
Titre et référence du journal pour les documents publiés. 

 

Cambon J-P 
et Bastide J. 

1996 

Hydrolysis kinetics of thifensulfuron-methyl in aqueous buffer 
solutions. 

J. Agric. Food Chem

. 44:333-337. 

 

FAO/OMS 

2015 

Manual on development and use of FAO and WHO specifications 
for pesticides. Month 2015 3rd Revision of First Edition. FAO 
Plant Production and Protection Paper. Révisé. 

www.fao.org/ag/AGP/AGPP/Pesticid/Default.htm

 et 

http://whqlibdoc.who.int/publications/2006/9251048576_eng_upd
ate2.pdf

 

 

Martijn A et 
Dobrat W 

2000 

CIPAC Handbook Volume J. Analysis of Technical and 
Formulated Pesticides. 

XX-nnn Auteur AB et 

auteur CD 

2007 

Determination of melting point of pure and technical grade xoo6. 
Study XX-nnn. Report XX-nnn.03. GLP. XYZ Contract 
Laboratories, XXland. Non publié. 

 

3.5 

 

Procédures de prise de décision et d’action pour traiter les 

soumissions des proposants initiaux et ultérieurs 

 

Scénario 3.5.1 

 Aucune spécification de la FAO ni de l’OMS n’existe pour le pesticide. 

(a)  Un proposant ou groupe de proposants soumet un projet de spécification, 

étayé par des informations conformes aux conditions requises dans la 
Section 3.1.  

(b)  La JMPS évalue les profils d'impureté, toxicologique et écotoxicologique, et 

décide quelles impuretés sont pertinentes et doivent être spécifiées. 

(c)  La FAO et l’OMS valident le texte d'évaluation et la spécification et l’auteur 

de la proposition les contrôle pour s’assurer qu’ils sont exacts. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

38 

(d)  La FAO et l’OMS publient l'évaluation et la spécification, incluant le nom(s) 

du(des) proposant(s) des spécifications pour la(les) matière(s) active(s) de 
qualité technique ou la formulation(s) recommandée(s) pour adoption dans 
l’évaluation.  

Scénario 3.5.2 

Incorporation de la matière active de qualité technique ou de la formulation 
d’un fabricant ultérieur dans une évaluation existante et la liste des 
évaluations.  

(a)  L’auteur de  la proposition  ultérieur fournit des informations conformes aux 

conditions requises de l'article 3.2 (processus de fabrication, profil 
d'impureté, toxicité à court terme et, lorsque l'équivalence ne peut être 
déterminée par ces informations, toute autre donnée supplémentaire sur la 
toxicité, requise par la JMPS).  

(b)  La JMPS compare les  nouveaux  profils  d’impureté, toxicologique et 

écotoxicologique avec ceux d'origine, et recommande que la FAO et l’OMS 
prennent des mesures, comme indiqué ci-dessous. 

Cas (i)  Les données fournies sont insuffisantes ou la qualité du matériel 

est inacceptable. 

 

Action: Rejet de la nouvelle soumission. 

Cas (ii)   La soumission et la qualité de la substance sont acceptables et 

la spécification n’a pas besoin d’être changée. 

 

Action: Ajouter le(s) nom(s) du(des)  nouveau(x) proposant(s) à 

l'évaluation et à la liste des évaluations qui sera publiée par la FAO 
et l’OMS 

Cas (iii)  La qualité de la substance est acceptable mais la spécification 

doit être modifiée pour tenir compte du matériel supplémentaire. 

 

Action: Impliquer le(s) proposant(s) déjà dans la liste pour élaborer 

un projet de spécification révisée convenu ensemble. Si l’auteur de 
la proposition indiqué ne souhaite pas apporter de commentaire ou 
ne peut pas accepter les changements dans la spécification, la 
JMPS proposera diverses options pour que la FAO et l’OMS 
puissent agir de manière appropriée. 

 

3.6 

 

Critères de priorité pour l’élaboration et la revue des spécifications

 

La FAO et l'OMS dresseront les priorités du programme sur 3 ans selon les critères 
suivants, qui ne sont pas présentés dans un ordre de priorité strict. 

 

Élaboration des spécifications pour les nouveaux ingrédients actifs et/ou 
formulations exigées par la FAO ou l'OMS pour leur utilisation dans des 
programmes internationaux, comme la lutte antiacridienne et le contrôle des 
principales maladies à transmission vectorielle. 

 

Revue des spécifications existantes pour les ingrédients actifs ou les 
impuretés par rapport aux problèmes de santé graves ou dangers 

3. 

Données requises et procédures, suite

 

 

39 

environnementaux récemment découverts et/ou rejet de ré-homologation lors 
d’une revue au niveau national/régional pour cette raison. 

 

Revue ou développement des spécifications pour les ingrédients actifs en 
cours d'évaluation ou de réévaluation par la JMPR. 

 

Élaboration des spécifications pour les nouveaux ingrédients actifs ou types 
de formulation, tels que choisis par l’auteur de la proposition. 

 

Extension des spécifications existantes pour englober les produits fabriqués 
par d'autres producteurs. 

 

Revue des spécifications existantes lorsque des modifications du processus 
de fabrication ont eu lieu. 

 

Revue des spécifications existantes lorsque les ingrédients actifs sont, ou 
sont susceptibles de devenir, soumis à des accords internationaux sur le 
consentement préalable en connaissance de cause (PIC) ou les polluants 
organiques persistants (POP).  

 

Revue des spécifications existantes lorsque les ingrédients actifs sont 
soumis au retrait de l’homologation nationale ou régionale, en raison de 
l’absence de données justificatives. 

 

Revue des spécifications existantes lorsque les ingrédients actifs sont en 
cours de révision par l'UE, les États-Unis, le Japon et d'autres autorités de 
réglementation, dans le cadre de programmes de ré-homologation. 

 

Revue des  spécifications existantes préliminaires, provisoires ou 
intérimaires. 

 

Revue des spécifications existantes datant de plus de 10 ans, dans les cas 
où les pesticides sont encore commercialisés. 

 

Revue des spécifications existantes lorsque les pesticides ne sont plus 
commercialisés. 

Ce programme sur trois ans sera revu chaque année. 

 

 

 

 

40 

4. 

BUTS, APPLICABILITÉ ET EXIGENCES DES CLAUSES

 

 

41 

Note.  Certaines clauses supplémentaires sur les insecticides ménagers et les pesticides 

microbiens figurent dans les Sections 8 et 9. Dans ces cas, les objectifs, l’applicabilité et les 
conditions requises sont généralement évidentes d’après le contexte des clauses. 

Introduction

 

Une spécification ne devrait pas requérir l’avis de l'acheteur, les clauses devant en 
elles-mêmes décrire des paramètres quantifiables et fournir des limites. Mis à part 
le titre et la description, les éléments non quantifiables devraient être inclus dans 
les notes annexes, mais ne devraient pas faire partie de la spécification. Ces notes 
peuvent comporter des informations sur la classification du danger du principe actif 
et des formulations, comme le point d’éclair, ou d'autres propriétés et 
caractéristiques pouvant aider l'utilisateur, par exemple, des références sur la 
réglementation au niveau national et international en matière de manipulation et 
de transport, la phytotoxicité et d'autres problèmes potentiels liés à l'utilisation du 
produit technique ou formulé. En outre, les notes peuvent fournir des informations 
justificatives sur les conditions d’essais ou, dans certains cas, fournir des détails 
sur les méthodes d’essai. Cependant, dans la plupart des cas, les spécifications 
donnent simplement les références aux méthodes d’essai utilisées. 

Les matières actives de qualité technique doivent être aussi pures que possible 
sur le plan économique, car elles ont généralement tendance à minimiser les 
problèmes de formulation et de toxicité, ainsi que ceux découlant de la souillure, 
la phytotoxicité, etc. Lors de l'établissement de normes, la JMPS tiendra compte 
des problèmes techniques liés à l’amélioration de la qualité, mais, même si aucune 
raison impérieuse n’existe, les avantages à long terme d'améliorer la qualité 
l'emportent souvent sur les inconvénients. 

La spécification d'une formulation prend en compte les propriétés qui ont une 
pertinence, par exemple, l'efficacité, la sécurité de l'opérateur et l'impact sur 
l'environnement. Les essais  standards  n’existent pas encore pour tous les 
paramètres pour lesquels des limites de spécification sont souhaitables et, dans 
certains cas, les essais standards disponibles ne sont pas idéaux. Par conséquent, 
il y a un besoin continu de nouvelles méthodes d’essais et d’amélioration de celles 
existantes. 

Certaines clauses des Directives présentées dans les Sections 5 à 9 peuvent être 
inappropriées, ou des clauses supplémentaires peuvent être nécessaires, pour 
une spécification particulière. Lorsque la nécessité de cette clause dépend 
clairement  du principe actif, les proposants doivent simplement déclarer qu'elle 
n’est pas pertinente. L’insertion d'une clause, ou la suppression d'une clause 
standard, dans le projet de spécification doit être appuyée par une analyse 
raisonnée, qui peut aller d'une simple explication à un argument technique détaillé 
avec des informations justificatives.  

À l'exception des tolérances sur la teneur en ingrédient actif, les propositions de 
limites de spécification qui sont plus sévères que celles indiquées dans les 
directives sont généralement acceptables pour la JMPS. Les propositions de 
limites de spécification qui sont moins restrictives que celles indiquées dans les 
directives doivent être appuyées par une analyse raisonnée et, si possible, par des 
données montrant que la formulation peut être utilisée de manière satisfaisante. 

Les spécifications de la formulation se réfèrent normalement à un seul ingrédient 
actif. Lorsque deux ou plusieurs ingrédients actifs sont co-formulés: 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

42 

1) 

La pureté minimale et la teneur maximale spécifiées en impuretés 
pertinentes pour chaque ingrédient actif sont censées s’appliquer. 

2) 

Les méthodes d’analyse évoquées dans les spécifications ne peuvent plus 
s’appliquer sans être modifiées. Il est du devoir du fabricant de soumettre 
une information adéquate. 

3) 

Pour les propriétés physiques 

-  lorsque les limites sont recommandées sous la rubrique « conditions » 
dans la Section 4.5 de ce manuel, ces limites sont censées s’appliquer. 

- quand aucune limite n’est recommandée, la valeur la moins restrictive de 
l’« unique » spécification devrait s’appliquer. 

Exemples d'application de ces procédures  

Spécification pour le principe 
actif 1 

Spécification pour le 
principe actif 2 

Spécification pour le mélange 
des ingrédients actifs 1 et 2 

70% de suspensibilité 

95% de suspensibilité 

60% de suspensibilité 

70% de suspensibilité 

 

aucune spécification 

 

60% de suspensibilité

 

Faculté d’écoulement 1% 

 

Faculté d’écoulement 3% 

 

Faculté d’écoulement 3%

 

Faculté d’écoulement 1% 

 

aucune spécification 

 

Faculté d’écoulement 15%

 

pH 3 … 6 

 

pH 4 … 8 

 

pH 4 … 6

 

pH 3 … 6 

 

aucune spécification 

 

aucune spécification

 

Dans les cas exceptionnels, une spécification peut être acceptée pour un produit 
co-formulé, mais le fabricant doit expliquer les éléments de base répondant aux 
conditions requises. 

Les spécifications de la FAO/OMS ne s’appliquent pas aux mélanges préparés 
dans le réservoir de pulvérisation, etc. 

Un échantillon prélevé pour les tests de conformité avec une spécification doit, 
autant que possible, être représentatif de l'ensemble du lot du pesticide examiné. 
Les recommandations en matière d'échantillonnage sont présentées dans les 
Sections 8 et 9, dans les notes des spécifications. 

 

4.1   Titre et code 

 

Objectif 

Fournir une identification et une description univoques et brèves du 
pesticide technique ou formulé. 

 

Applicabilité 

 

 

Toutes les spécifications. 

 

Méthodes 

Non pertinent. 

 

Critères 

Noms 

 

 

Le nom commun E-ISO (ou INCI pour les répulsifs, etc.) du principe actif 
doit être utilisé, pour indiquer son statut. Si un nom ISO ou INCI n’existe 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

43 

pas, le nom commun, ou le nom chimique selon l’IUPAC ou les 
conventions de CA, peuvent être utilisés. Si un nom commun est utilisé, 
le nom chimique de l’IUPAC ou CA doit être fourni en plus. 

 

 

Codes 

 

 

Les codes CIPAC pour les ingrédients actifs sont référencés dans 
l'Annexe  F. Les codes de CropLife international pour les pesticides 
techniques et les types de formulation sont présentés en Annexe E. 

 

Commentaire 

 

 

Les codes pour les spécifications de la FAO développés en vertu des 
anciennes procédures ont un code relatif au statut. Le système 
précédent est expliqué dans l'Annexe B du 

Manual on the Development 

and Use of FAO Specifications for Plant Protection Products

, 4

e

 édition, 

Étude FAO Production végétale et protection des plantes 128, 1995, 
FAO, Rome. 

 

 

Les codes élaborés en vertu des anciennes procédures de 

spécifications 

complètes 

de l'OMS comprennent un code de statut et le type de 

pesticide, suivi par un numéro attribué à chaque composé et produit 
formulé. Les codes pour les 

spécifications

 

provisoires

 attribuent un code 

de statut et un numéro se référant à l'année de publication et au numéro 
de fichier. Dans le cadre de la transition vers l’adoption de la nouvelle 
procédure, les codes de ces spécifications provisoires de l’OMS plus 
récentes incluent comme information le type de produit, le numéro 
CIPAC et l'année de publication.  

 

4.2  Description 

 

Objectif 

 

 

Fournir une description claire et brève des propriétés de la matière active 
de qualité technique ou de la formulation, qui peut être vérifiée par 
simple inspection, et des déclarations identifiant le ou les ingrédients 
actifs et la présence d'additifs essentiels. 

 

Applicabilité 

 

 

Toutes les spécifications. 

 

Méthodes 

 

 

Non pertinent. 

 

Critères  

 

 

La description d'une matière active de qualité technique ou d'une 
formulation doit fournir l’état physique (par ex, cristaux, liquides, 
morceaux durs, etc.), la couleur, l'odeur (si approprié, et le goût pour les 
produits destinés à être utilisés dans l'eau potable) et, si nécessaire, doit 
déclarer tout agent modificateur présent (par ex. les agents de broyage). 
Les termes généraux, comme « solide » ou « liquide », doivent être 
qualifiés avec des adjectifs appropriés pour les rendre plus descriptifs. 
La description doit être suffisamment précise pour répondre à l'objectif 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

44 

de vérification par simple inspection, et sera préférée à une description 
générique. Chaque directive pour les spécifications (Sections 5 à 9) 
comprend une clause standard de description.  

 

 

Lorsque le principe actif peut exister sous diverses formes chimiques, la 
description doit identifier pleinement la forme. Par exemple, dans le cas 
de 2,4-D,  le principe actif  doit être décrit sous forme de 2,4-D sel de 
sodium, 2,4-D sans acide, 2,4-D ester d'isooctyle, etc., selon le cas. Si 
la même spécification doit s’appliquer à plus d'un sel, ester, etc., la 
clause doit les identifier. Par exemple, «...en sodium, potassium ou sel 
d'ammonium ...» ou «...en mélange de sodium et sels de potassium...». 
La phrase doit être supprimée de la description (Sections 5 à 8) si elle 
ne s’applique pas. Le titre doit inclure le code CIPAC pour le sel ou le 
dérivé.  

 

 

Dans la plupart des cas, une spécification s’appliquera uniquement à un 
seul ingrédient actif, qu’il puisse ou non être formulé avec d’autres. 
Lorsqu’il est essentiel d’inclure plusieurs ingrédients actifs dans une 
seule spécification, la description doit identifier tous les ingrédients actifs 
présents.  

 

 

Si l'identité et la quantité des additifs essentiels ne sont pas des 
caractéristiques critiques, les informations les concernant peuvent être 
fournies dans une note, mais elles ne seront pas considérées comme 
faisant partie de la spécification. Si elles ont des caractéristiques 
essentielles, une clause et une limite appropriées doivent être insérées, 
soutenues par une méthode analytique validée par les pairs. 

 

4.3  Principe actif  

4.3.1  Tests d’identité 

 

Objectifs 

 

 

Disposer d’une méthode éprouvée d’identification du ou des ingrédients 
actifs. 

 

Applicabilité 

 

 

Toutes les spécifications. 

 

Méthodes 

 

Doit être référencée et, si elle n’a pas encore été publiée, une description 
complète doit être fournie à la FAO et/ou l'OMS. Dans le cas d’utilisation 
de techniques non-standard, la description doit figurer sous forme de 
note à la fin de la spécification. 

 

Critères 

 

Au moins deux tests sont nécessaires pour identifier l’ingrédient actif, ou 
son composant actif, dans le but de permettre une décision claire si un 
test produit des résultats ambigus.  

 

Lorsque le principe actif se présente sous la forme d'un sel (etc.) et le 
contre-ion (etc.) n’a pas été identifié par le test du composant actif, un 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

45 

test d'identité distinct peut être nécessaire pour le contre-ion (etc.). Un 
tel test est généralement plus important pour les spécifications TC/TK, 
pour que les formulateurs puissent être sûrs de leurs matériaux de 
départ. Toutefois, si l'identité du contre-ion est importante pour des 
raisons de stabilité, sécurité, efficacité du produit, etc., le test peut 
également être requis pour les formulations. Le test d'identité pour le 
contre-ion peut être plus simple que le test d'identité pour le composant 
actif ou en faire partie. Par exemple, le point de fusion peut être utilisé 
ou si un test d'identité du principe actif  est basé sur l’IR, une bande 
spécifique pour le sel peut être suffisante. Un test d’identité unique est 
généralement suffisant pour le contre-ion (etc.). 

 

Lorsque le principe actif est un mélange d'isomères et son nom commun 
ISO définit le mélange, la spécification ne nécessite pas de clause pour 
définir le mélange. Si le mélange n’est pas défini par un nom commun 
ISO, les spécifications des produits techniques et formulés 
comprendront normalement une clause pour le rapport des isomères. 
Dans ce dernier cas, la JMPS étudiera les propositions du fabricant en 
fonction des réglementations actuelles dans les pays où le principe 
actifest homologué. Dans les deux cas, la méthode d'analyse pour 
déterminer le rapport des isomères doit au minimum être validée par les 
pairs. 

4.3.2  Teneur en principe actif  

 

Objectifs 

 

 

Assurer que la teneur en principe  actif est décrite par des limites, en 
reconnaissant le fait que les deux résultats d'analyse et les 
concentrations réelles sont variables. 

 

Applicabilité 

 

 

Toutes les spécifications. 

 

Méthodes 

 

 

La ou les méthodes d'analyse doivent être adoptées par le CIPAC ou 
l’AOAC (action provisoire ou première action, au minimum) avant la 
publication de la spécification. Si la méthode n'a pas encore été publiée, 
des informations détaillées doivent alors être soumises à la FAO et/ou 
l'OMS par l’auteur de la proposition. 

 

Conditions 

 

Pour les matières solides, les pesticides techniques liquides, les liquides 
volatils (point d'ébullition maximal de 50 °C) et les liquides visqueux 
(avec viscosité cinématique minimale de 1 x 10

-3 

m

2

/s à 20 ± 2 °C) la 

substance doit être exprimée en g/kg. 

 

Pour les autres liquides, la teneur en ingrédient actif peut être déclarée 
en termes de g/kg ou g/litre à 20 ± 2 °C. 

 

La teneur en principe  actif des 

matériaux techniques

  (TC) doit être 

exprimée comme suit: 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

46 

 

 

« La teneur ...... [nom commun ISO] doit être déclarée (pas moins que ...... g/kg) 
et, lorsqu'elle est déterminée, la teneur moyenne mesurée ne doit pas être 
inférieure à la teneur minimale déclarée. » 

 

 

La teneur en principe  actif de 

concentrés techniques (TK) et de 

pesticides formulés

 doit être exprimée comme suit: 

 

 

« La teneur….. [nom commun ISO] doit être déclarée (g/kg ou en g/litre à 20 ± 
2 °C), et, quand elle est déterminée, la teneur moyenne mesurée ne doit pas 
différer de celle déclarée de plus que les tolérances suivantes: » 

 

 

Les tolérances pour les produits formulés et TK doivent être exprimées 
sous la forme du tableau ci-dessous, comprenant seulement les chiffres 
appropriés de teneur et de tolérance. 

Teneur déclarée en g/kg ou g/l à 
20 ± 2 °C 

Tolérance 

Jusqu’à 25 

± 15% de la teneur déclarée pour les 

formulations  « hétérogènes »  (EC, SC, 
SL, etc.), 

ou

  

± 25% pour les formulations « hétérogènes » 

(GR, WG, etc.) 

de plus 25 à 100 

± 10% de la teneur déclarée 

de plus de 100 à 250 

± 6% de la teneur déclarée 

de plus de 250 à 500 

± 5% de la teneur déclarée 

de plus de 500 

± 25 g/kg ou g/litre 

Note 

Dans chaque gamme la limite supérieure est incluse 

 

Commentaires 

 

 

Les tolérances se réfèrent au résultat d’analyse moyen obtenu et 
prennent en compte les variations de fabrication, d'échantillonnage et 
d'analyse, sauf si un excédent est requis. Des écarts positifs des limites 
supérieures indiquées dans le tableau peuvent être utilisés si la 
formulation est fabriquée avec un excédent pour compenser la 
dégradation dans le stockage. Les conditions par rapport à un excédent 
doivent être justifiées lorsque le projet de spécification est proposé. 

 

 

Les matériaux techniques (TC) n’ont pas une limite supérieure donnée 
pour la teneur car il est souhaitable que leur pureté soit la plus élevée 
possible. Une augmentation de la teneur en ingrédient actif au-dessus 
du minimum spécifié n’aura pas de conséquences de risque 
mesurables, mais la diminution consécutive de la teneur en impuretés 
peut réduire les risques et minimiser la dispersion des impuretés dans 
l'environnement. 

 

 

Les concentrés techniques ou formulations seront  considérés comme 
conformes à la spécification si le résultat d’analyse moyen se situe dans 
la fourchette de tolérance de la teneur déclarée.  

 

 

En cas de litige, si une spécification prévoit des limites à la fois en g/kg 
et g/l, les résultats d'analyse doivent être déterminés et exprimés en 
g/kg. La conversion des données g/kg en g/l doit se baser sur la mesure 
de la masse réelle par millilitre de la formulation à une température 
spécifique, et non sur une valeur nominale. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

47 

 

 

La validation de la méthode  et  le développement de la spécification 
peuvent avoir lieu en parallèle, ou la première peut précéder cette 
dernière. Toutefois, la spécification ne sera pas publiée avant la fin de 
la validation de la méthode. 

 

 

Le tableau des tolérances ne doit  inclure que les concentrations de 
formulation qui sont disponibles sur le marché et, dans le cas des 
spécifications de l'OMS, celles qui ont été évaluées par le WHOPES. 

 

 

Lorsque la méthode de détermination de la teneur en ingrédient actif est 
basée sur la seule détection du composant actif d'un sel (etc.) et non le 
sel complet (etc.), la spécification doit définir la base exacte pour le 
calcul et l'expression de la teneur en ingrédient actif. La même chose 
s’applique lorsque la teneur en ingrédient actif est déterminée 
indirectement. 

 

 

Dans des cas particuliers, un excédent par rapport à la teneur nominale 
peut être accepté, mais doit être justifié par l'auteur et l’excédent doit 
être aussi faible que possible.  

4.3.3  Tolérances élargies pour la teneur en ingrédient actif de formulations solides 
mixtes 

 

Objectif 

 

 

Tenir compte du fait que les solides ne peuvent pas être mélangés pour 
produire le degré d'homogénéité réalisable avec des mélanges liquides. 

 

Applicabilité 

 

Mélanges de produits solides préparés après la formulation. 

 

Méthode 

 

Un exemple de calcul est donné en Annexe J. Les limites de la teneur 
en ingrédient actif (Section  4.3.2) au sein de chaque formulation sont 
étendues en appliquant une tolérance correspondant à la teneur de la 
formulation dans le mélange, comme suit. 

 

Limite supérieure ou inférieure de la formulation du principe actif (p.a), g/kg (A) = 

 

Teneur déclarée du principe actif (p.a). dans le composant, g/kg 
± tolérance 

 

Limite supérieure ou inférieure du composant, g/kg (B) 

 

Teneur déclarée du composant dans le mélange, g/kg ± 
tolérance 

 

Limite supérieure ou inférieure étendue du principe actif (p.a.), g/kg = (A x B)/1000 

 

où: 

 

p.a. = principe actif; 

 

composant = formulation contenant le principe actif (p.a.); 

 

tolérance = valeur obtenue dans le tableau des tolérances (4.3.2), selon la valeur 
déclarée pour la teneur en i.a. ou composant. La tolérance est ajoutée ou soustraite 
pour calculer les valeurs limites supérieures ou inférieures, respectivement, pour A 
et B. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

48 

 

Critères 

 

La taille de l'échantillon à analyser (portion de test) doit être indiquée. 

 

Commentaires 

 

Les valeurs pour B ne sont pas prises comme tolérances pour ajouter 
des composants au mélange. Elles fournissent une approche simple et 
empirique pour le calcul des tolérances élargies et reflètent les limites 
réalisables avec de bonnes pratiques de fabrication. 

4.3.4  Uniformité de la dose des comprimés 

 

Objectif 

 

S’assurer que la dose de la matière active actif soit systématiquement 
précise.  

 

Applicabilité 

 

Comprimés  pour application directe (DT), comprimés  solubles dans 
l'eau (ST), comprimés dispersables dans l’eau (WT). 

 

Méthode 

 

Analyse d'un nombre spécifié de comprimés individuels pour déterminer 
l'écart type relatif de la teneur en principe actif. 

 

Critères 

Il ne peut pas être donné de limites générales. 

4.3.5  Taux de libération, ou indice de résistance au lavage du principe actif 

 

Objectif 

S’assurer que le mouvement du principe actif dans ou à la surface d’un 
produit, ou à partir d’un produit à libération contrôlée ou lente, ait lieu 
d'une manière définie. 

 

Applicabilité 

Granulés à libération lente (GR), suspensions de capsule à libération 
lente (CS), formulation liquide multi-caractères (ZC, ZW, ZE), filets 
insecticides de longue durée (LN), sacs de stockage de longue durée 
(LB), formulation à libération de matrice (MR).

 

 

 

Méthodes 

Les méthodes de test appropriées n’existent pas pour les granulés à 
libération lente. Les méthodes de test pour CS, LN, LB et MR sont 
spécifiques au produit. La CIPAC a développé une méthode pour 
déterminer l'indice de résistance au lavage du principe actif pour LN et 
LB. L'indice de résistance au lavage est déterminé par l'analyse de trois 
échantillons de moustiquaire, représentant des points de lavage de 0 et 
4 pour une teneur totale en ingrédient actif et en calculant l'indice moyen 
de résistance par lavage. Cette méthode de lavage est normalisée dans 
l’ouvrage publié par l’OMS « WHO Guidelines for laboratory and field 
testing of long-lasting insecticidal mosquito nets », document 

4.

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite

49 

WHO/CDS/WHOPES/GCDPP/2005.11, Organisation mondiale de  la 
santé, Genève, 2005. 

MT 190 propriétés de libération des formulations de lambda-cyhalothrine 
micro-encapsulées, MT 195, indice de résistance au lavage de LN.  

Critères 

Il ne peut pas être donné de limites générales. 

Commentaires 

La libération du principe actif à partir de formulations à libération lente 
ou contrôlée dépend de l'environnement extérieur et des forces 
physiques placées/imposées aux capsules,  granulés ou tissus. Les 
granulés encapsulés et les capsules sont généralement soumis à un 
environnement plus ou moins cohérent après l'application et les tests le 
reflètent. En revanche, les formulations LN pour la santé publique sont 
lavées de manière intermittente par l'utilisateur et des tests peuvent être 
conçus pour  montrer qu’il est conservé suffisamment de teneur en 
ingrédient actif durant le lavage ou qu’elle migre vers la surface après le 
lavage. 

Les tests exigent d’adhérer strictement au  protocole de la méthode 
parce que les caractéristiques de libération ou de rétention du principe 
actif sont définies par la méthode de mesure. Le procédé est destiné à 
distinguer un produit avec un taux acceptable de libération/rétention lors 
de l'utilisation d'un produit  libérant  le principe actif trop rapidement ou 
trop lentement. Aucun test ne peut simuler l’ensemble des conditions qui 
se produisent lors d’une utilisation normale, mais la méthode est prévue 
pour fournir une indication générale et d’indiquer si la libération/rétention 
est acceptable lorsque le produit est utilisé selon les recommandations 
de l'étiquette.  

 

4.3.6 Principe actif «libre»

1

 

Objectif 

Limiter la proportion d'ingrédient actif qui peut être considérée comme 
non-encapsulée dans une formulation encapsulée, afin de limiter les 
risques d'exposition par voie cutanée des utilisateurs (la formulation peut 
être rincée sur la peau avant qu’une pénétration significative du produit 
n’ait lieu). 

Applicabilité 

Capsules en suspension à libération lente (CS), granulés à libération 
lente (GR).Formulation liquide multi-caractères (ZC, ZW, ZE). 

1

  Ne comprend pas la concentration de surface du principe actif sur des formulations telles que 

LN, qui ont tendance à varier avec les conditions actuelles ou les antécédents dans lesquelles la 
formulation est (ou a été) conservée. Bien que la concentration de surface soit importante pour 
l'utilisateur, elle est généralement trop instable pour former une partie d'une spécification. 

4. 

Buts, applicabilité, et exigences des clauses, suite 

 

50 

 

Méthode 

 

Les méthodes d’essai sont spécifiques aux produits. Des méthodes 
d’essai appropriées ont besoin d’être disponibles. 

 

Critères 

 

Il ne peut pas être donné de limites générales. 

 

Commentaire 

 

Le principe actif « libre » peut être en solution, émulsion ou adhérer à 
l'extérieur des parois de la capsule. Le principe actif dans les capsules 
à libération lente est généralement en équilibre dynamique avec le milieu 
extérieur et toute mesure qui perturbe l'équilibre pourra changer sa 
distribution. Les méthodes utilisées exigent donc le strict respect du 
protocole d'extraction du fait que le principe actif « libre » est défini par 
la méthode de mesure. 

 

4.4  Impuretés pertinentes 

4.4.1  Sous-produits de la fabrication ou du stockage 

 

Objectif 

 

 

Limiter la teneur en impuretés (autres que l'eau ou les insolubles) qui 
peuvent autrement accroître les risques associés à la manipulation ou à 
l'utilisation du matériel technique ou de la formulation, ou nuire à 
l'efficacité de la formulation. 

 

Applicabilité 

 

 

Toutes les spécifications où les impuretés pertinentes peuvent être 
associées à l'ingrédient actif. 

 

Méthodes 

 

 

Les méthodes d'analyse doivent être validées par des pairs, au 
minimum. Lorsque la méthode d’analyse et les données de validation 
par les pairs n’ont pas été publiées, elles doivent être soumises à la FAO 
et/ou l'OMS, pour une évaluation par la JMPS. La méthode d'analyse, 
sauf si elle a été publiée, doit être décrite dans une note à  la 
spécification. La CIPAC a publié une directive

1

  sur les conditions de 

validation par les pairs des méthodes d’analyse des impuretés 
pertinentes.  

 

Critères 

 

 

Le niveau maximal autorisé doit être donné en g/kg de la teneur en 
principe actif. Le niveau maximum autorisé peut être donné en g/kg de 
produit formulé seulement dans des cas exceptionnels où l’élément de 

                                            

1

  Directives de la CIPAC  pour les méthodes d’analyse pour la détermination des impuretés 

pertinentes mentionnées dans les spécifications de la FAO/OMS pour les formulations  et les 
ingrédients  des matières actives de qualité techniques des pesticides; rev. 7 (juin 2009). 
Disponible sur 

http://cipac.org/index.php/guidelines

 (mars 2016) 

 

 

 

 

 

 

 

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